L’usurpateur
AD42  St Priest la Prugne 1697-1715  vue 46
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Ce jourd’hui vingt-huitième août de l’an mil sept cent cinq, j’ai recouvert les registres des mains du sieur Vicaud puisqu’il a déguerpi après plusieurs constatations scandaleuses. Le sieur Vicaud s’étant violemment emparé de ma cure, s’y maintenant à la tête de quelques canailles qui le soutenaient, en a été honteusement chassé par contraintes de justice, sentence et sauvegardes. Nonobstant les menaces, efforts et menées de Dom Hilaire, prieur religieux de Cunlhat qui se disant prieur seigneur du lieu, se conduisait en petit tyran de village et avec des apostats, par mille faux bruits, a taché inutilement d’empêcher le vrai titulaire de se mettre en paisible possession.
L’église ne plaisante pas
AMLyon St Pierre et St Saturnin  BMS 1756  vue 112
L’on a toujours été très ferme à refuser les sacrements aux jansénistes dans cette paroisse, ce qui se peut prouver par l’acte mortuaire* de Delle Monin, décédée dans la rue de la Vieille Monnaie il y a environ treize à quatorze ans ; ce fut monsieur le curé qui lui refusa les sacrements, après avoir épuisé inutilement son zèle auprès d’elle pour la faire rentrer dans le sein de l’église et encore par l’acte mortuaire d’un curé d’Auxerre qui mourut il y a environ dix à douze ans.
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L’on a toujours refusé aussi les sacrements aux comédiens et comédiennes lorsqu’ils ne voulaient pas renoncer au théâtre, même la sépulture ecclésiastique quand, après avoir épuisé toutes les ressources du zèle, ils voulaient persévérer dans leur état. On trouvera dans les registres plusieurs actes de renonciation au théâtre et des mariages qui ne se sont faits qu’à cette condition.
* Delle Monin, âgée de quatre-vingt six ans décédée hier rue Vieille de la Monnaie sans avoir reçu les sacrements a été enterrée par déférence pour sa famille derrière la porte du cimetière de la paroisse, dans l’endroit où l’on enterre les corps des enfants morts sans baptême, sans avoir même été présentée à l’église ce jourd’hui 24ème avril 1746.
Didier vicaire
Syndicat de la ganterie de Meyrieu
- Mon grand-père a travaillé à la ganterie avant la guerre.
- Ma grand-mère y a travaillé après son mariage.
- Elle travailait à domicile.
Scandales ecclésiastiques
Les scandales sexuels impliquant des membres du clergé ont toujours fait sensation parmi la population. Et ils ne datent pas d’hier : au XVIIIe siècle, les faits divers mettant en scène des ecclésiastiques et des femmes de mauvaise vie étaient courants.
C’est grâce à un membre de GeneaNet qui a récemment publié dans les Relevés gratuits une centaine de notices concernant des procès-verbaux d’arrestations de curés au XVIIIe siècle, que nous pouvons aujourd’hui appréhender la réalité d’alors.
Parfois drôles, toujours émouvants, les scandales engendrés par ces arrestations ont été avalés par l’Histoire. On imagine bien volontiers l’opprobre jetée sur ces malheureux prêtres, curés, diacres, chanoines, etc, victimes de leurs pulsions charnelles.
D’autre part, une publication faite en 1790 , après un long avertissement non dépourvu d’intérêt, établit une liste des ecclésiastiques pris en faute.
J’en publie quelques extraits mais on peut trouver cet ouvrage à l’adresse suivante :
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http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58006712/f4.image.r=.langFR
Arrestations d’ecclésiastiques : relevés d’actes dans les archives
| Date : | 27/07/1759 |
| Nom : | GUIBAL |
| Prénoms : | Jean Jacques |
| Lieu d’origine : | Lyon |
| Age : | 50 |
| Prénoms : | Adélaïde |
| Sexe : | F |
| Témoin 1 : | SIREBEAU François Jean  commissaire au Châtelet |
| témoin 2 : | MARAIS Louis inspecteur de police |
| témoin 3 : | VAUDRY  tenancière |
| Note : | Infraction commise rue Croix des Petits Champs. Le prévenu est prêtre du diocèse de Lyon, curé de Villebois en Bugey, demeurant ordinairement au Tillay près Gonesse, à présent logé à Paris rue aux Fers, chez son frère, chez un marchand de tabac. |
| Date : | 15/07/1760 |
| Nom : | TREYNET |
| Prénoms : | Jacques |
| Lieu d’origine : | Saint Genis près Lyon |
| Age : | 22 |
| Commentaire : | clerc tonsuré du diocèse de Lyon |
| Nom : | DESNONCOURT ET ST PONANGE |
| Sexe : | F |
| témoin 1 : | SIREBEAU François Jean commissaire au Châtelet |
| témoin 2 : | MARAIS Louis inspecteur de police |
| témoin 3 : | DESMARETS tenancière |
| Note : | Infraction commise rue saint Honoré, près les Pères de l’Oratoire . Le prévenu est bachelier en l’université de Valence, et est depuis 3 mois à Paris, logé rue de la Harpe chez le sieur DUTILLOY, limonadier, où il est en pension. Il a amené les deux prostituées à goûter derrière le Luxembourg , puis ramené chez leur tenancière |
| Date : | 10/04/1755 |
| Type d’acte : | Divers |
| Nom : | CHAMPION |
| Prénoms : | François Guillaume |
| Lieu d’origine : | Soissons |
| Age : | 35 |
| Commentaire : | prêtre curé de Sainte Croix / Basserel, diocèse de Soissons |
| Nom Prénoms : | BLAYE Marie Louise |
| Sexe : | F |
| Lieu d’origine : | Paris Saint Eustache |
| Age : | 19 |
| Commentaire : | demeurant avec la Mitronne sa tenancière |
| témoin 1 : | CHENON Pierre  commissaire au Châtelet |
| témoin 2 : | DE LA VILLEGAUDIN Pierre   inspecteur de police |
| témoin 3 : | BERRIER |
| Note : | Le contrevenant a dit être à Paris depuis le mardi précédent pour affaire et loger au Palais Royal chez son oncle PETIT, premier médecin de Monseigneur le Duc d’Orléans. L’infraction a eu lieu Rue Saint Honoré, dans une maison occupée en bas par le sieur CHARLES maître chapelier, et au fond de la cour par la Mitronne, tenancière. Le prévenu a dit s’être contenté de causer avec elle. Le rapport du sieur CHENON au sieur BERRIER stipule qu’il l’a trouvé s »amusant avec une fille d’amour, et qu’il leur avait demandé d’avoir quelques égards pour lui, que c’était la première fois qu’il venait dans un tel endroit, que sinon il serait perdu pour toujours. La fille confirma qu’elle ne l’avait jamais vu auparavant, que ni lui ni elle n’avait consommé, mais qu’elle était en état de dire qu’il avait un …. chrétien long d’un quart d’aune. Suit une lettre datée du lendemain matin à 8 heures ( le flagrant délit ayant eu lieu à 8 heures du soir ) de l’oncle du prévenu au sieur BERRIER, qui explique que son neveu est totalement innocent, que c’est lui qui l’avait envoyé chercher son fils chez une nommé GANTESSE habitant rue Saint Honoré. Il aurait demandé son chemin à la fille dont il est question, qui l’aurait entraîné. Il lui aurait fait des remontrances sur sa mauvaise vie et allait sortir quand les deux officiers sont arrivés. |
| Date : | 22/07/1756 |
| Nom : | GASTON |
| Prénoms : | Jean Louis |
| Sexe : | M |
| Lieu d’origine : | Rhodès ( Rodez ? ) |
| Age : | 33 |
| Commentaire : | professeur au collège de la Marche, prêtre du diocèse de Rhodès |
| Nom : | ROGER |
| Prénoms : | Madeleine Dite Montdor |
| Sexe : | F |
| Lieu d’origine : | Paris |
| Age : | 19 |
| témoin 1 : | THIOT Antoine Joachim    commissaire enquêteur et examinateur au Châtelet |
| témoin 2 : | MEUSNIER Jean Baptiste    inspecteur de police |
| témoin 3 : | ROSOY Catherine Dite Lavillette   tenancière |
| Note : | Infraction commise rue de la Harpe, dans une maison vis à vis de la Rue de la Poupée, appartenant au sieur DUBUCHET greffier au Petit Châtelet lui-même demeurant rue de la Bûcherie. Le prévenu demeure rue et montagne Sainte Geneviève. Lorsqu’il a voulu partir, un particulier à lui inconnu a voulu l’en empêcher, ce qui l’a fait crier au voleur et à l’assassin, ce qui eut pour effet d’amasser la populace et d’attirer l’attention du guet. Le post scriptum de MEUSNIER précise que le prévenu est un libertin qu’il a déjà trouvé en mauvais lieu avec deux de ses frères le 22 mai précédent, chez la nommée STRAUSS dite de Bellefonds , avec laquelle il couchait de 4 à 5 fois par semaine. Avant, il vivait au même titre avec une certaine demoiselle LECLERC du Clouseau, actuellement rue de Tournon, qu’il avait escamotée au chevalier de Baux, ancien commandant du régiment d’Auvergne. Les auteurs du livre mentionnent qu’il paraît que les espions rôdaient autour de la maison en attendant l’arrivée du commissaire et de l’inspecteur mais comme le prévenu allait partir et eux perdre le fruit de leurs peines, ils l’arrêtent en ameutant le voisinage. |
publication de la liste
Donation
AD38 Rochetoirin BMS 1692-1758  vue 216
Ce document n’est pas daté mais se trouve dans le registre en 1754.
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Mémoire des effets que Marie Genin veuve de Jean George Batier laisse par donation verbale à Marguerite, sa fille
1° un pétrin
2° un lit
3° deux petites arches
4° une crémaillère
5° une marmite de fer
6° un petit chaudron
7° un rouet à filer
8° une barrique
9° un chauffe-lit
Cette donation a été faite en présence de Sr Pierre Villermet, curé de la paroisse de Rochetoirin, de Pierre Clément, de pierre Gatier, de Claude Poncin dit Lader, de Jacques Hulard, de François Hulard, tous habitants de Rochetoirin.











