Mandrin

 

Les contrebandiers traversent un village.

Les contrebandiers traversent un village.

Louis Mandrin est né le 11 février 1725 à Saint Etienne de Saint Geoirs.Louis Mandrin

La famille paternelle de Mandrin appartient à une vieille bourgeoisie originaire de Mours, aujourd’hui département de la Drôme. Les Mandrin se fixent ensuite à Brézins, puis à Bressieux. C’est au XVIIe siècle seulement, que les Mandrin viennent s’installer à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, dans l’Isère.

Le père de Mandrin, François-Antoine était un négociant marchand. Si les Mandrin jouissaient encore à cette époque, d’une relative aisance, la mort du père a divisé en six parts le patrimoine, et François-Antoine partage la « maison noble » avec son frère Joseph. En outre, il a conçu avec Marguerite Veyron-Churlet, sa femme, neuf enfants dont Louis était l’aîné.

En fuite après une condamnation à mort pour une rixe mortelle, il voit son ami Brissaud pendu ainsi que son frère Pierre (pour faux monnayage).

Nous sommes en 1754. Louis Mandrin a 27 ans. Il veut se venger des fermiers généraux qu’il tient pour responsables de sa ruine et de la pendaison de son frère Pierre. La Ferme Générale qui collectait les impôts indirects était une institution puissante mais impopulaire. C’est pourquoi « capitaine général des contrebandiers », Mandrin était un véritable héros aux yeux du peuple.

Rapides et mobiles, Mandrin et ses hommes échapperont longtemps à la justice.

A la suite d’une trahison, Louis Mandrin sera capturé le 11 mai 1755 dans le château de Rochefort en Novalaise, en Savoie, ce qui ne manquera pas de créer un incident diplomatique très grave entre la cour de Turin et celle du roi de France.

Jugé le 24 mai, il sera roué vif le 26 mai 1755 à Valence.

http://www.mandrin.org/

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1882 : réclames

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Quartier mal famé

1849 : meurtre à la Guillotière

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L’écho de la fabrique

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Spéciales 1900

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1831 : presse et affiches

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La Croix Rousse, laboratoire social ?

atelier canut montée des Epiesrue-quartier-canutsIl est certain qu’on y voit naître, surtout dans les années 1830, des institutions originales : la première mutuelle de travailleurs, la Société de Devoir Mutuel, les premiers journaux « ouvriers », l’Echo de la Fabrique, l’Echo des Travailleurs, le premier magasin coopératif, tandis que certains chefs d’ateliers participent au très officiel Conseil des Prudhommes de la ville. Les historiens marxistes ont vu dans la révolte de 1831 un tournant de l’histoire ouvrière.

Il faut cependant être prudent : au soir d’une victoire inattendue, qui leur livre la ville de Lyon, en 1831, les chefs des canuts se déclarent partisans de “la loi et de l’ordre”, “le peuple a faim, mais ne pille pas”, car ces hommes ne font pas partie des bataillons des nouveaux prolétaires de la grande industrie naissante. Certes, ils savent s’unir et agir contre la misère et l’exploitation, “la dureté des temps et des marchands”, mais ils font aussi preuve d’un conservatisme certain, acceptant mal les innovations techniques (la mécanique Jacquard, entre autres). Il n’y a là rien d’étonnant, puisque l’on en est ici au stade de la préindustrialisation, avec la survivance de pratiques ou d’institutions anciennes, comme l’est par exemple la très agissante association des Compagnons Ferrandiniers du Devoir.

C’est grâce au développement de la soierie, que le plateau de la Croix-Rousse va se recouvrir de constructions nouvelles adaptées aux tisserands (les canuts) à partir de 1800. Ces maisons sont hautes (jusqu’à 6 étages) et chaque étage est d’une hauteur suffisante (de 3,6 m à 4 m) pour pouvoir mettre des mécaniques Jacquard au-dessus des métiers à tisser qui sont placés devant les fenêtres. L’arrière des ateliers est aménagé en appartement comportant un coin pour la cuisine, un alcôve avec le lit conjugal ainsi qu’une mezzanine (la soupente) sur laquelle dorment les enfants voire les apprentis.

Bien que propriétaires de leurs métiers, les tisserands sont plus à considérer comme des ouvriers à domicile exploités par les « fabricants » qui habitent en ville. Les conditions de vie deviennent si mauvaises que plusieurs révoltes éclatent en 1831 et 1834 puis 1848 et 1849. C’est pour faire régner l’ordre que le 19 juin 1851 les députés votent la loi de réunion des faubourgs (La Croix-Rousse, Vaise et La Guillotière) à la ville de Lyon. Le décret paraît le 24 mars 1852 et la Croix-Rousse devient le 4ème arrondissement. La ville est placée sous l’autorité du préfet du Rhône et les maires d’arrondissement n’ont que des responsabilités subalternes.

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Maître d’école en 1708

AD26   St Julien en Vercors   BMS 1680-1729   vue 154

L’an 1708 et le vingt-septième jour du mois de décembre, nous soussignés principaux de la communauté de l’agrément de Mr notre curé conformément à l’édit du roi et ordonnances de Mgr notre évêque avons choisi et mis pour maître d’école de la jeunesse de St Julien, Joseph Genin, pour le temps et terme de trois mois, à commencer dès demain vingt-huit du courant, auquel on promet de bailler vingt-quatre francs pour trois mois payables mois par mois et on promit à Benoît Rochas cinq livres pour la chambre qu’il fournira pour l’école pendant les trois mois. En foi de quoi avons signé le présent le susdit mois et an que dessus.

Différentes signatures

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Charité

Voici un extrait d’une longue liste de donateurs partageant leurs dons entre argent, remèdes et vin vieux (remède aussi ?)
AD38  Flachères  BMS cc 1685-1744   vue 146

Mémoire des aumônes que j’ai reçues pendant la maladie populaire qui a régné dans cette paroisse et qui y a fait un ravage extraordinaire pendant les années 1744 et 1745

Le 2ème novembre 1744, Monsieur de Baral, vicaire général de Vienne, a donné vingt quatre livres.
Le 8ème novembre 1744, Monseigneur le cardinal d’Auvergne, archevêque de Vienne, a donné cinquante livres.
Le 9 décembre 1744, Monsieur Perraud Dunand a donné trois barraux de vin vieux.
Le 11 décembre 1744, Monsieur Meynier, médecin de Bourgoin et Monsieur Faure, chirurgien du dit Bourgoin, sont venus voir les malades de la part de Monsieur le Marquis du Bourg de Cezarges qui leur a donné 105 livres.
J’en ai eu vingt écus. Le reste a été pour payer leur voyage ou leurs remèdes. Mais ils ont vécu à la cure. Monsieur Meynier est parti le 12 et Monsieur Faure le 13 décembre.
Le dix-huit décembre, ayant été faire une quête à la Côte, j’y ai trouvé ce qui suit :
……………………………………………………………………………………………………………
Le 24 avril 1746, je suis allé chez Monsieur Tholon, châtelain de St Jean, pour chercher une caisse pleine de remèdes que Monseigneur l’Intendant a destinés pour les malades de ma paroisse. J’ai donné au voiturier quarante sols.
Curé Lacombe
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Quand le diable s’en mêle

Une longue description que l’on qualifierait aujourd’hui de « gore » pour mettre en évidence une présence diabolique et une punition divine.

AD38  Vienne  St André le bas  BMS 1647-1669   vue 42

 

Le 9ème de septembre 1652 est décédé Me Anthoyne Pallier dit la Fontayne après avoir été en « phrénésie » d’une fièvre bizarre de cinq jours. Durant cette « phrénésie », il se donna plus de vingt coups de couteau desquels il y en eut deux mortels qui étaient en l’estomac. Il se coupa ses parties honteuses, le tout avec une furie si étrange que cela effraya tout le voisinage qui n’osa jamais entrer en sa chambre où il s’était enfermé par derrière qu’après qu’il fût tombé par terre comme mort.

Une petite fille qu’il avait, âgée d’environ huit ans, assura d’abord qu’elle avait vu une bête verte marquetée de noir en forme d’un chien bas qui avait une queue longue comme un singe et deux cornes recourbées sur la tête et le museau tout noir. Cette bête lui parut sous le lit où ayant fait deux ou trois tours, elle monta sur le lit et poussa par derrière les épaules son père jusqu’à ce qu’elle l’ait fait tomber par terre et pour lors, elle jeta trois grands cris semblables à un taureau mugissant, lesquels furent ouïs de diverses femmes voisines et d’abord disparut, laissant ce pauvre malheureux dans une rage si furieuse qu’il chercha partout un grand couteau ou son épée mais on l’avait ôtée le matin de peur de quelque accident qui fut assurément arrivé plus grand encore s’il eut eu son épée.

Et ne pouvant rien trouver pour exécuter son misérable dessein, il chercha dans sa poche où il trouva un petit couteau fermant qui ne valait presque rien et d’abord en s’écriant « il faut mourir », il se donna un grand coup sur le cerveau qui perça jusqu’à l’os. Cette pauvre petite fille qui était presque morte de peur se prit à crier en son langage : « Alarme, mon père se tue ! »

La femme d’un tailleur se disant ami allant voir ce pauvre malade et entendant ces grands cris y accourut le plus vite qu’elle put. Elle le trouva dira tout en sang et lui dit : « Maître Anthoyne, recommandez vous à Dieu et à Notre Dame » et ne put avoir d’autre parole de lui sinon qu’il faut mourir et : « Pourquoi me recommanderai-je à Dieu ? Ma mère me vendit au Diable quand j’étais jeune. » et, lui disant ces paroles, il lui alla contre avec son couteau pour la tuer.

S’il eut peur au bruit, il y accourut un cordonnier apporter le petit Ennemond. D’abord que ce pauvre « phrénétique » le vit, il lui courut au rencontre et lui porta un coup de couteau contre le cœur. Et par bonne fortune, il se trouva avoir un pourpoint de peau qui résista au coup. Ce pauvre homme se sauva tout effrayé et ce pauvre malade se renferma dans sa chambre, criant tout haut : « Il faut mourir ». Il se donna plusieurs coups de couteau. On le pouvait voir d’une fenêtre qui est à plain pied du plancher de sa chambre par laquelle on prend jour pour le degré. On enfonça le chassis de cette fenêtre et on voyait comme il se découpait avec une rage et une furie capables d’épouvanter les plus cruels et les plus sanglants.

Après qu’il se fut donné plusieurs coups, il se voulut couper ses parties honteuses et, trouvant que son couteau ne coupait pas assez bien, il l’aiguisa contre une pierre de la muraille et, ne pouvant pas encore en venir à bout, il s’assit sur un tabouret et mit ses parties sur le bois et mit le couteau dessus. Et avec un chandelier de laiton, il frappa plusieurs fois sur le couteau jusqu’à ce que sa verge fût coupée excepté un peu de peau qui la tenait encore de chaque côté. Cependant, il perdait grande quantité de sang qui l’affaiblissant peu à peu, il se laissa tomber tout de son long au milieu de la chambre.

Quand les voisins qui étaient accourus et qui le voyaient par la fenêtre le virent à terre, il entra un homme par cette fenêtre qui ouvrit la porte. On courut promptement au secours. Mr Fontbonne, le chirurgien, y fut appelé pour le panser et moi pour le confesser et le résoudre.

Je m’y ………. aussi fort que Mr Fontbonne et, ayant reconnu que ce pauvre malheureux avait la parole libre et qu’il était revenu à peu de sa furie, je tâchai de le remettre dans la connaissance de son crime. Il m’écouta paisiblement et me dit tout à coup : « Croyez-vous que Dieu me pardonne ? » Lui en ayant donné les assurances, pourvu qu’il en reconnût sa faute, il m’en demanda l’absolution que je lui donnai, n’osant pas la délayer dans le doute où restait que ses plaies ne le pressassent plus qu’elles ne firent sous la promesse qu’il me fit de se confesser tout au long si Dieu lui en donnait le temps.

On sonda ses plaies et on y mit le premier appareil le lendemain. Le chirurgien trouva que la gangrène s’était prise à sa blessure des parties honteuses et fut contraint d’achever de la couper. La fièvre ne le quitta point et même il extravagait de temps en temps. Néanmoins, il fit sa confession en bon sens et reconnut son péché avec beaucoup de ressentiment. Il ne se plaignit jamais de la douleur qu’il souffrait de ses blessures. Et quand les chirurgiens le pansaient, il leur disait « Coupez, coupez » et souvent, il demandait à un tailleur qui le servait un couteau sans dire ce qu’il voulait en faire. Ses blessures lui causèrent une si grande puanteur que les …. De Mr Fontbonne ne pouvaient pas le panser.

Durant sa maladie qui dura cinq jours après ses blessures faites, il disait quelquefois à la grande fille qui était âgée de treize ans : « Chasse ce mouton qui est là sur la petite fenêtre. »

Et moi l’interrogeant s’il avait vu quelque chose lorsqu’il s’était blessé, il me dit qu’il lui semblait d’avoir vu quelque chose comme un chat. Je lui fis renoncer à tous pactes implicites et explicites s’il en avait fait avec le démon. Il me protesta toujours que jamais il n’en avait fait. Pourtant je ne le jugeai point durant sa maladie qu’il fut en état de recevoir le saint Sacrement tant à cause du scandale qu’il avait donné en se massacrant soi-même qu’à cause qu’il ne fut point en son bon sens comme il le faut être. Je lui donnai les Saintes Huiles qu’il reçut avec beaucoup de dévotion et le visitai tous les jours plusieurs fois pour l’obliger de reconnaître ses fautes

Enfin il mourut sans que l’homme qui le surveillait n’y prît garde et je l’enterrai au cimetière sans l’assistance des messieurs. J’ai voulu coucher tout au long cette funeste histoire comme l’ayant vu pour la plus grande partie, croyant que la mémoire d’un accident si étrange fera appréhender à ceux qui la liront les punitions que Dieu exerce bien souvent contre ceux qui n’ont pas vécu le long de leur âge dans sa crainte et dans l’observance de ses saints et très inst… commandements. Tel qu’était ce pauvre homme de qui j’ai décrit la mort car m’étant informé de ceux qui le connaissaient, ils m’ont assuré qu’il n’était pas craignant Dieu, qu’il blasphémait horriblement quand il était en colère et qu’étant brigadier au sol, il avait donné sujet de plaintes à plusieurs. Tous ceux qui le connaissaient attribuaient son étrange aventure à ce qu’il n’avait pas bien servi notre bon Dieu comme nous le devons tous faire.

 J Jullian, curé

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