- Naissance d’André Brunet le 3/12/1692
- Mariage de Jacques Ligonnet
- Naissance de Jean Blassy le 11/9/1643
Un édit de 1556 fait obligation aux femmes seules de déclarer leur grossesse auprès du curé ou d’un juge, ceci afin d’éviter avortements et infanticides et de faire reconnaître le père qui devra assumer sa paternité. Cet édit est régulièrement rappelé au fil du temps et lu à l’église.
AD38 Beauvoir de Marc  vue 83 BMS cc 1737-1791
Par devant nous, Antoine Bouthier, prêtre et curé de Beauvoir, a comparu Marie Revelin, fille naturelle et légitime de feu Benoît Revelin et de Marguerite Saunier. Et la dite Marie Revelin nous a déclaré qu’elle est devenue enceinte et qu’elle a été engrossée du fait de Nicolas Ginet, son maître et qu’elle était enceinte d’environ cinq à six mois.
La présente déclaration nous a été faite en présence de Jean Lafont, maréchal, de Jean Maret, aussi maréchal, et de Michel Mondon, charpentier, tous habitants de notre paroisse de Beauvoir qui ont signé, non la dite Marie Revelin, déclarante, ni le dit Mondon pour ne savoir.
De ce enquis et requis ; fait à Beauvoir le vingt-sixième octobre mil sept cent cinquante.
Ceci reproduit en partie le contenu d’un contrat de mariage passé en 1762. La précision dans la description de la dot nous renseigne sur le trousseau des jeunes filles de cette époque.
AD38 Grenoble    référence : 3E 12088 f°299
Le 19/10/1762   notaire : Me Ottin  Meyrieu
Contrat de mariage entre
Jean-Baptiste Aymard, artisan à Meyrieu, fils de Sr Joseph et de défunte Jeanne Servet
et
Anne Chenavas, habitant Meyrieu, fille de feu Antoine et de feue Marguerite Labbé, vivants mariés au dit lieu
Dot :120 livres
Fourniture des habits et linges de fille et en premier lieu les cinq habits complets de différentes étoffes, en laine, un en coton presque neuf, trois douzaines de chemises de toile de ménage mi-usées, trois douzaines de coiffes dont il y en a la moitié de grandes et l’autre de rondes aussi en toile de ménage mi-usées plus sept tabliers dont il y en a trois de coton, un en coton broché, un autre en toulousine, un autre de serge de Nantes plus un autre tablier de lin, tous presque neufs plus sept mouchoirs (trois en coton, trois en mousseline, un en soie) plus trois draps de lit neufs de cinq aulnes chacun plus trois autres draps de trois aulnes neufs plus neuf aulnes de toile étoupe plus une couverture de lit de toile peinte piquée en laine mi-usée plus une croix d’or de la valeur de 18 livres.
Jean-Baptiste Aymard donne à sa future épouse, au cas qu’elle lui survive, la somme de 200 livres, lequel augment sera payable et tenable sur les biens du futur époux.
Le futur époux promet d’acheter à sa future épouse un habit et une bague pour le jour des noces suivant sa condition dont il lui fait donation.
A Vienne, ce 29 mai 1762
Par votre lettre, Monsieur, vous me marquez que deux personnes se sont adressées à vous pour se marier ensemble, qu’elles n’ont point de domicile, qu’elles passent pour être mariées, qu’ils ont des enfants, que la prétendue est enceinte, que le prétendu s’appelle Claude Renaud âgé de 38 ans et la fille Marie Girou âgée de 34 ans, qu’ils sont l’un et l’autre sans père et sans mère.
Vous pouvez les marier et pour cela je les dispense de l’empêchement du défaut de domicile et des trois bans par cette lettre. S’ils ne se font pas une peine de se marier publiquement, et que le public n’en soit pas scandalisé, il faut les marier publiquement. Si au contraire, ils s’en faisaient une peine ou qu’il y eut scandale, vous pourrez le faire avec réserve en prenant des témoins choisis et secrets.
A l’égard du cas dont vous m’aviez parlé, je vous ai marqué que la femme ne doit pas profiter des avantages matrimoniaux mais qu’elle ne perd pas sa dot. Si cependant, le mari fournissait de quoi vivre sur cette dot, elle serait obligée de donner de quoi le dédommager.
Je suis très parfaitement, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.
L’Archevêque de Vienne
AD38Â Â vue 11Â 9NUM/4E85/1Â Commelle
Le 15 août 1661 j’ai baptisé dans l’église de Commelle un enfant illégitime. La mère s’appelle Anne Marie de la dite paroisse, le nom du père étant incertain, tant à cause de la variété des déclarations de la dite Anne Marie, mère, qu’à cause du procès qui est pour ….. effort par devant le juge de la Coste St André. Je le laisse en blanc jusqu’à ce que par la Cour en soit ordonné. La dite Anne Marie nia dit. Pourtant l’enfant a été donné à Hiérôme Desgranges.
Le parrain Mathieu Digeon, la marraine Marguerite Marie.
L’enfant s’appelle Pierre, ainsi le certifie les présences de Mr Argoud, advocat en la cour, Nicolas Briérion, et Jacques Crétignon.
Signé Briérion
AD38  Montagnieu BMS cc 1649-1674  vue 7
Ce 24 février 1650, j’ai baptisé une fille laquelle a été apportée à l’église de Montagnieu par Claude Gadou qui a été son parrain, lequel j’ai interrogé à qui appartient la dite fille qui a dit en présence des témoins bas nommés qu’il avait pris la dite fille en mains d’Etienne Annequin Cadet, la mère qui lui a assuré qu’elle avait conçu la dite fille de Benoît Michalet laquelle fille a été nommée par son parrain Claudine et sa marraine a été Jeanne Annequin Lafont en présence de Aymard Veyret et de Louis Annequin.
Curé Barra
AD69 Villeurbanne BMS 1745  vue 8
Ce trente et unième juillet mille sept cent quarante cinq, j’ai enterré un enfant exposé muni d’un billet ainsi disant : il a été baptisé dans l’église par les mains du curé au nom de Jean, prêtre. Il s’appelle Pierre. La sépulture faite aux frais du Consul de Villeurbanne nommé Sieur Etienne Brissaud, ce que de mon côté, j’ai fait gratis.
Curé Delaroche
AD38 Thuellin  BS 1650-1680 vue 58
Thoinette, fille donnée non légitime au Sieur Antoine Pollet Duvard et de Françoise Orceil a été baptisée le 21 février 1668. Le parrain est Jean Anselmoz de Faverge, la marraine Thoinette Guitat de Buvin. Il est ainsi que ce jourd’hui, peu de temps avant que l’on apportât l’enfant à l’église, je suis allé, accompagné de Sieur Antoine Pollet Duvard, Sieur François Marterey notaire des Avenières et Benoît Deloche, chez Jacques Orceil, père de la dite Françoise où c’est qu’étaient Benoît Bilio et des serviteurs de Monsieur de Villeneuve, trois ou quatre qui attendaient pour sortir l’enfant.
Etant là , j’ai exhorté la dite Françoise, en présence de tous ces témoins, à me déclarer à haute voix, sur la damnation de son âme, s’il est vrai que l’enfant qu’elle a fait et enfanté soit au dit Sieur Duvard, si elle croit par la part qu’elle prétend en paradis qu’il soit le père ; ce qu’elle a refusé entièrement de faire et d’enlever la main qui veut la mauvaise réputation d’icelle, la force, crainte et terreur où elle est. J’ai commandé d’apporter l’enfant à l’église et, étant à la porte, j’ai demandé au parrain et à la marraine à qui était cet enfant. Ils ont répondu qu’il était au Sieur Antoine Pollet Duvard, ce qu’entendant, je l’ai baptisé. En foi de quoi je signe de la main à la manière accoutumée.
Patricot curé de Veyrins
L’édit de Nantes a été promulgué le 13 avril 1598 par Henri IV. Il accordait la liberté de culte aux protestants et mit fin aux guerres de religion.
Le 22 octobre 1685, Louis XIV révoqua cet édit par l’édit de Fontainebleau. Ceci vint à la suite d’une période de conversions forcées et provoqua l’exil de nombreux huguenots.
On assista alors à de nombreuses abjurations.
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AM Lyon  St Nizier  MS 1731 vue 89
Le dix juillet 1731 en conséquence du pouvoir qui m’a été accordé par Monseigneur l’évêque de Sinope suffragant et vicaire général de Lyon, j’ai reçu l’abjuration que Charles Blanc, maître tailleur d’habits a faite dans cette église des terreurs de Luther et de Calvin. Je lui ai donné l’absolution de l’excommunication qu’il avait encourue en faisant profession de l’hérésie de Calvin et je l’ai rétabli dans les droits des véritables enfants de l’église catholique, apostolique et romaine. En présence de …..
Vicaire Paule
AM Lyon   St Nizier  MS 1759 vue 61
Le 24 mai 1731, ensuite de la permission accordée par Monsieur le Comte de Saint Aulbin, vicaire général du diocèse et supérieur de la communauté des nouvelles catholiques de cette ville, Jean-Pierre Muston, fils de Pierre Muston aujourd’hui négociant à Livourne et originaire des Vallées de « Luzerne » en Piémont et de défunte Marguerite Le Borne a fait volontairement abjuration de l’hérésie de Calvin dans laquelle il est né, entre les mains du vicaire soussigné, après avoir été instruit suffisamment des mystères de notre sainte religion.
Présents …..
Vicaire Arnaud
AM Lyon  Hôtel Dieu  B 1740 vue 10
Le vingt deuxième mars 1740 Jeanne Lagrange fille brodeuse de profession âgée de vingt deux ans native de Chalon sur Saône fille de feu Lagrange, homme sans profession et de feue Louise Bernardin, couturière, ses père et mère, laquelle Jeanne, après avoir été instruite des vérités de notre sainte religion a fait volontairement abjuration de l’hérésie de Calvin dans laquelle elle est née et a fait publiquement profession de foi catholique, apostolique et romaine dans l’Hôtel Dieu de cette ville où elle est détenue pour cause de maladie dans la salle des femmes fiévreuses lit n° 51 dans les mains de Jérôme Géraud Parra prêtre économe du dit Hôtel Dieu qu’il lui a donné l’absolution de l’hérésie après en avoir obtenu le pouvoir par écrit de Monseigneur l’archevêque de Lyon en présence de Messire Claude Mallaval, prêtre servant les pauvres du dit Hôtel Dieu dans la domination des sacrements qui a signé avec le sus dit ….ou la dite Jeanne pour ne pouvoir à cause de sa maladie.
Parra prêtre économe