Maître d’école à Villechenève

AD69  Villechenève  BMS 1673-1674   vue 5

 

Un clin d’œil à ceux qui nous ont connus « maîtres d’école » à Villechenève et à mes enfants qui ont vécu (un peu) dans ce village.

 

Ce lundi vingt-cinquième jour du mois de juin mil six cent septante quatre a été baptisé par moi prêtre vicaire soussigné Antoine fils de Morel maître d’école résidant à présent à Villechenève et de Blaize Gonnard sa femme, a été parrain sieur Jean Coquard l’aîné marchand du dit lieu de Villechenève & marraine Pernette Guerpillon femme de Sr Pierre Daleyrieu marchand aussi du dit lieu.

Présents Messire Flory Forey prêtre résidant au dit lieu & Sr Etienne Garel l’aîné marchand du dit lieu qui ont signé

 

Prêtre vicaire Mollon

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Une abjuration dans les règles

AD71  Cuiseaux  BMS 1750-1759   vue 69

 

Je David Casimir de Kuhlevein capitaine des grenadiers à cheval dans le corps de Ficher, noble palatin de nation, confesse devant la très sainte trinité, toute la cour céleste et les témoins ici présents, que je me repens de tout mon cœur d’avoir adhéré et suivi les erreurs et les hérésies de Martin Luther auxquelles je renonce entièrement : jurant sur les Saintes Ecritures et promettant de les avoir pendant toute ma vie en horreur et en exécration, moyennant la grâce de Dieu, et de n’avoir jamais autre croyance que celle dont je vais publiquement faire et renouveler profession à la face de la Sainte Eglise catholique, apostolique et romaine dans la collégiale de Cuiseaux.

Je crois et confesse avec une ferme foi tout et un chacun les articles des symboles des apôtres : j’admets et j’embrasse avec toute fermeté les traditions des apôtres et de l’église ensemble, toutes les observations, usages et ordonnances d’icelle. Je reçois la sainte écriture selon le sens et l’intelligence qu’a toujours tenu et tient notre sainte mère l’église, à laquelle appartient le jugement et l’interprétation des écritures sacrées et jamais ne la prendrai ni exposerai que selon le commun consentement des pères : … je confesse qu’il y a sept sacrements dans l’église, lesquels sont véritablement appelés sacrements de la nouvelle loi, institués par notre seigneur Jésus Christ. Savoir le baptême, la confirmation, l’eucharistie, la pénitence, l’extrême onction, l’ordre et le mariage …

Je reçois aussi et admets les cérémonies approuvées et usitées en l’administration des dits sacrements : … Je professe qu’en la sainte messe on offre à Dieu un sacrifice véritable qui est propitiatoire pour les vivants et les morts, et qu’au sacrement de l’eucharistie sont vraiment, réellement et substantiellement le corps et le sang avec l’âme et la divinité de notre sauveur Jésus Christ et qu’en icelui est faite une conversion de toute la substance du pain au corps et de toute la substance du vin au sang, laquelle conversion l’église catholique appelle transsubstantiation : … Je confesse aussi que sous l’une des espèces, on prend et reçoit Jésus Christ tout entier et son vrai sacrement : … Je crois qu’il y a un purgatoire où les âmes détenues peuvent être soulagées par les suffrages et bonnes Å“uvres des fidèles ; qu’on doit invoquer les saints et honorer leurs reliques et leurs images : … Je confesse que notre seigneur a laissé à son église la puissance d’absoudre des péchés pour énormes qu’ils puissent être et de donner des indulgences dont l’usage est très salutaire au peuple chrétien : … Je reconnais la sainte église catholique, apostolique et romaine être la maîtresse et la mère de toutes les églises et promets et jure obéissance au pontife romain successeur de St Pierre, prince des apôtres et vicaire de Jésus Christ : … Je fais profession de tout ce qui a été déterminé par les conciles généraux et principalement par le saint concile de Trente touchant le péché originel et la justification ; ensemble je déteste et réprouve et condamne tout ce qui est contraire aux dits saints conciles et généralement toutes les hérésies qui ont été condamnées par l’église : … Je proteste devant Dieu qui est ici présent que je veux vivre et mourir dans la foi que j’embrasse moyennant la grâce de Dieu dont je réclame la miséricorde, et que j’espère avec foi obtenir par les prières et suffrages de tous les saints que j’invoque et de tous les fidèles présents à l’abjuration que je fais : Ainsi et de même, moi David Casimir de Külhevein susdit le promets, le voue et le jure et ainsi Dieu me veuille aider et les saintes écritures que je touche – en foi de quoi je signe ce jourd’hui douzième de mars mil sept cent cinquante huit, jour du saint dimanche sur les dix heures du matin à l’entrée de la grande messe de paroisse à la face de la sainte trinité, de toute la cour céleste et de tous les fidèles ici présents, la présente profession de foi et abjuration que j’approuve et ratifie de tout mon cÅ“ur quoique par autre main  soit le rite que je demande être insérée et transcrite sur les registres de l’église collégiale et paroissiale St Thomas du dit Cuiseaux et être approuvée par Monseigneur l’illustrissime et révérendissime Joseph de Méallet de Fargues, évêque du diocèse de St Claude, que dès ce moment par sa grâce j’adopte et reçois pour le mien, et de même être souscrite et signée par les mains de Sr Jean Baptiste Coste, docteur en théologie custode, et de Sr Jean Pierre Guiraudet aussi docteur en théologie et chanoine de la dite collégiale que je requiers pour témoin de la présente sur laquelle j’appose de ma propre main mes armes.

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médecines naturelles

http://www.archives-numerisees.ain.fr/m/documents/view/37/n:50

 

 Les bonnes recettes d’un curé

Carnet de recettes du curé de Mollon, fin du 18è siècle – 200 J 394

 

Les Archives départementales ont fait tout récemment l’acquisition d’un carnet de recettes en tous genres : recettes médicinales, recettes de cuisine et recettes pratiques. Ce recueil manuscrit de 150 pages a été écrit par Léonard Burjoud, curé de la paroisse de Mollon (actuelle commune de Villieu-Loyes-Mollon), durant son exil à Waldbourg en Souabe, près du Lac de Constance.

Léonard Burjoud était titulaire de la cure de la paroisse Saint-Laurent de Mollon depuis le mois de février 1774. Les événements révolutionnaires l’ont contraint à prendre parti. Il s’est résigné à rester fidèle à sa foi ainsi qu’il l’écrit le 1er juin 1791 au district de Montluel pour demander que l’on raye son nom de la liste des prêtres jureurs : « je suis un des citoyens les plus soumis aux lois de ma patrie que j’aime, et à laquelle je suis inviolablement attaché ; mais en même temps, je confesse que je suis aussi très sincèrement attaché à la religion de mes Pères, c’est-à-dire à la Sainte Eglise catholique apostolique et romaine, que je me soumets de préférence à ses lois lorsqu’elles sont contrariées par celles des puissances temporelles. »

 

Plantes propres pour purifier le sang

Les deux espèces de scabieuses, la langue de loup, le verbascum ou bouillon blanc, la chicorée amère, surtout la racine, la primevère ou camedris ; faire une tisane de ces simples mélangées et en boire pendant huit ou quinze jours un verre une heure avant chaque repas. On peut y joindre la brunelle, la saponaire, la capucine, germandrée, iris de Florence, quintefeuille, la grande serpentaire, la véronique, sainfoin, le myrte, graines de navet.

 Pour éteindre le feu du ciel, versez dessus du lait de vache.

 Petite vérole : pour l’empêcher de rentrer

Mettez un fer percé, par exemple le fer d’une hache dont vous aurez ôté le manche, mettez-le, dis-je, sous la garde-paille du malade.

Pour guérir une inflammation extérieure, par exemple près des yeux

Mettez le blanc d’un œuf frais sur une assiette d’étain ; broyez-le ensuite avec une pierre d’alun de la grosseur du bout d’un petit doigt ; appliquez de suite l’emplâtre sur la partie enflammée.

 Yeux :

Remède éprouvé et efficace pour éclaircir la vue lorsqu’elle commence à s’affaiblir ou qu’une toile se forme sur les yeux.

Mettez une araignée vivante de la grosseur d’un petit pois dans la quantité de 2 ou 3 cuillerées d’huile d’olive superfine de l’espèce dont se servent les horlogers, laissez la mourir dans cette huile ; elle s’agite un moment, elle meurt, alors retirez la tout de suite ; trempez une plume dans la dite huile, faites en tomber une goute dans l’oeil affaibli, ou dans chaque oeil, s’ils sont tous les deux troublés. L’infirme souffrira des douleurs inexprimables pendant 5 à 6 minutes ; mais bientôt après, elles s’apaiseront entièrement et sa vue s’éclaircira presque subitement.

N.B. pendant les douleurs, il découle des yeux beaucoup d’humeurs qui font éternuer l’infirme, lequel doit s’empêcher cependant d’éternuer autant qu’il est possible. On peut réitérer le remède pendant trois jours, ce une fois chaque jour jusqu’à ce

que la vue soit parfaitement rétablie. Si la personne qui a la vue trouble est jeune ou enfant, il ne faut pas laisser tout à fait mourir l’araignée dans l’huile, mais la retirer après qu’elle s’est un peu agitée. On peut ensuite conserver cette huile dans une fiole bien bouchée.

Si un cheval par exemple a les yeux troubles, il faut faire mourir dans l’huile une grosse araignée mais 3 ou 4 personnes sont nécessaires pour contenir le cheval quoiqu’attaché et celle qui doit faire l’opération monte sur le cheval pour lui passer la plume imbibée d’huile dans les yeux en lui tenant la bouche levée le plus qu’il est possible. Le cheval fait alors des efforts terribles mais il recouvre la vue. Il faut réitérer l’opération 3 jours de suite s’il est nécessaire.

 Brûlure : pour la guérir

Suivant la largeur de la plaie, râpez une quantité suffisante de pommes de terre ; imbibez-les d’huile d’olive et appliquez-les à nu sur la brûlure. Dès que l’emplâtre commence à sécher, il faut en mettre un autre et ainsi de suite jusqu’à parfaite guérison.

 Douleurs ou points vagues de côté ou ailleurs

Même sur une femme enceinte, râpez une pleine assiette de pommes de terre, imbibez-les d’huile d’olive et appliquez-les ensuite tant soit peu chaudes sur le point ou la douleur ; renouvelez aussi l’emplâtre dès qu’il sera sec jusqu’à la fin de guérison. Si après l’application la douleur se faisait sentir ailleurs, il faudrait y appliquer une assiette de terre chaude.

NB : il faut mettre les pommes de terre râpées et imbibées d’huile dans un sac ou entre deux linges.

 Cors aux pieds

Prenez un morceau d’amadou, mettez-y le feu et brulez tout doucement le cor sans toucher les chairs aux environs ; brûlez le dit cor jusqu’à ce que la douleur parvienne à la racine ; recommencez le lendemain ; le cor jaunira et vous l’arracherez peu à peu.

 

 

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