Seyssuel ND de Cuey 1717-1767  vue 62
 La « veuve » voudrait que soit acté le décès de son époux afin de se remarier.
A son altesse l’Archevêque de Vienne supplie humblement Marguerite Berger veuve de Floris Loup habitante à Seyssuel paroisse de Notre Dame de Cuey ici présente à votre Altesse Monseigneur que la suppliante s’est pourvue par requête le 13ème du mois à Mr l’official de votre diocèse par laquelle elle a exposé qu’environ le 14ème ou le 15ème de février 1728 pendant la nuit le dit Floris Loup se retirant de Vienne pour s’en aller au dit lieu de Seyssuel dans sa maison d’habitation passa dans un petit chemin qui joint une vigne de Philibert La….. du côté du matin et bise et le fleuve du Rhône du midi, que le pied glissa au dit Floris Loup qui tomba dans le Rhône et s’est noyé et quelles perquisitions verbales que la suppliante, ses parents, le père, le frère et autres parents du dit Floris Loup ayant fait du depuis, ils n’ont pu découvrir le cadavre du dit Floris Loup, il ne se trouva que son chapeau qui resta à deux ou trois pas de distance sur le bord du Rhône dans l’endroit où il était tombé et comme la suppliante veut se remarier, elle demanda par sa requête qu’il plut à Mr l’official d’enjoindre au dit curé de Seyssuel de la proclamer aux formes ordinaires et par l’ordonnance que Mr l’official a rendue au bas de la requête après avoir lu les conclusions de Mr le promoteur, il ordonna que les parents du dit Floris Loup comparaissent le lendemain par devant lui pour être ouis avec serment sur le contenu en la dite requête en exécution de la dite ordonnance la suppliante fit comparaître par devant Mr l’official Gabriel Loup, père du dit Floris, Antoine Loup, frère du dit Floris Loup et Antoine Charles Cordier qui ont tous déposé que le dit Floris Loup étant venu dans la ville de Vienne pour affaires de la communauté de Seyssuel, environ les 14 ou 15 de février de l’année 1728, que se retirant du dit Vienne dans la nuit pour s’en aller chez lui au dit Seyssuel, qu’ils ont ouï dire que le dit Floris Loup passa dans un petit chemin joignant la vigne du dit La Barre et le fleuve du Rhône, que le pied glissa au dit Floris Loup …… et que pour les droits dotaux et avantages matrimoniaux de la suppliante, le dit Gabriel Loup père du dit Floris lui avait remis joint au paiement par actes reçus par  Me Armand ce qui prouve que le dit Floris est mort de cet accident laquelle procédure a été décrétée d’un fait lorsque le promoteur, lequel par ses conclusions a dit qu’il n’empêchait que la suppliante contracte mariage avec Antoine Allioud ou autre que bon lui semblerait ……………………..