Nos chers voisins

Archives  Départementales du Rhône  1685  cote BP 2905

Concurrence ?mes chers voisins

Du deuxième novembre 1685

Par devant nous se sont comparus Pierre Morial maître ouvrier en drap de soie de cette ville et Claudine Collon sa femme qui nous ont dit en se plaignant que le nommé Henry aussi maître ouvrier en drap de soie ayant conçu une haine toute particulière contre eux depuis quelques temps en ça aurait diverses fois menacé de les maltraiter comme de… . Il y a environ quinze ou seize jours dit à la dite Collon qu’elle était une putain, carrougue, qu’elle ne valait rien non plus que son mari, qu’il savait qu’elle sortait matin, qu’il l’attendrait et lui couperait le nez. Et ce jourd’hui environ sur onze heures du matin, tant le dit Henry que sa femme qui demeurent dans la même maison où ils habitent étant à leur fenêtre, il n’y a sorte d’injures qu’il n’ait proféré contre les dits plaignants, les traitant de voleurs, qu’ils mouillaient la soie du marchand, qu’ils étaient des faux témoins et en réitérant (?) toujours de dire que la dite Collon était une putain, qu’elle ne valait rien et qu’il lui couperait le nez ……………….

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Quelle histoire !

AD26   St Martin en Vercors   BMS 1609-1705   vue 68

 Nous aurions aimé en savoir davantage sur cet incident mais les causes restent inconnues et la fin est illisible !

Le 30 mai 1676 Louis Sourrol sur les 7 heures du soir a pris Louise Ramu par la main tout en colère et l’a traînée le long de la rue ; elle se voyant traitée de la sorte, a crié au secours et son mari s’est trouvé chez ?, hôte qui est accouru sur ce bruit pour défendre sa femme ; et le dit Sourrol s’est enfermé dans son écurie appréhendant d’être mal traité de son dit mari et la dite Ramu s’est blessée un moment après d’un … ?…

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Stendhal et l’affaire Berthet

stendhalHenri Beyle, plus connu sous le pseudonyme littéraire de Stendhal est né le 23 janvier 1783 à Grenoble et mort le 23 mars 1842 à Paris.

Il venait parfois chez sa sÅ“ur au château de Thuellin. C’est ainsi qu’il a eu connaissance de l’affaire Berthet. C’est une des deux affaires qui auraient inspiré Stendhal pour son roman « Le rouge et le noir ». (L’autre étant l’affaire Lafargue).

 

L’affaire Berthet :

 

6129841271_6e5dd10f31Le 22 juillet 1827, dans l’église paroissiale de Brangues, au moment de la communion, un jeune séminariste, Antoine Berthet, tire un coup de pistolet sur Madame Michoud de la Tour et tente ensuite de se suicider.

Ainsi commence l’Affaire Berthet, l’histoire d’un jeune homme plutôt doux et réservé mais qui voulait à tout prix réussir. Antoine Berthet, jeune séminariste, est employé comme précepteur des enfants de Monsieur Michoud de la Tour et s’éprend de la mère de ses élèves dont il devient l’amant.

Cependant, obstinément décidé à s’élever dans la société par la prêtrise, il quitte son emploi pour continuer ses études au petit séminaire de Belley, dont il est chassé, comme il l’avait été deux ans auparavant du Grand Séminaire de Grenoble, pour manque de vocation. Il devient alors instituteur des enfants du Comte de Cordon, chez qui il noue une relation amoureuse avec la fille de la maison. En raison de l’état de celle-ci, elle serait enceinte, le mariage est décidé mais presque aussitôt annulé à la suite de mauvais renseignements sur le précepteur parvenus à la connaissance du Comte de Cordon.

Antoine Berthet, persuadé que ce très grave échec est dû à l’intervention de Madame Michoud de la Tour, décide de la tuer et de se suicider dans l’église de Brangues, au moment le plus solennel de la messe -la communion-, devant toute la population rassemblée. Bien que sa victime n’ait été que blessée comme lui-même, Antoine va être arrêté et incarcéré à Bourgoin.

Il sera guillotiné le 23 février 1828, place Grenette à Grenoble.

http://anecdotes.canalblog.com/archives/2006/01/26/1155312.html

http://www.faverges-tour.fr/documents/actualites/texteprogrammedivers-2.pdf

 

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Quartier mal famé

1849 : meurtre à la Guillotière

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L’impartial dauphinois : faits divers

Faits divers relevés dans :

 

 

L’IMPARTIAL DAUPHINOIS  du 12 décembre 1862

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On nous écrit de Saint-Georges d’Espéranche : « Le sieur Antoine Richard, boulanger à Charantonnay, étant parti  samedi soir, vers 10 heures, de Saint-Jean de Bournay pour regagner son domicile, rencontra sur son chemin, |au lieu dit Charbonnière, un individu de haute taille portant un chapeau blanc .sans apprêt et une blouse bleue ; Richard lui adressa la parole, mais sans obtenir de réponse: 400 mètres plus loin, il rencontra un autre individu, également inconnu, vêtu d’une casquette et d’un paletot: rendu défiant par l’argent qu’il portait, Richard jugea prudent de glisser son porte-monnaie dans ses bottes et n’eut qu’à s’applaudir de cette précaution, car peu d’instants après, à la sortie du bois de Molèze, il fut assailli par les deux individus : le plus grand le saisit par le cou et le renversa la face contre terre, tandis que l’autre le fouillait, mais sans rien trouver. Déçus dans leur attente, les deux malfaiteurs s’enfuirent dans les bois sans avoir fait d’autre mal à Richard qui en est quitte pour avoir eu le cou un peu serré. »

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Le sieur Labe, domestique de M. Ollier, fermier à Septême, s’étant aperçu le 1er décembre qu’on venait de lui voler une montre en argent qui était suspendue à la tête de son lit et une somme de 5 fr. environ qui appartenait à un de ses camarades, soupçonna de ce méfait un jeune homme de 17 ans, natif de Valencin, qu’il avait vu mendier le matin à la ferme et se mit aussitôt à sa poursuite. Le lendemain, en effet, le nommé B. était atteint à Saint-Symphorien d’Ozon et on retrouvait sur lui la montre et une partie de l’argent volé.

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Dans la nuit du 3 au 4 décembre, il a été commis un vol avec effraction au préjudice de la nommée Angélique Barbier, épicière à Saint-Romans. Les malfaiteurs ont forcé les volets, puis, à l’aide d’un diamant, enlevé un carreau de vitre de la devanture ; ils n’ont point cependant pénétré dans l’intérieur du magasin et se sont bornés à enlever quelques marchandises qui se trouvaient en montre et consistant en: deux sacs de plomb de chasse, pesant ensemble I5 kilos, 5 kilos de clous, une paire de mitaines et six paires de chaussettes.

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Le sieur Rousseau , aubergiste et débitant de tabac à Veurey, s’aperçut, le mardi 2 décembre au matin, qu’on lui avait, pendant la nuit, volé une somme de 15 francs renfermée dans son tiroir. Le malfaiteur avait escaladé une fenêtre située à quatre mètres environ du sol et seulement bouchée avec de la paille.

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Nous croyons devoir rappeler que par arrêté préfectoral en date du 31 octobre 1802, art. C, le colportage et la mise en vente des mésanges sont interdits dans le département de l’Isère. C’est pour avoir oublié cette disposition que les époux K., marchands coquetiers à Grenoble, rue des Alpes, se sont vu saisir vingt-six de ces oiseaux qui ont été remis au bureau de bienfaisance, en même temps que procès-verbal était dressé de cette contravention.

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Le sieur André Durand, menuisier au Passage, travaillait samedi dernier, avec trois de ses ouvriers à scier les branches d’un gros noyer qu’ils venaient d’abattre, lorsque, au moment où l’une des grosses branches fut détachée du tronc, l’arbre roula tout à coup sur lui-même et atteignit le sieur Durand et l’un de ses ouvriers, le sieur Guillaud, âgé de 19 ans, natif de Doissin, qui fut écrasé et dont la mort a été instantanée. Quant au sieur Durand, il fut pris par les mains, et, quoique promptement dégagé, a eu la tête et les reins fortement contusionnés : néanmoins on espère le sauver.

 

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Les loups

loups

La croix Benedict

La croix Benedict

Les bois de la région, vastes et touffus, étaient la propriété des seigneurs des environs. Ils étaient infestés de loups et d’autres animaux dangereux. Les habitants étaient tellement terrorisés par les enlèvements de bergers, de femmes et d’enfants qu’ils n’osaient plus aller dans les bois pour faire paître leurs troupeaux.

Au 18ème siècle, de grandes battues furent ordonnées.

Entre Diémoz et Comberousse, la vallée des étangs se nomme la Combe du Loup.  Les loups furent présents dans la région jusque vers 1850 et firent de très nombreuses victimes.

Au moment de la Révolution, l’étang des Grenouilles (actuellement sur Charantonnay) et les terrains alentour appartenaient  au Comte de la Blache, Sire de Comberousse. La Blache était une grande forêt (lieu-dit la Forêt en limite de St Georges d’Espéranche) et abritait de nombreux loups.

Aux limites de Charantonnay, St Georges et Roche, près de la Tiercerie, existe encore une croix appelée « Croix Benedict ». Elle fut offerte par le Dauphin en mémoire d’une battue où périrent cent trente loups. Un écriteau à côté de la croix nous dit :

Sur la route des invasions Cularo-Lugdunum, rappelle qu’en 1576, Henri III a donné 100 journaux au Capitaine Benedict Boucaud de Quintils.

L’assimilation des loups à des créatures du diable et aux loups-garous s’est faite petit à petit dans la croyance populaire, intensifiée par les dirigeants de l’époque qui maintiennent ainsi le peuple dans la crainte et dans l’obéissance.

croix béné 2

 

 

Pour en savoir plus, consultez :  http://genealogie-simard-boudarel.over-blog.com/article-5163386.html

Histoire et patrimoine  (Charantonnay)

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Assassinats

Les routes étaient peu sûres. Le sont-elles aujourd’hui ?

 

AD38  vue 125  BMS  1698-1756   Roche

 

Ce seizième octobre 1715 a été enterré dans le cimetière de Roche un messager appelé Baugelois qui a été assassiné sur le grand chemin de Lyon à Grenoble le cinquième du même mois. La justice de Roche ayant fait son rapport comme aussi Mr Durand lieutenant du … prévôté en présence de Alexandre Birrochon et Joseph Joly.

 

AD38  St Jean de Bournay  BMS 1725-1736   vue 113

 

Le 2 juin 1730, j’ai enterré au cimetière Claude Gueth ayant été assassiné le 30 mai sur les huit heures du soir en se retirant chez lui, le jour du marché dernière fête de Pentecôte et n’ayant pu recevoir autre sacrement que l’extrême onction, ayant perdu par les coups qu’il avait reçus la parole et la connaissance. Le malheur lui arriva près la grande fontaine de Mons. Agé d’environ trente sept ans. En présence de …..

 

AD38  St Jean de Bournay  BMS 1725-1736   vue 176

 

Le 22 novembre 1732, j’ai enterré dans le cimetière un  homme inconnu âgé d’environ quarante ans qu’on avait assassiné dans la combe Lombard le mercredi matin 19 du présent mois. Cet infortuné fut tué à grands coups de bâton sur la tête. Il fut dépouillé. On ne lui laissa que sa chemise et ses bas qui étaient canelle. Sa perruque traînait avec un ruban et un mauvais chapeau que les meurtriers lui laissèrent en place du sien. Il fut exposé pendant vingt quatre heures sous la halle pour le faire reconnaître. Et n’ayant trouvé aucun qui l’ait reconnu, on le fit enterrer à la croix de la Million le 20 du présent mois. Ensuite, ayant fait les procédures et sur le rapport de certaines personnes qui croyaient l’avoir vu ici acheter des cochons et qu’il était lyonnais, à la réquisition du 1er gardelle, lieutenant de juge de St Jean, je lui ai donné la sépulture des fidèles le jour de la première date ci-dessus.

En foi de quoi ….

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Dévorées

Il était dangereux de s’aventurer dans les bois. Les enfants en garde des troupeaux ou à la recherche de bois mort étaient souvent la proie des loups.

 

AD38  vue 10  BMS 1670-1692   Ste Anne d’Estrablin

 

Le onzième jour du mois de juillet 1670, Antoinette Pellet, fille de François Pellet Borin et de Joanne ……  ……. dit Pellet étant au champ …. du bétail avec des autres enfants grands et petits proche du bois appelé La ……….. elle fut prise et dévorée par un loup garou ou carnassier et les enfants épouvantés sont retournés au lieu sans chercher les restes du corps de la dite Antoinette Pellet. Le lendemain matin, le dit François Pellet, son père, avait mené avec lui neuf hommes pour faire prendre du reste du corps et ne put trouver que les entrailles et boyaux et quelques côtes et la main droite qui avait été coupée ou séparée du bras au-dessus des ………du bras ; lesquelles parties du corps restantes du corps de la dite Antoinette j’ai ensépulturé solennellement dans le cimetière de l’église du dit Estrablin en présence de Jean Jocteur et de François Pellet ……

 

AD38   Meyssiez   BMS CC 1727-1760   vue 73

 

Le 26 juin 1748, j’ai enterré dans le cimetière des petits enfants la tête et une jambe avec des entrailles d’une petite fille de Jacques Buly et de Magdeleine Bertier mariés, dévorée par le loup, âgée d’environ 2 ans en présence du dit Jacques son père et de …

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