La famille ROY

Familles importantes de St Agnin au 18ème siècle

 

Extrait de « Notice sur St Agnin » de Jean Baptiste Lambert (ouvrage extrêmement bien documenté sur St Agnin et ses habitants)

 

Les ROY

« La seconde famille est celle de Sieur Sébastien Roy, ayant 45 journaux de terre et résidant dans le castel de Fani, au lieu où la tradition place la naissance de Saint Aignan. Jacques Ligonnet de Roche, épousa en 1710, Marie Roy, petite fille de Sieur Sébastien et filleule de Florimond de Meffray. La famille Ligonnet possède le castel de Fani depuis 1757, époque où il lui fut légué par Félix Roy, frère de Marie Roy. »

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1789 vue de St Jean de Soudain

AD38  St Jean de Soudain  1756-1792   vue 135

 En 1789, dans le courant du mois de juillet, les paysans de nombre de paroisses s’étant attroupés en plusieurs bandes composées de trois quatre cents pillèrent, saccagèrent et brûlèrent plusieurs châteaux dans plusieurs de nos provinces en disant qu’ils faisaient cela par ordre du Roy. Il y avait même de ces fameux brigands étrangers qui avaient plusieurs édits du Roy qu’ils avaient fabriqués et fait imprimer pour tromper nos paysans de campagne et les engager à commettre les incursions les plus abominables jusqu’à boire et profaner les vases sacrés, se servir du calice pour boire dans les châteaux où ils avaient vidé les caves ! Ces horreurs ne se termineront que par une prompte réplique ; il y avait un ordre du Roy de leur tirer dessus ; plusieurs furent pendus sur les lieux où ils avaient commis leurs crimes. On fit passer des troupes de tous côtés pour arrêter et tuer ces coquins.

 Curé Guérin

 

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Droit d’inhumer dans les églises

AD38  Chimilin    BMS 1764-1792     vue 85

Inhibition de la part du roi d’inhumer dans les églises avec le mandement de Monseigneur l’évêque à ce sujet

Le Roi, mes très chers frères, par des vues concertées avec le clergé de France et qui seront à jamais un témoignage de la sagesse de son gouvernement et de son humanité a très expressément défendu par ses lettres patentes en date du quinze mai 1776 enregistrées au Parlement de Bourgogne et celui de Dauphiné le cinq août même année de faire autant d’(?) inhumations dans toutes les églises ou chapelles de son royaume, sauf le droit des prélats, patrons ecclésiastiques ou laïques et hauts justiciers, lesquels ne pourront jouir de leur dit droit qu’après qu’ils auront fait construire dans les églises ou chapelles où ils auront désiré d’être inhumés des caveaux de six pieds enterrés au-dessous du sol et de soixante et douze pieds en carré.

Il est de notre devoir de notifier cette défense dans toutes les églises de notre diocèse afin qu’elle y soit observée à perpétuité et que personne n’en puisse prétendre cause d’ignorance.

 

Extrait d’une lettre de Gabriel Cortois de Quincey, évêque du diocèse de Belley

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Villes et villages de l’Isère

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Armée révolutionnaire

Le 23 août 1793, est décrétée par la Convention la levée en masse. Plus que jamais, la République est en danger, menacée par la conjonction des ennemis du dehors (la coalition des souverains européens) et les ennemis du dedans (les révoltes vendéenne et fédéraliste). Sans oublier les émigrés français qui symbolisent, aux frontières, l’unification de ces deux menaces, internes et externes. Pour parer à la menace d’anéantissement, une chanson même appelée à passer à la postérité, la Marseillaise, ne suffira pas. Une mobilisation d’ampleur s’avère nécessaire. Ce décret de levée en masse est le second. Il devait concerner environ deux millions de soldats, avec la réquisition de tous les hommes de 18 à 25 ans non mariés ou veufs sans enfants. La mobilisation ne s’arrêtait pas à cette catégorie. Les hommes mariés devaient « forger des armes », les femmes fabriquer des tentes et donner des soins dans les hôpitaux, les vieillards enseigner la haine des tyrans. L’idée centrale était celle d’un soulèvement de la nation pour refouler les envahisseurs étrangers.

Un premier décret de levée en masse avait été voté le 23 février 1793. Soit  un mois après l’exécution du roi Louis XVI, qui avait scandalisé les cours européennes. La première coalition se constituait pour éradiquer ce qui était considéré comme un insupportable prurit révolutionnaire et faisait trembler les trônes européens. Il allait être également un des éléments déclencheurs (parmi d’autres) de la révolte de la Vendée. Il concernait 300 000 volontaires.

 

La levée en masse consiste à recruter des hommes de toutes les communes de France. A part l’obligation de prendre en premier lieu les célibataires de 20 à 25 ans, on laisse le choix des moyens, le plus souvent en recourant au tirage au sort et parfois au vote. Le but était de faire face à la baisse subite des effectifs de l’armée révolutionnaire française due aux pertes, aux désertions et, plus largement, aux départs massifs des volontaires levés en 1792 pour la durée d’une campagne, qui estimaient pouvoir rentrer chez eux, l’ennemi ayant été repoussé hors des frontières.

Cette levée eut un effet très favorable aux armées puisque malgré les résistances et désertions le nombre d’hommes sous les drapeaux s’accrut considérablement mais provoqua un fort mécontentement paysan et déclencha le soulèvement de Vendée.

http://blogs.mediapart.fr/blog/francis-daspe

http://fr.wikipedia.org

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Levée en masse

AD38  La Tour du Pin   D1793-1812   vue 29

 réquisition

Nous soussignés des municipalités du canton de La Tour du Pin et des sections de la dite commune déclarons avoir reçu l’ordre du chef-lieu de faire rendre les jeunes gens de la 1ère réquisition le 18 du courant à La Tour du Pin à neuf heures du matin munis de leurs sacs et d’armes autant qu’il sera possible ; et en même temps l’avis que cette municipalité a nommé pour chef provisoire de la réquisition Joseph Sambin et pour second Alexandre Ballet.

Le 16ème Germinal An 2ème de la République une et indivisible

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A l’écart

 

 

AD38  Culin   BMS 1696-1793   vue 375

 

Nota par une suite du grand hiver dernier, nous n’avons eu dans ce pays que très peu de châtaignes, point de noix, quelques fruits, assez bonne récolte en grain et le blé augmentant chaque marché à cause des accaparements, il valait au mois de novembre plus de 9 livres et au commencement de 1790 il revint à 6 livres 12 sols. Le vin valait alors 24 livres la charge. Du 8 juillet eu 7 août 1789, tous les châteaux, monastères, papiers, terriers, à plus de dix lieues à la ronde furent incendiés, pillés, saccagés, sous les faux bruits de permission du roi ou d’ennemis voisins entrés en Dauphiné. Les acteurs de ces tristes scènes étaient les mauvais sujets de chaque paroisse dont on ne put arrêter la fureur que par le supplice de quelques uns des chefs.

Le tableau sous le vocable de St Didier titulaire de la paroisse et de St Clair, copatron a été placé deux heures après midi le 30 octobre 1789 par les soins et les demandes réitérées du curé soussigné. Il fut peint à Vienne par le Sr Jayet. Les plus anciens n’avaient jamais ouï parler d’aucun tableau dans cette église, surtout au grand autel.

 

Curé Jacquemard

 

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Querelles de voisinage

AD38 Veyrins BMS 1680-1742 vue 62

Le curé de Veyrins a eu de nombreux démélés avec ses paroissiens au sujet d’un chemin traversant ses terres et il juge bon d’informer ses successeurs de la situation.

 

Mes chers successeurs, je trace ici les raisons qui m’ont déterminé à faire condamner le chemin qui traversait le fonds obit et la basse-cour de la cure depuis les serves de Musy jusqu’à l’entrée du cimetière posée du côté du village de Veyrins.

1° Le sieur Musy du Molard Gabriel se jactait d’avoir acquis le passage par le sol et par la basse-cour de la cure. Cette jactance faite contre toute sorte de droit contre l’honneur, la probité et la vicinité annonçait le prix qu’il prétendait avoir sur les cures de Veyrins en les assujettissant à une servitude induée et la plus onéreuse qu’il puisse être.

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2° Les passants qui se multipliaient à l’infini pouvaient tuer, voler, incendier la grange, la cure et l’église ce qui serait arrivé plusieurs fois lors des fiançailles, des noces et le jour de la fête Dieu ne m’étais trouvé présent pour l’empêcher ; il était encore un autre danger évident, les ivrognes de Teppes, Mont Maurin, le Molard, de Chassin se retirant des cabarets de Veyrins partaient et se retiraient la nuit à toutes heures des torches de paille qui ont souvent failli incendier la grange.

Ce chemin ouvrait la porte aux voisins à venir voler le bois du curé ce qu’on m’a fait plusieurs fois et à porter les tonneaux déposés dans la basse-cour dans les serves Musy. Les bestiaux du voisinage étaient à tout instant dans la basse-cour et dans les pièces créées dans les marais défrichés et desséchés. Les chiens de toute la paroisse réunis à Veyrins se répandaient dans les récoltes du marais et surtout quand les chiennes étaient en folie. Les ânes du meunier Musy étaient journellement dans les ….. y provenant et causèrent des ravages étonnants la nuit ou le jour ; les chars et charrettes venaient contourner dans la cour ne se pouvant faire ailleurs à cause de son peu de largeur quand elles se rencontraient dans le susdit chemin. Les curés n’entendaient que les sottises des muletiers, charretiers et libertins la nuit et le jour.

Voilà en abrégé les principales raisons qui m’ont déterminé à le faire interdire aux habitants de Teppes, Mont Maurin, le Molard et Chassin, les plus intéressés à passer par lechemin. Melchior Musy à la tête de tous ces habitants vint renverser les clôtures faites sur le décret du Vibally qui a été confirmé par arrêt du 2 juillet 1780 rendu à Grenoble au rapport de Mr de Chalon commissaire à ce député, voyez l’arrêt dans son sac attaché à mes imprimés et à deux de Musy ayant égaré l’autre chez le procureur Allégret et Dubois procureur de Musy.

Quand j’aurais cent plumes, cent têtes et cent langues, je ne pourrais tracer toutes les impertinences que les gens de Veyrins, du Molard, de Mont Maurin, Teppes et Chassin ont vomi contre moi. Cela doit vous suffire pour ne jamais négliger de tenir barré entre la grange et le cimetière pour n’être plus exposé à tout ce que je trace ici, pour vous instruire de l’importance de cette négligence et des conséquences fâcheuses qui en résultent. Je l’ai éprouvé, vous devez m’en croire puisque j’écris ceci pour votre avantage et pour votre instruction ; enfin, les peines, les inquiétudes que cette affaire m’a données sont inouïes,

Après l’intimation de l’arrêt, ils sont venus encore renverser les clôtures, la nuit emporter le bois et le brûler. Ils ont fait ce train tous les dimanches et …… deux fois par jour.

Et malgré le roi et la justice, ils voulaient passer par ce chemin escarpé sur le sol obit qui doit être conservé tel qu’il a été donné par Claude Patricot par son testament du trois mai 1680.

fait ce 10 août 1780

 

Blanc, curé de Veyrins

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Qui est le père ?

AD38   Commelle  BMS 1659-1675   vue 11

 

Le 15 août 1661 j’ai baptisé dans l’église de Commelle un enfant illégitime. La mère s’appelle Anne Marie de la dite paroisse, le nom du père étant incertain tant à cause de la variété des déclarations de la dite Anne Marie mère qu’à cause du procès qui est pour cet effet par devant le juge de la Coste Saint André. Je le laisse en blanc jusques à ce que par la cour en soit ordonné. La dite Anne nia dit. Pourtant l’enfant a été à Hiérosme Desgranges. Le parrain Mathieu Digeon, la marraine Marguerite Marie. L’enfant s’appelle Pierre ainsi le certifie en présence de Me Michel Argoud advocat en la cour, Nicolas Brierion et Jacques Crétignon.

 

Dufayet, vicaire

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Mort d’un blasphémateur

AD38   Commelle  BMS 1659-1675  vue 76

 

Le premier octobre 1663 Guichard Chappuis de Revel, habitant à Commelle, reçut un coup d’épée dont il mourut sans donner aucune marque de repentance bien qu’auparavant il eut blasphémé et juré les noms de Dieu plusieurs fois scandaleusement en présence de plusieurs personnes ce qui m’obligea à envoyer en diligence à Monseigneur l’Archevêque pour savoir si je lui donnerai la sépulture ecclésiastique (attendu que les canons et les casuistiques défendent d’enterrer dans le cimetière les blasphémateurs publics mourant sans donner des signes de pénitence) et ensuite des ordres de Monseigneur. Il fut enterré hors du cimetière, proche la maison curiale du côté de bise.

 

Richard, curé

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