Portrait d’un mort inconnu

AD38  St Jean de Bournay  BMS 1670-1698   vue 89

 

Le huitième février mil six cent quatre vingt et six avant midi, j’ai ensépulturé un certain homme lequel est décédé le septième du présent mois et an dans la …….. de monsieur de Cuzel de Bournay sans avoir reçu aucun sacrement pour n’avoir eu le temps de pouvoir cela faire. Plusieurs personnes m’ayant assuré qu’il était bon catholique lui ayant entendu invoquer le saint nom de Dieu, de Marie et des saints à son aide étant affligé de la goutte et qu’il venait ……  rendre un vœu à certaine notre dame et disait qu’il était de St Etienne de St Geoirs en Dauphiné : il était âgé d’environ soixante ans ; c’était un grand homme, le poil châtain mêlé de blanc parmi la barbe grise, un visage long, un habit gris, un méchant chapeau noir, des souliers assez bons, un juste au corps de cordaille ? par-dessus le gris.

Fait en présence de ….

 

Boullu, curé

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Recteur d’école en 1688

AD21  Busseaut  BMS 1674-1742   vue 86

 

Ce dimanche quatrième janvier 1688 les habitants et paroissiens de l’église St Léonard de Busseaut assemblés en la maison curiale du dit lieu ont promis d’accomplir ce que s’en suit : à peine d’intérêts et dépenses savoir de prendre pour recteur d’école et chantre en la dite église Nicolas Monniot de Leuglay à charge que annuellement ils donneront au dit Monniot la somme de trente livres qui seront levées par les procureurs de la communauté pour être mis à leur décharge entre les mains du dit Monniot et ce par quartier comme aussi de laisser à la charge du dit Monniot les marguillages et sonneries en temps de moisson de la dite église à condition toutefois qu’icelui Monniot percevra les revenus y affectés suivant que les dits marguilliers et sonneurs ci-devant en ont joui et …… aux prétentions qu’icelui Monniot pourrait avoir pour instruire la jeunesse. Il sera donné  pour chacun des enfants qui apprendront les alphabets trois sols, à lire quatre sols et au surplus ce qui se trouvera pour raison autre ce que dessus le dit Monniot aura les droits de percevoir l’eau bénite comme les recteurs des écoles pour les mariages et tous grands services pour déclarer ne le savoir enquis.

 

Signé : le curé et N. Monniot

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Les cent jours

Le 1er mars 1815, Napoléon débarque à Golfe-Juan, près d’Antibes, avec 900 grenadiers, en provenance de l’île d’Elbe.

Confiné par les Alliés dans cette île pauvre de 230 km2, à peine peuplée de 12.000 habitants, l’ex-empereur des FraRoute-Napoleonnçais s’est refait une santé et a mis tout son génie au service de ses nouveaux sujets en s’appliquant à moderniser ses infrastructures. Mais il s’en lasse très vite. Ruminant son abdication forcée, il ne se satisfait pas de la souveraineté sur l’île et du titre d’Empereur qui lui a été généreusement laissé.

Il est aussi contrarié de ne pas recevoir la pension de 2 millions de livres promise par son successeur Louis XVIII et regrette l’absence de sa femme Marie-Louise et de son fils. Il a par ailleurs vent de rumeurs faisant état de son possible transfert sur un îlot beaucoup plus hostile, Sainte-Hélène !

 

Informé du mécontentement latent chez les paysans français et surtout les militaires, tenus à l’écart par le nouveau roi, rentré à Paris dans les fourgons des Alliés, Napoléon se convainc que les Français n’attendent que son retour et décide de s’enfuir.

Il profite de ce que le commandant anglais Campbell chargé de surveiller l’île est amoureux d’une Florentine et se rend fréquemment sur le continent. À la faveur de l’une de ces escapades à Livourne, il réquisitionne tous les navires de Portoferraio, capitale de l’île, et quitte celle-ci le 26 février 1815 à bord du brick L’Inconstant, accompagné de six autres bateaux. Échappant aux Anglais, la flotille gagne par surprise Golfe-Juan.

Évitant la Provence et la vallée du Rhône, qui se sont montrées hostiles à son égard lors de son transfert à l’île d’Elbe, l’année précédente, Napoléon emprunte la route des Alpes. Il reçoit le ralliement du 5ème de ligne à Laffrey, au sud de Grenoble, puis, à Auxerre, celui du maréchal Ney. Enfin, il peut remonter jusqu’à Paris et fait une entrée triomphale le 20 mars 1815 au palais des Tuileries, d’où s’est enfui le roi pas plus tard que la veille.

Mais cette équipée entamée à Golfe-Juan va durer à peine plus de trois mois avant de s’achever à Waterloo par une défaite militaire définitive, le 18 juin 1815. Les Cent-Jours vont aboutir à un deuxième traité de Paris, beaucoup plus dur que le précédent à l’égard de la France…

http://www.herodote.net/1er_mars_1815-evenement-18150301.php

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Débarquement de Napoléon en 1815

Archives départementales du Rhône

Lettre du Préfet du Rhône au sous-Préfet de Lyon le 6 mars 1815

Napoléon à Lyon

 

Monsieur le sous-Préfet, J’ai l’honneur de vous prévenir que le 1er de ce mois, Bonaparte a débarqué près de Cannes en Provence, à la tête de 12 à 1500 hommes et deux pièces de canon.

D’après les avis que j’ai reçus, il est arrivé le 2 à Séranon, le 3 à midi à Castellane et le lendemain à 8 heures du matin à Barrême. On craignait qu’il arrivât le 4au matin à Dignes où il se faisait précéder par un ordre de fournir 5000 rations de pain, de viande et de vin. Comme il est probable que de Dignes il se dirigera sur Gap, on a pris dans cette dernière ville les mesures nécessaires pour arrêter sa marche et donner le temps de réunir des troupes pour s’opposer à l’exécution de ses projets.

Il est vraisemblable, Monsieur le sous-Préfet, que la nouvelle de son débarquement et de sa marche se répandra aujourd’hui à Lyon et que demain elle se propagera dans les communes de votre arrondissement avec des détails plus ou moins exagérés. Il est donc urgent que vous preniez des mesures pour qu’elle ne trouble pas la tranquillité publique.

Recommandez en conséquence à tous les maires des communes de redoubler de zèle et de surveillance pour prévenir toute espèce d’attroupement et de tumulte, de porter la plus sévère attention sur tous les individus.

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Armée révolutionnaire

Le 23 août 1793, est décrétée par la Convention la levée en masse. Plus que jamais, la République est en danger, menacée par la conjonction des ennemis du dehors (la coalition des souverains européens) et les ennemis du dedans (les révoltes vendéenne et fédéraliste). Sans oublier les émigrés français qui symbolisent, aux frontières, l’unification de ces deux menaces, internes et externes. Pour parer à la menace d’anéantissement, une chanson même appelée à passer à la postérité, la Marseillaise, ne suffira pas. Une mobilisation d’ampleur s’avère nécessaire. Ce décret de levée en masse est le second. Il devait concerner environ deux millions de soldats, avec la réquisition de tous les hommes de 18 à 25 ans non mariés ou veufs sans enfants. La mobilisation ne s’arrêtait pas à cette catégorie. Les hommes mariés devaient « forger des armes », les femmes fabriquer des tentes et donner des soins dans les hôpitaux, les vieillards enseigner la haine des tyrans. L’idée centrale était celle d’un soulèvement de la nation pour refouler les envahisseurs étrangers.

Un premier décret de levée en masse avait été voté le 23 février 1793. Soit  un mois après l’exécution du roi Louis XVI, qui avait scandalisé les cours européennes. La première coalition se constituait pour éradiquer ce qui était considéré comme un insupportable prurit révolutionnaire et faisait trembler les trônes européens. Il allait être également un des éléments déclencheurs (parmi d’autres) de la révolte de la Vendée. Il concernait 300 000 volontaires.

 

La levée en masse consiste à recruter des hommes de toutes les communes de France. A part l’obligation de prendre en premier lieu les célibataires de 20 à 25 ans, on laisse le choix des moyens, le plus souvent en recourant au tirage au sort et parfois au vote. Le but était de faire face à la baisse subite des effectifs de l’armée révolutionnaire française due aux pertes, aux désertions et, plus largement, aux départs massifs des volontaires levés en 1792 pour la durée d’une campagne, qui estimaient pouvoir rentrer chez eux, l’ennemi ayant été repoussé hors des frontières.

Cette levée eut un effet très favorable aux armées puisque malgré les résistances et désertions le nombre d’hommes sous les drapeaux s’accrut considérablement mais provoqua un fort mécontentement paysan et déclencha le soulèvement de Vendée.

http://blogs.mediapart.fr/blog/francis-daspe

http://fr.wikipedia.org

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Levée en masse

AD38  La Tour du Pin   D1793-1812   vue 29

 réquisition

Nous soussignés des municipalités du canton de La Tour du Pin et des sections de la dite commune déclarons avoir reçu l’ordre du chef-lieu de faire rendre les jeunes gens de la 1ère réquisition le 18 du courant à La Tour du Pin à neuf heures du matin munis de leurs sacs et d’armes autant qu’il sera possible ; et en même temps l’avis que cette municipalité a nommé pour chef provisoire de la réquisition Joseph Sambin et pour second Alexandre Ballet.

Le 16ème Germinal An 2ème de la République une et indivisible

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