Emeute au Collège de médecine

 

Le 27 novembre 1768, une rumeur populaire a déclenché une émeute au Collège de médecine de Lyon.

Ci-dessous, transcription d’une partie de la lettre adressée sans doute au Prévôt :

 

Monseigneur,
mutilations 2 1768 lyon

Sur un bruit populaire méchamment ou par indiscrétion répandu que le professeur d’anatomie attirait dans la salle de médecine des enfants vivants pour les y disséquer, le peuple s’est assemblé tumultueusement à la porte du collège placé dans l’enceinte de celui de MMrs de l’Oratoire emutilations 1768 lyont n’écoutant dans sa fureur ni raison ni représentation, a forcé les portes, pillé, enlevé et brûlé tout ce qui pouvait y être renfermé. Je m’y suis transporté sur le champ avec Mr l’Intendant où nous l’avons harangué inutilement pour apaiser cette licence, mais les anciens corps disséqués et renfermés dans les armoires du collège de médecine ont tellement excité la vengeance qu’ils ont mis le feu non seulement à ce que cette salle renfermait mais encore à une porte au-dessous de la bibliothèque célèbre du Collège des anciens Jésuites. Voyant alors Mgr que la force seule pouvait arrêter les séditieux, j’ai chargé MM les officiers de l’Etat major et les officiers des Compagnies de se mettre à la tête ….

 

Pour plus de détails, on peut lire une BD (Les rues de Lyon n°21 ; Le sang des carabins) et un article en suivant les liens indiqués.

 

http://fr.calameo.com/books/004480607d94d48dc3656

 

https://books.google.fr/books?id=0N44AAAAIAAJ&pg=PA436&lpg=PA436&dq=lyon+1768+%C3%A9meute+au+coll%C3%A8ge+de+m%C3%A9decine&source=bl&ots=I4IQoDJwbS&sig=e0StdONQwXY_QR9CfjFDkdwRGt8&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwi0rPOn_6rSAhWLLcAKHZPRDBc4ChDoAQghMAI#v=onepage&q=lyon%201768%20%C3%A9meute%20au%20coll%C3%A8ge%20de%20m%C3%A9decine&f=false

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Les cent jours

Le 1er mars 1815, Napoléon débarque à Golfe-Juan, près d’Antibes, avec 900 grenadiers, en provenance de l’île d’Elbe.

Confiné par les Alliés dans cette île pauvre de 230 km2, à peine peuplée de 12.000 habitants, l’ex-empereur des FraRoute-Napoleonnçais s’est refait une santé et a mis tout son génie au service de ses nouveaux sujets en s’appliquant à moderniser ses infrastructures. Mais il s’en lasse très vite. Ruminant son abdication forcée, il ne se satisfait pas de la souveraineté sur l’île et du titre d’Empereur qui lui a été généreusement laissé.

Il est aussi contrarié de ne pas recevoir la pension de 2 millions de livres promise par son successeur Louis XVIII et regrette l’absence de sa femme Marie-Louise et de son fils. Il a par ailleurs vent de rumeurs faisant état de son possible transfert sur un îlot beaucoup plus hostile, Sainte-Hélène !

 

Informé du mécontentement latent chez les paysans français et surtout les militaires, tenus à l’écart par le nouveau roi, rentré à Paris dans les fourgons des Alliés, Napoléon se convainc que les Français n’attendent que son retour et décide de s’enfuir.

Il profite de ce que le commandant anglais Campbell chargé de surveiller l’île est amoureux d’une Florentine et se rend fréquemment sur le continent. À la faveur de l’une de ces escapades à Livourne, il réquisitionne tous les navires de Portoferraio, capitale de l’île, et quitte celle-ci le 26 février 1815 à bord du brick L’Inconstant, accompagné de six autres bateaux. Échappant aux Anglais, la flotille gagne par surprise Golfe-Juan.

Évitant la Provence et la vallée du Rhône, qui se sont montrées hostiles à son égard lors de son transfert à l’île d’Elbe, l’année précédente, Napoléon emprunte la route des Alpes. Il reçoit le ralliement du 5ème de ligne à Laffrey, au sud de Grenoble, puis, à Auxerre, celui du maréchal Ney. Enfin, il peut remonter jusqu’à Paris et fait une entrée triomphale le 20 mars 1815 au palais des Tuileries, d’où s’est enfui le roi pas plus tard que la veille.

Mais cette équipée entamée à Golfe-Juan va durer à peine plus de trois mois avant de s’achever à Waterloo par une défaite militaire définitive, le 18 juin 1815. Les Cent-Jours vont aboutir à un deuxième traité de Paris, beaucoup plus dur que le précédent à l’égard de la France…

http://www.herodote.net/1er_mars_1815-evenement-18150301.php

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Compléments d’information

L’anée :               Mesure de futaille (tonneaux de bois)

                            Anée du Mâconnais = 300 litres

                            Anée de l’Isère = entre 72 et 76 litres

                            Anée du Rhône = 93 litres

 

Une hommée :Terme rural. Quantité qu’un homme peut labourer en un jour ; travail d’une journée.

 

 

Venir à jubé : se soumettre

 

Nolo judicare quemquam : je ne veux juger personne

 

Utilisée pour certaines cérémonies, en particulier les processions, la chape est une sorte de grande cape sans manches, fermée devant par une agrafe, souvent décorée de broderies et d’incrustations.

Le rochet a presque la même forme que l’aube : mêmes manches, même corps mais s’arrêtant à la hauteur des genoux. L’extrémité des manches est généralement ornée de dentelles laissant apparaître une étoffe de la couleur des manches de la soutane : noire, violette, cramoisie ou rouge.

Une prébende désigne un revenu strictement attaché à un canonicat, charge ecclésiastique du chanoine. Par extension, le terme s’est peu à peu appliqué à tout revenu découlant d’une charge ou fonction rémunérée de façon forfaitaire. Le terme de prébendier, ou bénéficiaire d’une prébende, peut également désigner un ecclésiastique servant au-dessous du chanoine.

Un obit est un service fondé pour le repos de l’âme d’un mort. Par extension, c’est aussi ce que rapporte ce service.

 

Pour  avoir plus de renseignements sur le suicide de l’évêque de Grenoble, Hay de Bonteville, on peut consulter « Les mystères du Dauphiné » de Claude Muller pages 150 et suivantes.

http://books.google.fr

 

Riverieulx de la Ferrandière :

  • Charles (1669-1748), conseiller du roi en la sénéchaussée et siège présidial (tribunal de justice) de Lyon, meurt au château;
  • Claude (1701-1790), neveu du précédent, prévôt des marchands, épouse en 1731 Hélène Morel;
  • Claude Antoine (1733-1794), fils des précédents, banquier, épouse en 1779 Claudine Bertholon; il meurt victime de la Révolution;

 

Marie-Aimé Guillin-Dumontet au château de Poleymieux :

http://www.cerpi-officiel.be/Lieux/lieux-hantes-du-rhone.html

 

En1790, l’Assemblée voulut que cette première commémoration du 14 juillet 1789 soit la fête de la réconciliation et de l’unité de tous les Français. L’Assemblée s’inspira des fêtes civiques spontanées organisées çà et là dans les départements.

Fête de la Fédération de Lyon, le 30 mai 1790

Le 30 mai 1790, la municipalité de Lyon organise une grande fête civique : les 28 bataillons de la garde nationale de Lyon et des délégations des départements voisins défilent et s’assemblent dans le « Grand-Camp », à l’extérieur de la ville dans la plaine des Brotteaux, où l’on a construit pour l’occasion un temple de la Concorde et un rocher surmonté par une statue de la liberté portant d’une main une pique surmontée du bonnet phrygien et de l’autre une branche d’olivier. Un vaste public est spectateur. Une messe est célébrée par le curé de la paroisse Saint-Georges, l’abbé Benoît-Nizier Servier. Un serment de fidélité à la nation, à la loi et au roi est prononcé.

 

 

Les muscadins

Le terme de muscadin a longtemps désigné les commis de magasin lyonnais.

1789 fut marquée à Lyon par des émeutes contre les octrois. Pour les réprimer, le premier échevin Jacques Imbert-Colomès, qui dirigeait le Consulat en l’absence du Prévôt Tolozan de Monfort, fit appel à la troupe de ligne. Il ressentit également le besoin de former une milice à sa main dans laquelle il invita à s’enrôler les « bons citoyens », sous entendu les fils de familles nobles ou bourgeoises. Pour abonder cette troupe qui sans cela n’aurait peut être pas été assez nombreuse, on y recruta également ceux qui étaient les fidèles serviteurs de la plupart des grandes familles lyonnaises : les commis. Ce que voyant, le peuple de Lyon fit passer le sobriquet de muscadin sur les épaules de l’ensemble de cette nouvelle troupe.

http://lespetitslyonnais.hautetfort.com/archive/2011/08/07/le-siege-de-lyon.html

http://muscadins.com/muscadin.htm

 

Histoire de Villeurbanne :   http://www.viva-interactif.com

 

 

 

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La difficile naissance de l’école de la République

L’école publique

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1921 : peine capitale

Nombreuses manifestations de soutien un peu partoutsource : Archives municipales de Lyon

Nombreuses manifestations de soutien un peu partout
source : Archives municipales de Lyon

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1778 : la médecine à Lyon

La formation des médecins et étudiants au 18ème siècle

La formation des médecins et étudiants au 18ème siècle
Archives municipales de Lyon

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1882 : réclames

pub1882

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Quartier mal famé

1849 : meurtre à la Guillotière

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L’écho de la fabrique

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1831 : presse et affiches

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