Tirage au sort

AD38  Dizimieu  BMS 1669-1738   vue 140

Cette lettre a été glissée dans le registre à la page indiquée. Au dos de cette lettre, il semble que le curé atteste du décès du milicien en question.

Nous syndic habitant en la communauté de Mars sous Bourcq province de Champagne section de Rethel certifions à tous qu’il appartiendra que Philippe Neufville dit Chevaillier garçon originaire du dit Mars a tiré au sort pour servir en qualité de soldat de milice dans les troupes de sa majesté et a tombé au dit sort en milice en l’année mil sept cent trois sur la …… et a toujours servi depuis ce temps-là en qualité de milicien pour la dite communauté dans les troupes du Roy ce que  nous avons signé ce jourd’hui trente et un et dernier jour du mois de juillet mil sept cent quatorze.

 Jean Giot syndic

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Les cent jours

Le 1er mars 1815, Napoléon débarque à Golfe-Juan, près d’Antibes, avec 900 grenadiers, en provenance de l’île d’Elbe.

Confiné par les Alliés dans cette île pauvre de 230 km2, à peine peuplée de 12.000 habitants, l’ex-empereur des FraRoute-Napoleonnçais s’est refait une santé et a mis tout son génie au service de ses nouveaux sujets en s’appliquant à moderniser ses infrastructures. Mais il s’en lasse très vite. Ruminant son abdication forcée, il ne se satisfait pas de la souveraineté sur l’île et du titre d’Empereur qui lui a été généreusement laissé.

Il est aussi contrarié de ne pas recevoir la pension de 2 millions de livres promise par son successeur Louis XVIII et regrette l’absence de sa femme Marie-Louise et de son fils. Il a par ailleurs vent de rumeurs faisant état de son possible transfert sur un îlot beaucoup plus hostile, Sainte-Hélène !

 

Informé du mécontentement latent chez les paysans français et surtout les militaires, tenus à l’écart par le nouveau roi, rentré à Paris dans les fourgons des Alliés, Napoléon se convainc que les Français n’attendent que son retour et décide de s’enfuir.

Il profite de ce que le commandant anglais Campbell chargé de surveiller l’île est amoureux d’une Florentine et se rend fréquemment sur le continent. À la faveur de l’une de ces escapades à Livourne, il réquisitionne tous les navires de Portoferraio, capitale de l’île, et quitte celle-ci le 26 février 1815 à bord du brick L’Inconstant, accompagné de six autres bateaux. Échappant aux Anglais, la flotille gagne par surprise Golfe-Juan.

Évitant la Provence et la vallée du Rhône, qui se sont montrées hostiles à son égard lors de son transfert à l’île d’Elbe, l’année précédente, Napoléon emprunte la route des Alpes. Il reçoit le ralliement du 5ème de ligne à Laffrey, au sud de Grenoble, puis, à Auxerre, celui du maréchal Ney. Enfin, il peut remonter jusqu’à Paris et fait une entrée triomphale le 20 mars 1815 au palais des Tuileries, d’où s’est enfui le roi pas plus tard que la veille.

Mais cette équipée entamée à Golfe-Juan va durer à peine plus de trois mois avant de s’achever à Waterloo par une défaite militaire définitive, le 18 juin 1815. Les Cent-Jours vont aboutir à un deuxième traité de Paris, beaucoup plus dur que le précédent à l’égard de la France…

http://www.herodote.net/1er_mars_1815-evenement-18150301.php

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Débarquement de Napoléon en 1815

Archives départementales du Rhône

Lettre du Préfet du Rhône au sous-Préfet de Lyon le 6 mars 1815

Napoléon à Lyon

 

Monsieur le sous-Préfet, J’ai l’honneur de vous prévenir que le 1er de ce mois, Bonaparte a débarqué près de Cannes en Provence, à la tête de 12 à 1500 hommes et deux pièces de canon.

D’après les avis que j’ai reçus, il est arrivé le 2 à Séranon, le 3 à midi à Castellane et le lendemain à 8 heures du matin à Barrême. On craignait qu’il arrivât le 4au matin à Dignes où il se faisait précéder par un ordre de fournir 5000 rations de pain, de viande et de vin. Comme il est probable que de Dignes il se dirigera sur Gap, on a pris dans cette dernière ville les mesures nécessaires pour arrêter sa marche et donner le temps de réunir des troupes pour s’opposer à l’exécution de ses projets.

Il est vraisemblable, Monsieur le sous-Préfet, que la nouvelle de son débarquement et de sa marche se répandra aujourd’hui à Lyon et que demain elle se propagera dans les communes de votre arrondissement avec des détails plus ou moins exagérés. Il est donc urgent que vous preniez des mesures pour qu’elle ne trouble pas la tranquillité publique.

Recommandez en conséquence à tous les maires des communes de redoubler de zèle et de surveillance pour prévenir toute espèce d’attroupement et de tumulte, de porter la plus sévère attention sur tous les individus.

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Armée révolutionnaire

Le 23 août 1793, est décrétée par la Convention la levée en masse. Plus que jamais, la République est en danger, menacée par la conjonction des ennemis du dehors (la coalition des souverains européens) et les ennemis du dedans (les révoltes vendéenne et fédéraliste). Sans oublier les émigrés français qui symbolisent, aux frontières, l’unification de ces deux menaces, internes et externes. Pour parer à la menace d’anéantissement, une chanson même appelée à passer à la postérité, la Marseillaise, ne suffira pas. Une mobilisation d’ampleur s’avère nécessaire. Ce décret de levée en masse est le second. Il devait concerner environ deux millions de soldats, avec la réquisition de tous les hommes de 18 à 25 ans non mariés ou veufs sans enfants. La mobilisation ne s’arrêtait pas à cette catégorie. Les hommes mariés devaient « forger des armes », les femmes fabriquer des tentes et donner des soins dans les hôpitaux, les vieillards enseigner la haine des tyrans. L’idée centrale était celle d’un soulèvement de la nation pour refouler les envahisseurs étrangers.

Un premier décret de levée en masse avait été voté le 23 février 1793. Soit  un mois après l’exécution du roi Louis XVI, qui avait scandalisé les cours européennes. La première coalition se constituait pour éradiquer ce qui était considéré comme un insupportable prurit révolutionnaire et faisait trembler les trônes européens. Il allait être également un des éléments déclencheurs (parmi d’autres) de la révolte de la Vendée. Il concernait 300 000 volontaires.

 

La levée en masse consiste à recruter des hommes de toutes les communes de France. A part l’obligation de prendre en premier lieu les célibataires de 20 à 25 ans, on laisse le choix des moyens, le plus souvent en recourant au tirage au sort et parfois au vote. Le but était de faire face à la baisse subite des effectifs de l’armée révolutionnaire française due aux pertes, aux désertions et, plus largement, aux départs massifs des volontaires levés en 1792 pour la durée d’une campagne, qui estimaient pouvoir rentrer chez eux, l’ennemi ayant été repoussé hors des frontières.

Cette levée eut un effet très favorable aux armées puisque malgré les résistances et désertions le nombre d’hommes sous les drapeaux s’accrut considérablement mais provoqua un fort mécontentement paysan et déclencha le soulèvement de Vendée.

http://blogs.mediapart.fr/blog/francis-daspe

http://fr.wikipedia.org

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