Archives Départementales du Rhône 1685 cote BP 2905
Du deuxième novembre 1685
Par devant nous se sont comparus Pierre Morial maître ouvrier en drap de soie de cette ville et Claudine Collon sa femme qui nous ont dit en se plaignant que le nommé Henry aussi maître ouvrier en drap de soie ayant conçu une haine toute particulière contre eux depuis quelques temps en ça aurait diverses fois menacé de les maltraiter comme de… . Il y a environ quinze ou seize jours dit à la dite Collon qu’elle était une putain, carrougue, qu’elle ne valait rien non plus que son mari, qu’il savait qu’elle sortait matin, qu’il l’attendrait et lui couperait le nez. Et ce jourd’hui environ sur onze heures du matin, tant le dit Henry que sa femme qui demeurent dans la même maison où ils habitent étant à leur fenêtre, il n’y a sorte d’injures qu’il n’ait proféré contre les dits plaignants, les traitant de voleurs, qu’ils mouillaient la soie du marchand, qu’ils étaient des faux témoins et en réitérant (?) toujours de dire que la dite Collon était une putain, qu’elle ne valait rien et qu’il lui couperait le nez ……………….
