Scandaleuse

AD38   Les Avenières/Ciers   BMS 1653-1695   vue 58

 

Le douzième septembre 1669, j’ai baptisé Benoît, fils illégitime de Louise Bourgey, vivant publiquement depuis de longues années de mauvaise vie au grand scandale de tout le public, laquelle m’a déclaré en présence de Benoît Micoulloud, Jean Perronnet, de Pierre Guillaume Lambel, qu’elle le donne à Louis Carriot, fils de feu Jean Carriot. A été parrain honnête Benoît Micoulloud et marraine Magdeleine Rabatel, mère sage Laurence Fillet.

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An II : enceinte et déclarée

AD38  Morestel   N 1793-1810   vue 22

 

Du huitième jour de Floréal l’an second de la république française une et indivisible sur les sept heures du soir devant nous Antoine François Grandval juge de paix du canton de Morestel écrivant notre greffier

est comparue Rose Némoz, fille de Pierre Némoz, serrurier et à Benoîte Gonnet, âgée d’environ vingt-quatre ans, habitant au dit Morestel, laquelle sur la foi du serment qu’elle a prêté la main levée à la manière accoutumée, a dit et déclaré être enceinte du fait et œuvre du citoyen Jean Gourju, cultivateur et habitant au dit lieu depuis environ sept mois et demi, déclarant n’avoir jamais eu d’autres connaissances charnelles avec d’autres hommes, protestant de ses dommages et intérêts celui avoué de veiller à la conservation de son fruit sous les peines portées par la loi, de laquelle déclaration nous avons donné acte et n’a signé pour ne savoir, ainsi qu’elle l’a déclaré, enquis et requis, signé Grandval, juge de paix et Michoud, greffier.

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Epitaphe à Voltaire en 1781

AD38   La Balme les Grottes  BMS 1742-1792   vue 130

 

Voltaire est mort en 1778. Cette épitaphe a vraisemblablement été rédigée par le curé.

 

VoltaireEpitaphe faite à Voltaire en 1781

 

Ce superbe mortel qui durant tant d’hivers

A du bruit de son nom rempli tout l’univers,

Ce philosophe athée,

Cet habile orateur,

Qui du siècle où nous sommes

Fit la honte et l’honneur,

Ce réel ennemi des dieux,

Ce composé si monstrueux

Des grossières erreurs, des nobles connaissances,

Cet objet de mépris et d’admiration,

Voltaire enfin est mort trop tôt pour les sciences,

Et trop tard pour la religion.

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Visite des Grottes de la Balme en 1782

AD38  La Balme les Grottes  1742-1792   vue 129

 

Le vingt-huit août 1782, il est venu un genevois pour visiter la grotte et étant curieux d’aller au fond du lac, ne pouvant se servir du petit bateau qui était à l’entrée, y a été à la nage, tenant à la main une chandelle, avec aussi son domestique, ce qu’on croira peut-être incroyable, mais ce qui cependant est très vrai.

 

Curé Roux

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Hector Berlioz

berlioz hHector Berlioz est né à la La Côte-Saint-André (Isère), le 11 décembre 1803.

A dix ans, son père, médecin,le place dans une école religieuse. Il reçoit en outre des cours de flûte et de guitare.

Très vite, il se passionne pour la musique.

Après avoir obtenu son baccalauréat à Grenoble en mars 1821, il entre à l’école de médecine de Paris. Mais il consacre beaucoup de temps à sa passion et écrit ses premières Å“uvres.

Il abandonne ses études de médecine, et entre en conflit avec ses parents qui lui coupent partiellement les subsides. Il survit grâce à quelques amis et des emplois de chanteur et de journaliste.

 

En 1826, il entre au Conservatoire.  En 1827, il découvre l’actrice Harriet Smithson qu’il épousera en 1833.

En 1830, il reçoit le Prix de Rome (Sardanapale) et compose la Symphonie fantastique.

Séparé de sa femme qui décède en 1854, Berlioz se remarie alors avec la cantatrice Marie Recio, sa compagne depuis de longues années.

Il entreprend de nombreux voyages à l’étranger où sa musique est mieux accueillie qu’à Paris. En 1846, La damnation de Faust est créée à l’Opéra-Comique de Paris.

Dans les années 1850, grâce à Liszt, la musique de Berlioz est très connue en Allemagne où on produit Benvenuto Cellini, Roméo et Juliette, et deux parties de La damnation de Faust. Berlioz créera ensuite Les Troyens en 1858.

Mort à Paris, le 8 mars 1869, Berlioz est enterré au Cimetière Montmartre à Paris.

 

Une biographie complète et de nombreuses informations sont disponibles sur le site suivant :

http://www.musee-hector-berlioz.fr/

 

Sans oublier le célèbre festival Berlioz, toujours à la Côte Saint-André :

www.festivalberlioz.com/

 

 

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L’âme en paix

AD38  Morestel  BMS 1745-1774   vue 139

 

Le 2 janvier 1761 est décédé le Sieur Jean Martin. Le curé fait alors état des dernières volontés du défunt.

 

Le dit Sieur Jean Martin vivant fermier de Monsieur le Président Quinsonas à Vernet (?), m’avait déclaré, malade dans son lit, m’avait déclaré qu’il fut payé chaque année pendant l’espace de vingt ans par les héritiers après sa mort, ainsi qu’il en a chargé son fils et héritier honnête Michel Martin verbalement la somme de quatre livres pour être employées les dites quatre livres à célébrer des messes chaque année pour le repos de son âme et en conséquence, je lui ai passé quittance pour l’année mil sept cent soixante et un, le douze janvier année susdite, ce que je certifie véritable.   Qu’il voulait qu’il fût payé.

 

Meyssin, curé de Morestel

 

 

J’ai reçu de honnête Michel Martin, fils et héritier de défunt honnête Jean Martin la somme de quatre livres dont le dit Michel est obligé de s’acquitter envers les curés de Morestel, ainsi que son père me l’avait déclaré et l’a chargé chaque année pour célébrer des messes pour le repos de son âme pendant l’espace de vingt ans, dont quitte le dit héritier pour la présente année mil sept cent soixante et un au dit Morestel le douze janvier année susdite 1761.         Meyssin, curé de Morestel

Reçu aussi les dites quatre livres jusqu’inclus l’année mil sept cent soixante et dix           Meyssin, curé

Et inclus 1776         Meyssin, curé

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Artas : traces d’histoire

prieure2Après la fondation de l’abbaye de Cluny, de nombreux prieurés furent construits. Parmi eux, figurait le modeste monastère d’Artas, avec ses quatre moines, placé sous le vocable de Saint Pierre. On ne connaît pas exactement la date de sa fondation. Il serait mentionné dans une bulle du pape Urbain II, en 1095 (année de son appel pour la première croisade).

Son implantation semble avoir été judicieuse, sur un promontoire, sous la protection d’un castrum (motte féodale du Châtelard), en marge d’une voie de communication (le Grand Chemin) car les monastères avaient aussi vocation à offrir l’hospitalité.

Local_ArtasLes statuts de l’ordre prévoyaient des visites canoniques. Les constats établis sur la situation des prieurés, leur état aux plans spirituel et temporel, étaient transmis avant le chapitre général afin que les définiteurs, puissent statuer et décider des mesures à prendre, souvent pour corriger les écarts à la Règle.
Ces comptes rendus couvrent, pour le prieuré d’Artas, une période de décadence de l’ordre de la fin du XIIIème siècle au début du XVIème siècle. Ruine des bâtiments, endettement, négligences sur le plan spirituel, défaillance de l’hospitalité sont fréquemment relevés. A la limite des possessions du Dauphin du Viennois et du Comte de Savoie, le prieuré fut également victime de leur conflit comme le rapporte la visite de l’année 1331: « Les gens du dauphin de Viennois ont endommagé la ville et le prieuré. La ville fut incendiée du fait de la guerre des gens du comte et du dauphin. Le prieur doit poursuivre lesdits gens par les censures ecclésiastiques afin d’avoir un remboursement. »

Les registres paroissiaux font référence au XVIIème siècle à des religieux vivant au prieuré.

dessin prieur dartas avant 1650Aujourd’hui, ne subsiste plus que le vieux clocher roman de style lombard, dernier vestige à défier le temps. La présence d’une école accolée à l’église peut, tout de même, laisser deviner – à l’Å“il  perspicace – la présence d’un ancien bâtiment conventuel.

En 1835, le prieuré connut le même destin que l’abbaye-mère de Cluny: démolition des cloîtres et vente des matériaux. Seule une partie fut conservée pour y établir la maison d’école imposée par la loi Guizot aux communes de plus de 500 habitants. La reconstruction de l’école de filles au début du XXème siècle faisait disparaître ce vestige.

 

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Meyrieu : un peu d’histoire

 Meyrieu : quelques bribes d’histoire

 

L’ancienne église de Meyrieu, dédiée à SAINT MARTIN était située au hameau de Boucharin et entourée du cimetière. La démolition de cette église intervint au premier semestre 1874. Le doublement de la population en deux siècles rendait nécessaire la construction d’une nouvelle église plus vaste et l’agrandissement du cimetière. Il avait été décidé d’utiliser les pierres du vieil édifice pour construire la nouvelle église.

Le clocher ne fut pas entièrement démoli, mais on conserva la partie basse pour en faire une chapelle de sépulture. Une nouvelle toiture fut posée sur ses murs et une croix en fer forgée la surmonta. Le linteau de pierre de la partie basse du clocher porte en gravure le nom de SAINT MARTIN et la date de 1684.

 

Meyrieu les Etangs: Ce nom a varié au cours des siècles. Voici diverses appellations relevées en consultant de vieux documents :     

                                 OLYMPUS DIGITAL CAMERA

–         MARIACO au 10ème siècle

–         MAIREU au 12ème

–         MAYREU au 13ème

–         MAIRIEU au 14ème

–         MEYRIACUM au 15ème

–         MERIEU au 16ème

–         MEYRIEUX au 17ème

–         MEYRIEU au 19ème

–        MEYRIEU LES ETANGS qui reçut l’approbation ministérielle en 1967.

 

Mariaco, Mariacum, Meyriacum : L’origine de ce nom peut venir du gallo-roman et signifier « pâturage » mais c’était peut-être le nom d’un domaine (villa) d’origine gallo-romaine comme il en existait beaucoup dans la région. La base serait Marius ou Mero (nom d’origine gauloise désignant des ronces).

D’autres interprétations existent mais aucune n’est vraiment avérée.

Si quelqu’un possède des informations plus précises, j’aimerais les connaître.

 

 

La seigneurie de Meyrieu

Elle appartint à plusieurs familles qui possédèrent successivement trois châteaux :

  • le château fort des De Maireu dont on connaît l’existence, mais pas l’emplacement.
  • la maison forte des Tournelles bâtie en 1289 et qui subsista jusqu’à la fin du XVIIème siècle
  • le château de Langouvert qui abrite aujourd’hui l’IMPRO et qui fut pillé en 1789

 

Pour mieux connaître l’histoire de Meyrieu, on peut consulter deux opuscules fort bien documentés rédigés par Jean Pellet :

« une église toute simple dans un village sans histoires »

« Les noms de lieux de Meyrieu les Etangs »

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Les dîmes

 

 

La dîme était une redevance en nature exigée par l’Eglise. Elle devait servir à l’entretien des curés et des besoins de l’église dans chaque paroisse. En fait les dîmes entretenaient le haut-clergé, les curés de paroisse devant se contenter de la portion congrue. Ceci dit, chacun veillait jalousement sur son « territoire » et il n’était pas rare de voir des conflits au sujet des limites de la dîmerie.

La dîme pesait en principe sur tous les revenus, mais en réalité surtout sur les produits de la terre (grains, paille, foin, chanvre, etc.) et le croît des troupeaux. Elle était prélevée dans le champ, sitôt la récolte terminée. Les paysans faisaient publier au prône de la messe de paroisse, ou à l’issue de celle-ci, le jour de la récolte, afin que le décimateur ou son collecteur puisse se trouver sur les lieux.

Cet impôt ne représentait pas forcément la dixième partie des fruits de la terre et des troupeaux, mais, quelquefois, la douzième, la quinzième, ou la vingtième, suivant l’usage de chaque paroisse.

Il convient de distinguer les grosses dîmes, les menues dîmes et les dîmes novales. Les grosses dîmes se percevaient sur les principaux revenus de la paroisse (tels que le seigle ou l’avoine), les menues dîmes sur les moins considérables (tels que le chanvre ou les légumes) et les dîmes novales sur le produit de terres récemment mises en culture ou défrichées (depuis moins de 40 ans) ou nouvellement chargées de fruits sujets à la dîme.

 

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Meyrieu

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