Saint Jean de Bournay

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août 1789 : la répression

Après les pillages et destructions fin juillet 1789, les sanctions sont tombées sans retard.grandepeur7

 

Cinq hommes, Antoine Remendon et Jean Rostaing de Moidieu, Christophe Mercier de Beauvoir de Marc, François Bouliat et Laurent Poizat de Villeneuve de Marc, furent pris et conduits à la prison de Vienne où le comité permanent, sous la pression de la foule , les fit relâcher.

Jean Baptiste Nugues, d’Artas (qui avait incendié le château de Moidière) et Ennemond Curt de Saint-Agnin, n’eurent pas cette chance et le 7 août, furent condamnés à mort. Voici la copie du jugement qui condamnait deux pauvres bougres à être horriblement exécutés :

 

De par le Roi,

Nous, Jacques Duclaux de la Rochette, chevalie de l’ordre royal et militaire de Saint Louis, lieutenant-colonel de cavalerie et prévôt général de la maréchaussée du Dauphiné,

Savoir faisant qu’un procès a été mû et intenté entre le procureur du roi de la dite maréchaussée de Vienne, demandeur accusateur d’une part ; Jean Baptiste Nugues et Ennemond Curt, accusés détenus, défendeurs d’autre part.

Nous, jugeant prévôtalement et en dernier ressort sur les procédures criminelles à nous rapportées au greffe et par ce qui résulte d’icelles, avons déclaré les dits Nugues et Curt dûment convaincus d’avoir participé au pillage et incendie des châteaux de Vaux (Vaulx Milieu) et de Moidière (Bonnefamille) ; au pillage et saccagement des châteaux d’Artas et de Montfort et de celui de Monsieur Berger de Moidieu fils, procureur général au parlement de cette province du Dauphiné, de la maison religieuse de Bonnevaux, des maisons de Monsieur Anglès, conseiller au même parlement, situées à Hauterive sur Meyssies et de celle de Monsieur de Miribel à Châtonnay.

Pour réparation de quoi, nous avons condamné les dits Jean Baptiste Nugues et Ennemond Curt à être pendus et étranglés jusqu’à ce que mort naturelle s’en suive par l’exécuteur de la haute justice. Savoir : le dit Curt à une potence qui sera dressée à cet effet au lieu-dit de la Détourbe, et le dit Nugues à une autre potence qui sera pareillement dressée à cet effet sur la grande route de la Verpillière à Bourgoin, le plus près du château de Vaux que faire se pourra, et leurs corps morts y demeureront suspendus, et les avons en outre condamnés à une amende de dix livres envers le roi et aux dépens et frais de procédure.

Donné au palais royal et delphinal de Vienne le 7 août 1789.

Le chevalier de Saint Romain, juge ; Alméras-Latour et Piot, conseillers ; Bouthier, Ginet et Teste, assesseurs.

 

Le lendemain de ce jugement, 8 août, un sinistre convoi composé de 30 dragons, 30 canonniers, 12 hommes de la milice bourgeoise de Vienne accompagnés d’un capucin venu apporter les secours de la religion aux deux malheureux condamnés, quitta Vienne et, après deux heures de marche sous une chaleur torride, s’arrêta à Estrablin où lecture du jugement prévôtal leur fut faite.

Arrivé à la Détourbe, Curt est pendu à un arbre en bordure du chemin menant à Beauvoir de Marc, face au château de Malissoles (Berger de Moidieu). Après cette affreuse exécution, le triste équipage reprit sa marche par Savas, Beauvoir de Marc, Charantonnay, Artas, pays natal de Nugues et arriva enfin à Vaux où ce dernier fut tué de la même manière.

 

http://genealogie-simard-boudarel.over-blog.com/article-4781380.html

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Le train à Diémoz

train diémozDiémoz se trouve sur la ligne de Lyon Montplaisir à Saint Marcellin. Cette ligne, d’une longueur de 119 km, a été construite par tronçons. Le tronçon de Saint-Jean de Bournay à la Côte Saint-André (18 km) date de 1899. En 1900, la ligne s’allonge de 13 km de la Côte vers Viriville, puis en 1901, de 13 nouveaux kilomètres vers Roybon, puis en 1908, de 27 km jusqu’à Saint-Marcellin. C’est en 1909 que la ligne part de Lyon jusqu’à Heyrieux sur 22 km et de Heyrieux à Saint-Jean de Bournay sur 26 km, la déviation pour Saint-Priest datant de 1914.

Cette ligne a fonctionné jusqu’en 1927, année où les bus ont commencé à remplacer certaines sections. Tous les tronçons ont été fermés en 1937. La ligne a été définitivement déclassée en 1939 (rails démontés et ôtés).StGeorges-01

La ligne partait de Lyon Montplaisir et passait par Parilly, Vénissieux, Saint-Priest, Mions, la Croix-Rouge, Toussieu, Saint-Pierre de Chandieu, Rajat, l’avenue de la République à Heyrieux, le carrefour de l’Alouette, Diémoz, le carrefour de Lafayette, la Grande Maison, Sur la Ville, Saint-Georges d’Espéranche, Charantonnay, Chasse, Beauvoir de Marc, Gerbolle, Royas, le Rouleau, Saint-Jean de Bournay, Les Monts, Villeneuve, Bonnevaux, Lieudieu, Semons, La Blache, Balbins Ornacieux, la place Hector Berlioz, la gare PLM et l’usine Girodin à la Côte Saint-André, Saint-Siméon de Bressieux , le Mollard, Chevalin, Chatenay, Viriville, les Etangs, le camp de Chambarand, le Grand Fayard, Roybon, le Pont, Aigues Noires, la Trappe, la Sapinière, Dionay, l’Abbaye de Saint Antoine, Cizière, Chapèze, Chatte, Puvelin et enfin le Champ de Mars et la place Maloc à Saint-Marcellin.

 

Pour en savoir plus, consulter le site : http://genealogie-simard-boudarel.over-blog.com/article-5509899.html

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La grande peur en Dauphiné

Celle qui traversa notre région trouva son origine en Franche-Comté et arriva chez nous par le Bugey en descendant vers la vallée du Rhône.

La rumeur voulait que des brigands, puis des savoyards ou des sardes attaquaient les villages, incendiaient les gerbiers, empoisonnaient les puits et les fontaines. La rumeur enflait en se propageant mais en réalité, il n’y avait personne en dehors de quelques brigandages sans conséquence.

C’est à partir du 27 et 28 juillet que la rumeur se calma et que l’on sut que l’alarme était fausse. C’est alors que les paysans s’en prirent à la noblesse, les accusant d’avoir lancé la rumeur. C’est alors que l’on vit des troupes entières attaquer, piller, brûler et détruire les châteaux des environs. Puis les paysans détruisirent les terriers qui représentaient leur dépendance vis-à-vis de la féodalité.

Après cet épisode, vinrent la répression et le retour au calme dans le Nord-Isère.

On peut trouver de nombreux autres renseignements sur les sites :

http://genealogie-simard-boudarel.over-blog.com/article-4781380.html

http://www.nivolas-vermelle.fr/vivre-a-nivolas-vermelle/histoire-et-patrimoine/222-la-grande-peur-en-bas-dauphine.html

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1788 : La journée des tuiles

Ce récit décrivant la journée des tuiles le 7 juin 1788 à Grenoble est un témoignage et, à ce titre,  il peut se montrer partial ou approximatif.

AD38  vue 155  BMS 1771-1792   St Jean de Bournay / St Pierre

 

Le huitième mai de la présente année sous l’administration de Mrs De Brienne et De Lamoignon, l’un principal ministre, l’autre garde des sceaux, il y eut une révolution dans tout le royaume. Le jour susdit et presque à la même heure, par ordre exprès du Roy, toutes les cours de Parlement du royaume furent investies de troupes et l’on fit enregistrer militairement plusieurs édits, entre autres celui de la création des grands baillages, la réduction des cours de Parlement à quarante membres. Les grands baillages, suivant l’édit de leur création, devaient juger en dernier ressort, jusqu’à la somme de vingt mille livres, les présidiaux jusqu’à celle de quatre mille, ce qui réduisit le pouvoir des parlements à des causes seulement des corps et communautés et de la noblesse, l’autre édit portant création d’une chambre plénière pour l’enregistrement des lois et édits. B…aux plusieurs autres édits au nombre de douze, ce qui lança une révolution presque dans tout le royaume, entre autre en Dauphiné, en Bretagne et dans le Béarn.

La ville de Grenoble voyant ses magistrats exilés, s’ameuta. Les portes furent fermées et aucun de ses seigneurs n’en put sortir. L’alarme fut donnée sur les dix à onze heures du matin. Le tocsin fut sonné dans toutes les églises de la ville. Les paroisses des environs en firent de même et descendirent des montagnes et des environs de Grenoble des milliers de citoyens armés qui firent brèche aux deux ponts et obligèrent la garnison à rentrer dans leur quartier. Deux personnes furent tuées. Le commandant de la province courut grand risque de perdre la vie. Le commissaire des guerres y souffrit beaucoup dans ses meubles et denrées. Les magistrats furent conduits bon gré mal gré pour y siéger. La garde bourgeoise s’empara des portes et fit les services pendant plusieurs jours. Les magistrats assemblés firent leur possible pour contenir le peuple de tout état et faire cesser l’émeute qui fut apaisée quelques jours après.

Les membres du Parlement sortirent secrètement de la ville pour se rendre au lieu de l’exil qu’ils avaient choisi. La municipalité alors fit fonction de juge. Les deux premiers consuls bientôt après furent mandés en cour par lettre de cachet. Les officiers municipaux intéressèrent les villes, bourgs et communautés à se joindre à eux pour supplier humblement le Roy de les écouter et leur rendre justice. Plusieurs se réunirent à la ville de Grenoble, comme Saint-Jean de Bournay, Beaurepaire, ……….., le Comté de Chaumont, les communautés du Haut-Dauphiné. Plusieurs refusèrent comme Vienne, Valence, parce qu’ils espéraient un grand baillage. La noblesse s’assembla en corps, invita le clergé et le Tiers-Etat à s’unir à eux. Cette assemblée fut défendue. Monsieur le Maréchal de Vaulx fut envoyé pour calmer les esprits et pacifier la province.

L’assemblée ne pouvant se tenir à Grenoble, se tint à Vizille. Elle fut composée tant de la noblesse, du clergé, que des députés du Tiers-Etat, de plus de 600 personnes qui firent un arrêté en plusieurs articles qui fut envoyé en cour. Entre autre, il fut arrêté qu’on demanderait les états de la province qui furent accordés tels qu’ils se tiennent actuellement à …………… dont le maire, Monsieur de Delay s’est immortalisé.

Le 21 octobre, le Parlement fut rappelé à ses fonctions. Chaque ville et justice de son ressort ……. pour le complimenter. Le jour de la rentrée, la joie fut indicible à Grenoble. Les fêtes et réjouissances inexprimables ainsi que dans presque toutes les villes de province, même à Saint-Jean de Bournay où il y eut feu de joie et d’artifice, illumination, souper et danses publics qui ne cessèrent qu’au jour. Monseigneur l’archevêque de Vienne élu président des états par les états mêmes s’est montré bien digne de cette place. On s’y occupe du bien de la province et je crois des moyens à prendre pour l’acquittement de la dette nationale. On ne peut que bien augurer des opérations de cette auguste assemblée qui doit bientôt se séparer jusqu’à nouvel ordre.

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1789 : La grande peur à Meyrieu

 Vues 179/180  9 NUM/AC231/2

 

Le 27 juillet 1789 à huit heures et demie du soir pour cette paroisse, l’alarme fut donnée que les Savoyards étaient à Bourgoin en conséquence on fit sonner le tocsin pour assembler les hommes de la paroisse en état de porter des armes et de pouvoir se défendre. Les uns s’armèrent de fusils, les autres de faux. 

Mr le chevalier de Moidieu qui était à Meyrieu se rendit au son des cloches au Bourcharin devant la cure où était assemblée une partie des hommes de la paroisse et leur dit d’aller de former une ligne depuis le coteau de Jacquier de radoire jusqu’à Crachier pour observer si on se jetterait de ce coteau.

Mais ce fut  une fausse alarme. Bourgoin l’eut le même jour mais plus à bonne heure par l’homme d’affaires de madame de Vallin de La Tour du Pin. En conséquence, Bourgoin l’a répandu à Lyon, à Vienne, à Grenoble. Les paroisses circonvoisines de Bourgoin s’assemblèrent et se rendirent à Bourgoin où après avoir passé une partie de la nuit à garder et à boire, le 28 du même mois, prirent la révélation d’aller brûler et saccager les maisons nobles et châteaux des environs, voulant d’abord brûler la maison de Mr Anglancier de Saint Germain située sur la place de Bourgoin mais ils en furent empêchés par les habitants de la ville.

De là se transportèrent au château de Bourgoin appartenant à Mr le marquis de Maubec comme seigneur en gages et y brûlèrent les terriers et autres papiers concernant les droits seigneuriaux. Partant de là, ils forcèrent Mr du Rival, sous-lieutenant de la maréchaussée de se mettre à leur tête pour aller saccager le château de Domarin, brûler le château de Vaulx, saccager et piller la maison de Monsieur de Meyrieu à La Verpillière, le château de Mr de Seyssin au Layet, la maison de Mr de Michalon à Vaugelas, incendier le château de Moidière à Bonnefamille, celui de Mr de Sérézin à Saint-Quentin.

Le 29 du même mois, pillèrent et saccagèrent le château de Césarges. De là, se rendirent au château de Meyrieu qu’ils pillèrent et saccagèrent à Châtonnay la maison de Mr de Moidieu, ancien procureur général, appelée le dôme, qu’ils saccagèrent et pillèrent le 30 du même mois ainsi que la maison de Mr de Miribel de Châtonnay. L’abbaye de Bonnevaux essuya le même sort, le même jour à Madame de Battin à Tramolé.

Enfin, quantité de châteaux ont été saccagés et incendiés par des gens qu’on appelait à cette époque brigands, qui disaient qu’ils prenaient le parti du tiers contre la noblesse. Ces gens furent dépaysés par des pelotons de dragons qui étaient en garnison à Vienne qu’on répandit dans plusieurs paroisses. Beaucoup furent tués par les dragons, beaucoup d’arrêtés et mis dans les prisons, quelques uns de pendus pour servir d’exemples et inspirer de la terreur.

Enfin, ce bruit des brigands se répandit dans toute la province depuis la Guillotière jusqu’au-dessus de Briançon et toutes les paroisses sonnèrent le tocsin étant imbus de l’alarme et faire observer que tout cela servirait pendant la tenue des états à Versailles assemblés …………le 4 de may.

Ad rei Memoriam

Janvier 1790 Faure, curé de Meyrieu à cette époque

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