Arrestations d’ecclésiastiques : relevés d’actes dans les archives

Date : 27/07/1759
Nom : GUIBAL
Prénoms : Jean Jacques
Lieu d’origine : Lyon
Age : 50
Prénoms : Adélaïde
Sexe : F
Témoin 1 : SIREBEAU François Jean   commissaire au Châtelet
témoin 2 : MARAIS Louis  inspecteur de police
témoin 3 : VAUDRY   tenancière
Note : Infraction commise rue Croix des Petits Champs. Le prévenu est prêtre du diocèse de Lyon, curé de Villebois en Bugey, demeurant ordinairement au Tillay près Gonesse, à présent logé à Paris rue aux Fers, chez son frère, chez un marchand de tabac.

 

 

Date : 15/07/1760
Nom : TREYNET
Prénoms : Jacques
Lieu d’origine : Saint Genis près Lyon
Age : 22
Commentaire : clerc tonsuré du diocèse de Lyon
Nom : DESNONCOURT ET ST PONANGE
Sexe : F
témoin 1 : SIREBEAU  François Jean  commissaire au Châtelet
témoin 2 : MARAIS  Louis  inspecteur de police
témoin 3 : DESMARETS  tenancière
Note : Infraction commise rue saint Honoré, près les Pères de l’Oratoire . Le prévenu est bachelier en l’université de Valence, et est depuis 3 mois à Paris, logé rue de la Harpe chez le sieur DUTILLOY, limonadier, où il est en pension. Il a amené les deux prostituées à goûter derrière le Luxembourg , puis ramené chez leur tenancière

 

 

Date : 10/04/1755
Type d’acte : Divers
Nom : CHAMPION
Prénoms : François Guillaume
Lieu d’origine : Soissons
Age : 35
Commentaire : prêtre curé de Sainte Croix / Basserel, diocèse de Soissons
Nom Prénoms : BLAYE Marie Louise
Sexe : F
Lieu d’origine : Paris Saint Eustache
Age : 19
Commentaire : demeurant avec la Mitronne sa tenancière
témoin 1 : CHENON Pierre   commissaire au Châtelet
témoin 2 : DE LA VILLEGAUDIN  Pierre    inspecteur de police
témoin 3 : BERRIER
Note : Le contrevenant a dit être à Paris depuis le mardi précédent pour affaire et loger au Palais Royal chez son oncle PETIT, premier médecin de Monseigneur le Duc d’Orléans. L’infraction a eu lieu Rue Saint Honoré, dans une maison occupée en bas par le sieur CHARLES maître chapelier, et au fond de la cour par la Mitronne, tenancière. Le prévenu a dit s’être contenté de causer avec elle. Le rapport du sieur CHENON au sieur BERRIER stipule qu’il l’a trouvé s »amusant avec une fille d’amour, et qu’il leur avait demandé d’avoir quelques égards pour lui, que c’était la première fois qu’il venait dans un tel endroit, que sinon il serait perdu pour toujours. La fille confirma qu’elle ne l’avait jamais vu auparavant, que ni lui ni elle n’avait consommé, mais qu’elle était en état de dire qu’il avait un …. chrétien long d’un quart d’aune. Suit une lettre datée du lendemain matin à 8 heures ( le flagrant délit ayant eu lieu à 8 heures du soir ) de l’oncle du prévenu au sieur BERRIER, qui explique que son neveu est totalement innocent, que c’est lui qui l’avait envoyé chercher son fils chez une nommé GANTESSE habitant rue Saint Honoré. Il aurait demandé son chemin à la fille dont il est question, qui l’aurait entraîné. Il lui aurait fait des remontrances sur sa mauvaise vie et allait sortir quand les deux officiers sont arrivés.

 

 

Date : 22/07/1756
Nom : GASTON
Prénoms : Jean Louis
Sexe : M
Lieu d’origine : Rhodès ( Rodez ? )
Age : 33
Commentaire : professeur au collège de la Marche, prêtre du diocèse de Rhodès
Nom : ROGER
Prénoms : Madeleine Dite Montdor
Sexe : F
Lieu d’origine : Paris
Age : 19
témoin 1 : THIOT Antoine Joachim     commissaire enquêteur et examinateur au Châtelet
témoin 2 : MEUSNIER Jean Baptiste     inspecteur de police
témoin 3 : ROSOY  Catherine Dite Lavillette    tenancière
Note : Infraction commise rue de la Harpe, dans une maison vis à vis de la Rue de la Poupée, appartenant au sieur DUBUCHET greffier au Petit Châtelet lui-même demeurant rue de la Bûcherie. Le prévenu demeure rue et montagne Sainte Geneviève. Lorsqu’il a voulu partir, un particulier à lui inconnu a voulu l’en empêcher, ce qui l’a fait crier au voleur et à l’assassin, ce qui eut pour effet d’amasser la populace et d’attirer l’attention du guet. Le post scriptum de MEUSNIER précise que le prévenu est un libertin qu’il a déjà trouvé en mauvais lieu avec deux de ses frères le 22 mai précédent, chez la nommée STRAUSS dite de Bellefonds , avec laquelle il couchait de 4 à 5 fois par semaine. Avant, il vivait au même titre avec une certaine demoiselle LECLERC du Clouseau, actuellement rue de Tournon, qu’il avait escamotée au chevalier de Baux, ancien commandant du régiment d’Auvergne. Les auteurs du livre mentionnent qu’il paraît que les espions rôdaient autour de la maison en attendant l’arrivée du commissaire et de l’inspecteur mais comme le prévenu allait partir et eux perdre le fruit de leurs peines, ils l’arrêtent en ameutant le voisinage.
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Donation

AD38  Rochetoirin  BMS 1692-1758   vue 216

 

Ce document n’est pas daté mais se trouve dans le registre en 1754.
 

 

Mémoire des effets que Marie Genin veuve de Jean George Batier laisse par donation verbale à Marguerite, sa filleLe Nain   XVIIème siècle

1°  un pétrin
2°  un lit
3° deux petites arches
4°  une crémaillère
5° une marmite de fer
6°  un petit chaudron
7°  un rouet à filer
8°  une barrique
9°  un chauffe-lit
Cette donation a été faite en présence de Sr Pierre Villermet, curé de la paroisse de Rochetoirin, de Pierre Clément, de pierre Gatier, de Claude Poncin dit Lader, de Jacques Hulard, de François Hulard, tous habitants de Rochetoirin.

 

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Les dîmes

 

 

La dîme était une redevance en nature exigée par l’Eglise. Elle devait servir à l’entretien des curés et des besoins de l’église dans chaque paroisse. En fait les dîmes entretenaient le haut-clergé, les curés de paroisse devant se contenter de la portion congrue. Ceci dit, chacun veillait jalousement sur son « territoire » et il n’était pas rare de voir des conflits au sujet des limites de la dîmerie.

La dîme pesait en principe sur tous les revenus, mais en réalité surtout sur les produits de la terre (grains, paille, foin, chanvre, etc.) et le croît des troupeaux. Elle était prélevée dans le champ, sitôt la récolte terminée. Les paysans faisaient publier au prône de la messe de paroisse, ou à l’issue de celle-ci, le jour de la récolte, afin que le décimateur ou son collecteur puisse se trouver sur les lieux.

Cet impôt ne représentait pas forcément la dixième partie des fruits de la terre et des troupeaux, mais, quelquefois, la douzième, la quinzième, ou la vingtième, suivant l’usage de chaque paroisse.

Il convient de distinguer les grosses dîmes, les menues dîmes et les dîmes novales. Les grosses dîmes se percevaient sur les principaux revenus de la paroisse (tels que le seigle ou l’avoine), les menues dîmes sur les moins considérables (tels que le chanvre ou les légumes) et les dîmes novales sur le produit de terres récemment mises en culture ou défrichées (depuis moins de 40 ans) ou nouvellement chargées de fruits sujets à la dîme.

 

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Les dîmes et les dépenses de l’église

AD38   Artas  BMS 1696-1737   vues 299 et suivantes

 

Une longue liste de personnes devant acquitter la dîme novale a été établie par le curé. Chaque nom est précédé du terme « tenet » qui signifie en latin « détient ». Un extrait de cette liste suit.

Il semble que les termes matin, soir, midi et bise définissent l’orientation des terres comme est, ouest, sud et nord.

Mesures agraires répandues dans le Dauphiné, la bicherée vaut de 15 à 18 ares et la couperée 4,4 ares  (variable d’une paroisse à l’autre), l’are valant comme chacun sait 100m2.

Pour plus de détails sur les dîmes voir l’article correspondant.

 

Novales

 

Tenet François Simondan une pièce de terre de la contenance de 14 bicherées défrichée en 1732 et 1733 qui était en broussailles au mas du bois coupé que jouxte le chemin de Royas de Bise, bois de Mr le prieur du soir et Duranton du midi.

 

Tenet François Petit dit Guiamier dit Galon une pièce de terre au mas de la ressolisse de la contenance de six couperées défrichée en 1737 que jouxte Claude Saunier du vent, André Bossy du soir, Mr Pelisson de Bise.

 

Tenet le rentier de la grange de Mr de Vaux une terre ci-devant verger que jouxte le grand chemin de Lyon du matin, le chemin qui va au Revollet du midi, la dite grange de bise.

 

Tenet Jean Maret du Revollet au mas des Raffinières une pièce de terre dans laquelle il y a environ dix couperées qui ont été défrichées en 1736.

 

On trouve aussi une répartition des novales entre les curés d’Artas et de Four et des quittances concernant les achats réalisés pour l’église et la cure dont voici quelques exemples :

 

Le 17 mai 1724, j’ai acheté à Lyon six chandeliers, une grande croix, une lampe, le tout d’alchimie pour le prix de cent trente six livres et c’est en partie de mon argent et de celui de l’église.

 

Du 20 mai 1743, j’ai fait refaire par un peintre de Paris nommé Logeard le tableau du côté de St Etienne qui n’était fait qu’en détrempe et fort laid. Il a été onze jours à le refaire qui, à vingt sols par jour monte onze livres : quatre livres pour les couleurs, dix francs pour vingt jours que je l’ai nourri et vingt-six sols pour son lit montent en tout vingt-six livres que j’ai données de mon argent. Sur quoi, il a repassé le tableau du Christ et des deux anges.

 

Le 28 décembre 1751, j’ai fait faire une chape d’un satin cramoisi à fleurs d’argent fourni par Madame de Tarnézieu et dont les franges et le galon d’argent fin que j’ai fourni de mon argent ont coûté nonante cinq livres.

 

Les fondations : des messes payées à l’avance. En voici un exemple :

 

J’ai une fondation faite par Dame Pernette Vignon de dix-huit messes de mort qui seront célébrées annuellement à l’autel de St Denis, à commencer le 16 août jour de son décès 1677 pour le paiement desquelles y compris les deux messes fondées par feu Messire Zacharie Bellet, son fils, curé d’Artas, elle a donné un pré situé à St Agnin qui est actuellement loué quatorze livres.

L’acte de la fondation est dans les papiers de la cure.

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Il n’est resté que la tête …

AD38   Creys Pusignieu   BMS 1723-1758   vue 98

 

Le 13 mai 1735 est décédée Françoise Giroud fille à feu Antoine et de Marie Lutray, mariés, de Pusignieu, paroisse de Creys, âgée d’environ deux ans et le quatorze suivant a été ensevelie dans l’église paroissiale du dit lieu.

Ensemble dans le même tombeau a aussi été enseveli le chef d’Antelme Painot, fils à Jacques du dit Pusignieu, lequel fut dévoré par le loup le cinquième du dit ; lequel chef a été trouvé et bien reconnu être celui du dit Antelme Painot le dit jour 7 mai, le tout fait en présence du dit Painot père du dit Antelme, de François Giroud, oncle de la dite défunte Françoise et de Claude Giboulet fils de Barthélémy, de Creys.

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Un soldat parmi d’autres

Il a été mobilisé en 1914. Il avait 20 ans.

Simple soldat, caporal puis sergent.

Il est rentré en janvier 1919.

Il a rempli quelques carnets de notes personnelles mais certains ont disparu au fil du temps.

Ceux qui sont restés ont été retranscrits. Ils ont été écrits dans des conditions difficiles et l’écriture est parfois difficile à déchiffrer. Aussi, il est possible que certains noms propres soient mal orthographiés.

                            Soldat Ligonnet Jean Marius

                          121ème Régiment d’Infanterie

                                        Classe 1914

                                    Matricule 6560

Marius, à droite sur la photo
St Dié le 20 juillet 1917
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Cartes du front

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