Stendhal et l’affaire Berthet

stendhalHenri Beyle, plus connu sous le pseudonyme littéraire de Stendhal est né le 23 janvier 1783 à Grenoble et mort le 23 mars 1842 à Paris.

Il venait parfois chez sa sÅ“ur au château de Thuellin. C’est ainsi qu’il a eu connaissance de l’affaire Berthet. C’est une des deux affaires qui auraient inspiré Stendhal pour son roman « Le rouge et le noir ». (L’autre étant l’affaire Lafargue).

 

L’affaire Berthet :

 

6129841271_6e5dd10f31Le 22 juillet 1827, dans l’église paroissiale de Brangues, au moment de la communion, un jeune séminariste, Antoine Berthet, tire un coup de pistolet sur Madame Michoud de la Tour et tente ensuite de se suicider.

Ainsi commence l’Affaire Berthet, l’histoire d’un jeune homme plutôt doux et réservé mais qui voulait à tout prix réussir. Antoine Berthet, jeune séminariste, est employé comme précepteur des enfants de Monsieur Michoud de la Tour et s’éprend de la mère de ses élèves dont il devient l’amant.

Cependant, obstinément décidé à s’élever dans la société par la prêtrise, il quitte son emploi pour continuer ses études au petit séminaire de Belley, dont il est chassé, comme il l’avait été deux ans auparavant du Grand Séminaire de Grenoble, pour manque de vocation. Il devient alors instituteur des enfants du Comte de Cordon, chez qui il noue une relation amoureuse avec la fille de la maison. En raison de l’état de celle-ci, elle serait enceinte, le mariage est décidé mais presque aussitôt annulé à la suite de mauvais renseignements sur le précepteur parvenus à la connaissance du Comte de Cordon.

Antoine Berthet, persuadé que ce très grave échec est dû à l’intervention de Madame Michoud de la Tour, décide de la tuer et de se suicider dans l’église de Brangues, au moment le plus solennel de la messe -la communion-, devant toute la population rassemblée. Bien que sa victime n’ait été que blessée comme lui-même, Antoine va être arrêté et incarcéré à Bourgoin.

Il sera guillotiné le 23 février 1828, place Grenette à Grenoble.

http://anecdotes.canalblog.com/archives/2006/01/26/1155312.html

http://www.faverges-tour.fr/documents/actualites/texteprogrammedivers-2.pdf

 

Posted in Quelques célébrités dauphinoises | Tagged , | Commentaires fermés sur Stendhal et l’affaire Berthet

Frédéric Dard

Frédéric Dard (né Frédéric Charles Antoine Dard)  le 29 juin 1921 à Jallieu (Isère), décédé le 6 juin 2000 en Suisse, était un écrivain principalement connu pour les aventures du commissaire San Antonio. Il a produit sous son nom ou sous de nombreux pseudonymes des romans noirs, des ouvrages de suspense psychologique, des romans, des nouvelles, ainsi qu’une multitude d’articles. Débordant d’activité, il fut également auteur dramatique, scénariste et dialoguiste de films. Selon ses dernières volontés, Frédéric Dard a été enterré dans le cimetière de Saint-Chef, en Isère, village où il avait passé une partie de son enfance et où il aimait se ressourcer. Un musée y est en partie consacré à son Å“uvre.

Posted in Quelques célébrités dauphinoises | Tagged | Commentaires fermés sur Frédéric Dard

Louis et Françoise Seigner

Louis et Françoise Seigner

Doyen de la comédie française, professeur au conservatoire national d’art dramatique, homme de théâtre, de cinéma, de radio, de télévision, Louis Seigner est né le 23 juin 1903 à Arcisse, hameau de la commune de Saint-Chef, berceau de sa famille. Ses parents, modestes commerçants à la ville voisine de Jallieu, tenaient une épicerie. Il avait passé son certificat d’études juste avant la première guerre mondiale, et son père étant mobilisé, il revint à Arcisse avec sa mère malade qui devait y décéder quelques temps plus tard. Mais déjà le virus du théâtre était contracté.

Après la guerre, on confie à son père la gestion d’une succursale d’épicerie à Lyon, Louis fréquentait le théâtre des Celestins et l’Eldorado. Il s’inscrit aux cours gratuits du conservatoire de Lyon et trouve ses premiers petits rôles.

Louis Seigner est mort le dimanche 20 janvier 1991. Il était le père de Françoise Seigner, comédienne également, qui a choisi de revenir s’installer à Saint-Chef.

Françoise Seigner a opéré un véritable retour aux sources en acquérant l’ancienne maison de l’aumônerie de l’abbaye, où étaient accueillis les pauvres de passage, construite sur une grotte et une source. Françoise a voué, elle aussi, sa vie au théâtre, passant 30 ans à la Comédie Française. Elle s’est éteinte le 13 octobre 2008 à l’âge de 80 ans

http://www.comedie-francaise.fr/biogaphies/seigner.htm .

Posted in Quelques célébrités dauphinoises | Tagged | Commentaires fermés sur Louis et Françoise Seigner

Paul Claudel

Paul Claudel, frère cadet de Louise Claudel et de la sculptrice Camille Claudel, né en 1868, grandit à Villeneuve sur Fère. De 1882 à 1886, il vit à Paris avec sa mère et ses sœurs.

Diplomate en 1893, il voyage beaucoup et termine sa carrière diplomatique en 1936.

Il s’installe alors définitivement dans le château de Brangues en Isère, qu’il avait acquis en 1927 pour y passer ses étés. Le travail littéraire, mené jusqu’alors parallèlement à sa carrière diplomatique, occupe désormais la plus grande part de son existence. Il reçoit à Brangues diverses notoriétés : des hommes politiques comme le président Edouard Herriot, ou des écrivains comme François Mauriac.

Posted in Quelques célébrités dauphinoises | Tagged | Commentaires fermés sur Paul Claudel

L’impartial dauphinois : faits divers

Faits divers relevés dans :

 

 

L’IMPARTIAL DAUPHINOIS  du 12 décembre 1862

â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ 

 

On nous écrit de Saint-Georges d’Espéranche : « Le sieur Antoine Richard, boulanger à Charantonnay, étant parti  samedi soir, vers 10 heures, de Saint-Jean de Bournay pour regagner son domicile, rencontra sur son chemin, |au lieu dit Charbonnière, un individu de haute taille portant un chapeau blanc .sans apprêt et une blouse bleue ; Richard lui adressa la parole, mais sans obtenir de réponse: 400 mètres plus loin, il rencontra un autre individu, également inconnu, vêtu d’une casquette et d’un paletot: rendu défiant par l’argent qu’il portait, Richard jugea prudent de glisser son porte-monnaie dans ses bottes et n’eut qu’à s’applaudir de cette précaution, car peu d’instants après, à la sortie du bois de Molèze, il fut assailli par les deux individus : le plus grand le saisit par le cou et le renversa la face contre terre, tandis que l’autre le fouillait, mais sans rien trouver. Déçus dans leur attente, les deux malfaiteurs s’enfuirent dans les bois sans avoir fait d’autre mal à Richard qui en est quitte pour avoir eu le cou un peu serré. »

 ♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠

Le sieur Labe, domestique de M. Ollier, fermier à Septême, s’étant aperçu le 1er décembre qu’on venait de lui voler une montre en argent qui était suspendue à la tête de son lit et une somme de 5 fr. environ qui appartenait à un de ses camarades, soupçonna de ce méfait un jeune homme de 17 ans, natif de Valencin, qu’il avait vu mendier le matin à la ferme et se mit aussitôt à sa poursuite. Le lendemain, en effet, le nommé B. était atteint à Saint-Symphorien d’Ozon et on retrouvait sur lui la montre et une partie de l’argent volé.

 ♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠

Dans la nuit du 3 au 4 décembre, il a été commis un vol avec effraction au préjudice de la nommée Angélique Barbier, épicière à Saint-Romans. Les malfaiteurs ont forcé les volets, puis, à l’aide d’un diamant, enlevé un carreau de vitre de la devanture ; ils n’ont point cependant pénétré dans l’intérieur du magasin et se sont bornés à enlever quelques marchandises qui se trouvaient en montre et consistant en: deux sacs de plomb de chasse, pesant ensemble I5 kilos, 5 kilos de clous, une paire de mitaines et six paires de chaussettes.

 ♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠

Le sieur Rousseau , aubergiste et débitant de tabac à Veurey, s’aperçut, le mardi 2 décembre au matin, qu’on lui avait, pendant la nuit, volé une somme de 15 francs renfermée dans son tiroir. Le malfaiteur avait escaladé une fenêtre située à quatre mètres environ du sol et seulement bouchée avec de la paille.

 ♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠

Nous croyons devoir rappeler que par arrêté préfectoral en date du 31 octobre 1802, art. C, le colportage et la mise en vente des mésanges sont interdits dans le département de l’Isère. C’est pour avoir oublié cette disposition que les époux K., marchands coquetiers à Grenoble, rue des Alpes, se sont vu saisir vingt-six de ces oiseaux qui ont été remis au bureau de bienfaisance, en même temps que procès-verbal était dressé de cette contravention.

 ♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠

 

Le sieur André Durand, menuisier au Passage, travaillait samedi dernier, avec trois de ses ouvriers à scier les branches d’un gros noyer qu’ils venaient d’abattre, lorsque, au moment où l’une des grosses branches fut détachée du tronc, l’arbre roula tout à coup sur lui-même et atteignit le sieur Durand et l’un de ses ouvriers, le sieur Guillaud, âgé de 19 ans, natif de Doissin, qui fut écrasé et dont la mort a été instantanée. Quant au sieur Durand, il fut pris par les mains, et, quoique promptement dégagé, a eu la tête et les reins fortement contusionnés : néanmoins on espère le sauver.

 

â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ â™ 

 

 

 

 

Posted in Dauphiné | Tagged , , | Commentaires fermés sur L’impartial dauphinois : faits divers

août 1789 : la répression

Après les pillages et destructions fin juillet 1789, les sanctions sont tombées sans retard.grandepeur7

 

Cinq hommes, Antoine Remendon et Jean Rostaing de Moidieu, Christophe Mercier de Beauvoir de Marc, François Bouliat et Laurent Poizat de Villeneuve de Marc, furent pris et conduits à la prison de Vienne où le comité permanent, sous la pression de la foule , les fit relâcher.

Jean Baptiste Nugues, d’Artas (qui avait incendié le château de Moidière) et Ennemond Curt de Saint-Agnin, n’eurent pas cette chance et le 7 août, furent condamnés à mort. Voici la copie du jugement qui condamnait deux pauvres bougres à être horriblement exécutés :

 

De par le Roi,

Nous, Jacques Duclaux de la Rochette, chevalie de l’ordre royal et militaire de Saint Louis, lieutenant-colonel de cavalerie et prévôt général de la maréchaussée du Dauphiné,

Savoir faisant qu’un procès a été mû et intenté entre le procureur du roi de la dite maréchaussée de Vienne, demandeur accusateur d’une part ; Jean Baptiste Nugues et Ennemond Curt, accusés détenus, défendeurs d’autre part.

Nous, jugeant prévôtalement et en dernier ressort sur les procédures criminelles à nous rapportées au greffe et par ce qui résulte d’icelles, avons déclaré les dits Nugues et Curt dûment convaincus d’avoir participé au pillage et incendie des châteaux de Vaux (Vaulx Milieu) et de Moidière (Bonnefamille) ; au pillage et saccagement des châteaux d’Artas et de Montfort et de celui de Monsieur Berger de Moidieu fils, procureur général au parlement de cette province du Dauphiné, de la maison religieuse de Bonnevaux, des maisons de Monsieur Anglès, conseiller au même parlement, situées à Hauterive sur Meyssies et de celle de Monsieur de Miribel à Châtonnay.

Pour réparation de quoi, nous avons condamné les dits Jean Baptiste Nugues et Ennemond Curt à être pendus et étranglés jusqu’à ce que mort naturelle s’en suive par l’exécuteur de la haute justice. Savoir : le dit Curt à une potence qui sera dressée à cet effet au lieu-dit de la Détourbe, et le dit Nugues à une autre potence qui sera pareillement dressée à cet effet sur la grande route de la Verpillière à Bourgoin, le plus près du château de Vaux que faire se pourra, et leurs corps morts y demeureront suspendus, et les avons en outre condamnés à une amende de dix livres envers le roi et aux dépens et frais de procédure.

Donné au palais royal et delphinal de Vienne le 7 août 1789.

Le chevalier de Saint Romain, juge ; Alméras-Latour et Piot, conseillers ; Bouthier, Ginet et Teste, assesseurs.

 

Le lendemain de ce jugement, 8 août, un sinistre convoi composé de 30 dragons, 30 canonniers, 12 hommes de la milice bourgeoise de Vienne accompagnés d’un capucin venu apporter les secours de la religion aux deux malheureux condamnés, quitta Vienne et, après deux heures de marche sous une chaleur torride, s’arrêta à Estrablin où lecture du jugement prévôtal leur fut faite.

Arrivé à la Détourbe, Curt est pendu à un arbre en bordure du chemin menant à Beauvoir de Marc, face au château de Malissoles (Berger de Moidieu). Après cette affreuse exécution, le triste équipage reprit sa marche par Savas, Beauvoir de Marc, Charantonnay, Artas, pays natal de Nugues et arriva enfin à Vaux où ce dernier fut tué de la même manière.

 

http://genealogie-simard-boudarel.over-blog.com/article-4781380.html

Posted in Dauphiné | Tagged , | Commentaires fermés sur août 1789 : la répression

Le train à Diémoz

train diémozDiémoz se trouve sur la ligne de Lyon Montplaisir à Saint Marcellin. Cette ligne, d’une longueur de 119 km, a été construite par tronçons. Le tronçon de Saint-Jean de Bournay à la Côte Saint-André (18 km) date de 1899. En 1900, la ligne s’allonge de 13 km de la Côte vers Viriville, puis en 1901, de 13 nouveaux kilomètres vers Roybon, puis en 1908, de 27 km jusqu’à Saint-Marcellin. C’est en 1909 que la ligne part de Lyon jusqu’à Heyrieux sur 22 km et de Heyrieux à Saint-Jean de Bournay sur 26 km, la déviation pour Saint-Priest datant de 1914.

Cette ligne a fonctionné jusqu’en 1927, année où les bus ont commencé à remplacer certaines sections. Tous les tronçons ont été fermés en 1937. La ligne a été définitivement déclassée en 1939 (rails démontés et ôtés).StGeorges-01

La ligne partait de Lyon Montplaisir et passait par Parilly, Vénissieux, Saint-Priest, Mions, la Croix-Rouge, Toussieu, Saint-Pierre de Chandieu, Rajat, l’avenue de la République à Heyrieux, le carrefour de l’Alouette, Diémoz, le carrefour de Lafayette, la Grande Maison, Sur la Ville, Saint-Georges d’Espéranche, Charantonnay, Chasse, Beauvoir de Marc, Gerbolle, Royas, le Rouleau, Saint-Jean de Bournay, Les Monts, Villeneuve, Bonnevaux, Lieudieu, Semons, La Blache, Balbins Ornacieux, la place Hector Berlioz, la gare PLM et l’usine Girodin à la Côte Saint-André, Saint-Siméon de Bressieux , le Mollard, Chevalin, Chatenay, Viriville, les Etangs, le camp de Chambarand, le Grand Fayard, Roybon, le Pont, Aigues Noires, la Trappe, la Sapinière, Dionay, l’Abbaye de Saint Antoine, Cizière, Chapèze, Chatte, Puvelin et enfin le Champ de Mars et la place Maloc à Saint-Marcellin.

 

Pour en savoir plus, consulter le site : http://genealogie-simard-boudarel.over-blog.com/article-5509899.html

Posted in Dauphiné | Tagged , | Commentaires fermés sur Le train à Diémoz

Les loups

loups

La croix Benedict

La croix Benedict

Les bois de la région, vastes et touffus, étaient la propriété des seigneurs des environs. Ils étaient infestés de loups et d’autres animaux dangereux. Les habitants étaient tellement terrorisés par les enlèvements de bergers, de femmes et d’enfants qu’ils n’osaient plus aller dans les bois pour faire paître leurs troupeaux.

Au 18ème siècle, de grandes battues furent ordonnées.

Entre Diémoz et Comberousse, la vallée des étangs se nomme la Combe du Loup.  Les loups furent présents dans la région jusque vers 1850 et firent de très nombreuses victimes.

Au moment de la Révolution, l’étang des Grenouilles (actuellement sur Charantonnay) et les terrains alentour appartenaient  au Comte de la Blache, Sire de Comberousse. La Blache était une grande forêt (lieu-dit la Forêt en limite de St Georges d’Espéranche) et abritait de nombreux loups.

Aux limites de Charantonnay, St Georges et Roche, près de la Tiercerie, existe encore une croix appelée « Croix Benedict ». Elle fut offerte par le Dauphin en mémoire d’une battue où périrent cent trente loups. Un écriteau à côté de la croix nous dit :

Sur la route des invasions Cularo-Lugdunum, rappelle qu’en 1576, Henri III a donné 100 journaux au Capitaine Benedict Boucaud de Quintils.

L’assimilation des loups à des créatures du diable et aux loups-garous s’est faite petit à petit dans la croyance populaire, intensifiée par les dirigeants de l’époque qui maintiennent ainsi le peuple dans la crainte et dans l’obéissance.

croix béné 2

 

 

Pour en savoir plus, consultez :  http://genealogie-simard-boudarel.over-blog.com/article-5163386.html

Histoire et patrimoine  (Charantonnay)

Posted in Dauphiné | Tagged , | Commentaires fermés sur Les loups

La grande peur en Dauphiné

Celle qui traversa notre région trouva son origine en Franche-Comté et arriva chez nous par le Bugey en descendant vers la vallée du Rhône.

La rumeur voulait que des brigands, puis des savoyards ou des sardes attaquaient les villages, incendiaient les gerbiers, empoisonnaient les puits et les fontaines. La rumeur enflait en se propageant mais en réalité, il n’y avait personne en dehors de quelques brigandages sans conséquence.

C’est à partir du 27 et 28 juillet que la rumeur se calma et que l’on sut que l’alarme était fausse. C’est alors que les paysans s’en prirent à la noblesse, les accusant d’avoir lancé la rumeur. C’est alors que l’on vit des troupes entières attaquer, piller, brûler et détruire les châteaux des environs. Puis les paysans détruisirent les terriers qui représentaient leur dépendance vis-à-vis de la féodalité.

Après cet épisode, vinrent la répression et le retour au calme dans le Nord-Isère.

On peut trouver de nombreux autres renseignements sur les sites :

http://genealogie-simard-boudarel.over-blog.com/article-4781380.html

http://www.nivolas-vermelle.fr/vivre-a-nivolas-vermelle/histoire-et-patrimoine/222-la-grande-peur-en-bas-dauphine.html

Posted in Dauphiné | Tagged , | Commentaires fermés sur La grande peur en Dauphiné
plus récents »