Témoignage

 

 

AD38  Culin   BMS 1696-1793   vue 375

 

Nota par une suite du grand hiver dernier, nous n’avons eu dans ce pays que très peu de châtaignes, point de noix, quelques fruits, assez bonne récolte en grain et le blé augmentant chaque marché à cause des accaparements, il valait au mois de novembre plus de 9 livres et au commencement de 1790 il revint à 6 livres 12 sols. Le vin valait alors 24 livres la charge. Du 8 juillet eu 7 août 1789, tous les châteaux, monastères, papiers, terriers, à plus de dix lieues à la ronde furent incendiés, pillés, saccagés, sous les faux bruits de permission du roi ou d’ennemis voisins entrés en Dauphiné. Les acteurs de ces tristes scènes étaient les mauvais sujets de chaque paroisse dont on ne put arrêter la fureur que par le supplice de quelques uns, des chefs.

Le tableau sous le vocable de St Didier titulaire de la paroisse et de St Clair, copatron a été placé deux heures après midi le 30 octobre 1789 par les soins et les demandes réitérées du curé soussigné. Il fut peint à Vienne par le Sr Jayet. Les plus anciens n’avaient jamais ouï parler d’aucun tableau dans cette église, surtout au grand autel.

 

Curé Jacquemard

 

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Misogynie à part …

AD71   Colombier en Brionnais  septembre 1680

(Communiqué par Jean Sailley)

 

En faveur du sexe

 

Sonnet

 

Lorsque le créateur finissant son ouvrage

De cette rare beauté fit le portrait vivant,

L’homme était trop heureux au sortir du néant,

de porter sur son front cette divine image.

 

Le monde tout entier était son apanage,

Sur tous les animaux son pouvoir était grand,

Le sort ne souffrit pas qu’il vécut si content

Et ne lui laissa pas longtemps cet avantage.

 

Sous prétexte d’aider à un futur ennui,

On lui fit une femme, on ne peut faire pis,

Le malheureux dormait, il ne s’en put défendre.

 

Il vit en s’éveillant la cause de ses maux,

Il la prit, mais hélas ! il devait s’aller pendre

Car son premier sommeil fut son dernier repos.

 

Lorsqu’Adam vit cette jeune beauté

Faite pour lui d’une main immortelle,

S’il l’aima fort, Eve de son côté

Dont bien nous prend, ne fit pas la cruelle.

 

Mon cher lecteur, alors en vérité,

Je crois qu’il fut une femme fidèle,

Mais comme quoi ne l’aurait-elle été,sonnet

Elle n’avait qu’un seul homme avec elle.

 

Or en cela nous nous trompons tous deux

Car bien qu’Adam fût jeune et vigoureux,

Bien fait de corps et d’esprit agréable,

 

Elle aima mieux pour s’en faire conter,

Prêter l’oreille aux fleurettes du diable

Que d’être femme et ne pas caqueter.

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Les quatre siècles

AD71   Colombier en Brionnais   décembre 1696

(communiqué par Jean Sailley)

 siècle

Les quatre siècles différents, savoir

d’or, d’argent, d’airain et de fer,

sous les quatre derniers contrôleurs généraux des finances

 

 Sous Fouquet qu’on regrette encore

L’on jouissait du siècle d’or.

 

 Le siècle d’argent vint ensuite

Qui fit contre Colbert concevoir du chagrin.

 

L’indolent Pelletier par sa fade conduite

amena le siècle d’airain.

 

Mais la France aujourd’hui sans argent et sans grain

au siècle de fer est réduite

par les ordres de Pontchartrain.

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Déclaration d’amour

AD38   Chélieu   BMS 1672-1691   vue 143

 

Lettre rédigée en 1689 par le curé Perroche. Etait-ce pour son propre compte ?

Une page du registre est endommagée, aussi manque-t-il quelques passages.

 

 

 

Je jure que depuis l’heure et le moment que j’ai goûté votre agréable conversation, je n’ai eu d’amour ni de cœur que pour vous, aimez donc je vous supplie celui qui vous aime autant que lui-même et qui ne peut vivre sans vous. Vous verrez même par les suites que je n’aime que mon aimable Nanon qui m’est plus chère que mes yeux et ma propre vie.

… ma chère que je vous aime si …. et si tendrement que je ne ….. plus à moi. Je ne conserve ma (vie ?) que pour la sacrifier pour vous et pour votre service. Si vous pouviez pénétrer dans les secrets …… de mon âme et considérer les tourments qui déchirent mon cœur, peut-être …… pitié et compassion ……  cependant ma chère demoiselle, je …… de n’oublier pas celui qui … gloire de vous être ……….

Mon aimable et chère demoiselle, j’espère que l’expérience vous persuade plus fortement l’amour que j’ai pour vous que mes paroles que j’ai toujours cru être trop faibles pour un semblable sujet ; je souhaite que le ciel fasse naître une occasion pour vous assurer de mes obéissances et de la continuation de mon amitié qui est toute à vous sans aucune retenue vous n’en devez jamais douter quoi qu’il arrive. Je me soumettrai toujours à vos lois et suivrai vos ordres très fidèlement comme de celle que j’aime le plus au monde ; cependant ma chère, je vous conjure de tout mon cœur de me continuer la même grâce et d’être entièrement persuadée que je ne serai jamais qu’à vous.

Je rechercherai sans fin à vous donner des preuves de mon amour et de ma ……

 

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Maître d’école à Villechenève

AD69  Villechenève  BMS 1673-1674   vue 5

 

Un clin d’œil à ceux qui nous ont connus « maîtres d’école » à Villechenève et à mes enfants qui ont vécu (un peu) dans ce village.

 

Ce lundi vingt-cinquième jour du mois de juin mil six cent septante quatre a été baptisé par moi prêtre vicaire soussigné Antoine fils de Morel maître d’école résidant à présent à Villechenève et de Blaize Gonnard sa femme, a été parrain sieur Jean Coquard l’aîné marchand du dit lieu de Villechenève & marraine Pernette Guerpillon femme de Sr Pierre Daleyrieu marchand aussi du dit lieu.

Présents Messire Flory Forey prêtre résidant au dit lieu & Sr Etienne Garel l’aîné marchand du dit lieu qui ont signé

 

Prêtre vicaire Mollon

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médecines naturelles

http://www.archives-numerisees.ain.fr/m/documents/view/37/n:50

 

 Les bonnes recettes d’un curé

Carnet de recettes du curé de Mollon, fin du 18è siècle – 200 J 394

 

Les Archives départementales ont fait tout récemment l’acquisition d’un carnet de recettes en tous genres : recettes médicinales, recettes de cuisine et recettes pratiques. Ce recueil manuscrit de 150 pages a été écrit par Léonard Burjoud, curé de la paroisse de Mollon (actuelle commune de Villieu-Loyes-Mollon), durant son exil à Waldbourg en Souabe, près du Lac de Constance.

Léonard Burjoud était titulaire de la cure de la paroisse Saint-Laurent de Mollon depuis le mois de février 1774. Les événements révolutionnaires l’ont contraint à prendre parti. Il s’est résigné à rester fidèle à sa foi ainsi qu’il l’écrit le 1er juin 1791 au district de Montluel pour demander que l’on raye son nom de la liste des prêtres jureurs : « je suis un des citoyens les plus soumis aux lois de ma patrie que j’aime, et à laquelle je suis inviolablement attaché ; mais en même temps, je confesse que je suis aussi très sincèrement attaché à la religion de mes Pères, c’est-à-dire à la Sainte Eglise catholique apostolique et romaine, que je me soumets de préférence à ses lois lorsqu’elles sont contrariées par celles des puissances temporelles. »

 

Plantes propres pour purifier le sang

Les deux espèces de scabieuses, la langue de loup, le verbascum ou bouillon blanc, la chicorée amère, surtout la racine, la primevère ou camedris ; faire une tisane de ces simples mélangées et en boire pendant huit ou quinze jours un verre une heure avant chaque repas. On peut y joindre la brunelle, la saponaire, la capucine, germandrée, iris de Florence, quintefeuille, la grande serpentaire, la véronique, sainfoin, le myrte, graines de navet.

 Pour éteindre le feu du ciel, versez dessus du lait de vache.

 Petite vérole : pour l’empêcher de rentrer

Mettez un fer percé, par exemple le fer d’une hache dont vous aurez ôté le manche, mettez-le, dis-je, sous la garde-paille du malade.

Pour guérir une inflammation extérieure, par exemple près des yeux

Mettez le blanc d’un œuf frais sur une assiette d’étain ; broyez-le ensuite avec une pierre d’alun de la grosseur du bout d’un petit doigt ; appliquez de suite l’emplâtre sur la partie enflammée.

 Yeux :

Remède éprouvé et efficace pour éclaircir la vue lorsqu’elle commence à s’affaiblir ou qu’une toile se forme sur les yeux.

Mettez une araignée vivante de la grosseur d’un petit pois dans la quantité de 2 ou 3 cuillerées d’huile d’olive superfine de l’espèce dont se servent les horlogers, laissez la mourir dans cette huile ; elle s’agite un moment, elle meurt, alors retirez la tout de suite ; trempez une plume dans la dite huile, faites en tomber une goute dans l’oeil affaibli, ou dans chaque oeil, s’ils sont tous les deux troublés. L’infirme souffrira des douleurs inexprimables pendant 5 à 6 minutes ; mais bientôt après, elles s’apaiseront entièrement et sa vue s’éclaircira presque subitement.

N.B. pendant les douleurs, il découle des yeux beaucoup d’humeurs qui font éternuer l’infirme, lequel doit s’empêcher cependant d’éternuer autant qu’il est possible. On peut réitérer le remède pendant trois jours, ce une fois chaque jour jusqu’à ce

que la vue soit parfaitement rétablie. Si la personne qui a la vue trouble est jeune ou enfant, il ne faut pas laisser tout à fait mourir l’araignée dans l’huile, mais la retirer après qu’elle s’est un peu agitée. On peut ensuite conserver cette huile dans une fiole bien bouchée.

Si un cheval par exemple a les yeux troubles, il faut faire mourir dans l’huile une grosse araignée mais 3 ou 4 personnes sont nécessaires pour contenir le cheval quoiqu’attaché et celle qui doit faire l’opération monte sur le cheval pour lui passer la plume imbibée d’huile dans les yeux en lui tenant la bouche levée le plus qu’il est possible. Le cheval fait alors des efforts terribles mais il recouvre la vue. Il faut réitérer l’opération 3 jours de suite s’il est nécessaire.

 Brûlure : pour la guérir

Suivant la largeur de la plaie, râpez une quantité suffisante de pommes de terre ; imbibez-les d’huile d’olive et appliquez-les à nu sur la brûlure. Dès que l’emplâtre commence à sécher, il faut en mettre un autre et ainsi de suite jusqu’à parfaite guérison.

 Douleurs ou points vagues de côté ou ailleurs

Même sur une femme enceinte, râpez une pleine assiette de pommes de terre, imbibez-les d’huile d’olive et appliquez-les ensuite tant soit peu chaudes sur le point ou la douleur ; renouvelez aussi l’emplâtre dès qu’il sera sec jusqu’à la fin de guérison. Si après l’application la douleur se faisait sentir ailleurs, il faudrait y appliquer une assiette de terre chaude.

NB : il faut mettre les pommes de terre râpées et imbibées d’huile dans un sac ou entre deux linges.

 Cors aux pieds

Prenez un morceau d’amadou, mettez-y le feu et brulez tout doucement le cor sans toucher les chairs aux environs ; brûlez le dit cor jusqu’à ce que la douleur parvienne à la racine ; recommencez le lendemain ; le cor jaunira et vous l’arracherez peu à peu.

 

 

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Divorce

AD38  Meyrieu les Etangs   M 1793-1830   vue 12

 

La toute récente loi autorisant le divorce a entraîné de nombreuses demandes.


Ce jourd’hui vingt-septième vendémiaire de l’an trois de la république française une indivisible et démocratique au lieu de Meyrieu sur les trois heures après midi dans la maison commune par devant moi Louis Dutruc officier public a comparu la citoyenne Marie Jaillet domiciliée à St Quentin depuis environ deux ans, laquelle a dit qu’elle ne pouvait supporter les mauvaises humeurs de Joseph Villion son mari avec lequel il lui était impossible d’habiter avec lui. Elle désire profiter du bénéfice de la loi du quatre floréal dernier qui accorde le droit de divorcer après six mois de non habitation entre les conjoints et pour cet effet il n’était nécessaire que d’avoir un certificat du conseil général de la commune de Meyrieu qui établit cette non habitation pour faire prononcer le divorce entre elle et son mari et que l’ayant obtenu le vingt-trois du présent mois, qu’elle m’a tout présentement remis, elle demande qu’en conséquence j’ai à prononcer la dissolution de son mariage avec le dit Villion et acte de sa remission du dit certificat et n’a signé pour ne savoir, enquise et requise à la forme de la loi.

Je Louis Dutruc officier public ……

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Querelles de voisinage

AD38 Veyrins BMS 1680-1742 vue 62

Le curé de Veyrins a eu de nombreux démélés avec ses paroissiens au sujet d’un chemin traversant ses terres et il juge bon d’informer ses successeurs de la situation.

 

Mes chers successeurs, je trace ici les raisons qui m’ont déterminé à faire condamner le chemin qui traversait le fonds obit et la basse-cour de la cure depuis les serves de Musy jusqu’à l’entrée du cimetière posée du côté du village de Veyrins.

1° Le sieur Musy du Molard Gabriel se jactait d’avoir acquis le passage par le sol et par la basse-cour de la cure. Cette jactance faite contre toute sorte de droit contre l’honneur, la probité et la vicinité annonçait le prix qu’il prétendait avoir sur les cures de Veyrins en les assujettissant à une servitude induée et la plus onéreuse qu’il puisse être.

………………………………………………………………………………………………………………………………………..

2° Les passants qui se multipliaient à l’infini pouvaient tuer, voler, incendier la grange, la cure et l’église ce qui serait arrivé plusieurs fois lors des fiançailles, des noces et le jour de la fête Dieu ne m’étais trouvé présent pour l’empêcher ; il était encore un autre danger évident, les ivrognes de Teppes, Mont Maurin, le Molard, de Chassin se retirant des cabarets de Veyrins partaient et se retiraient la nuit à toutes heures des torches de paille qui ont souvent failli incendier la grange.

Ce chemin ouvrait la porte aux voisins à venir voler le bois du curé ce qu’on m’a fait plusieurs fois et à porter les tonneaux déposés dans la basse-cour dans les serves Musy. Les bestiaux du voisinage étaient à tout instant dans la basse-cour et dans les pièces créées dans les marais défrichés et desséchés. Les chiens de toute la paroisse réunis à Veyrins se répandaient dans les récoltes du marais et surtout quand les chiennes étaient en folie. Les ânes du meunier Musy étaient journellement dans les ….. y provenant et causèrent des ravages étonnants la nuit ou le jour ; les chars et charrettes venaient contourner dans la cour ne se pouvant faire ailleurs à cause de son peu de largeur quand elles se rencontraient dans le susdit chemin. Les curés n’entendaient que les sottises des muletiers, charretiers et libertins la nuit et le jour.

Voilà en abrégé les principales raisons qui m’ont déterminé à le faire interdire aux habitants de Teppes, Mont Maurin, le Molard et Chassin, les plus intéressés à passer par lechemin. Melchior Musy à la tête de tous ces habitants vint renverser les clôtures faites sur le décret du Vibally qui a été confirmé par arrêt du 2 juillet 1780 rendu à Grenoble au rapport de Mr de Chalon commissaire à ce député, voyez l’arrêt dans son sac attaché à mes imprimés et à deux de Musy ayant égaré l’autre chez le procureur Allégret et Dubois procureur de Musy.

Quand j’aurais cent plumes, cent têtes et cent langues, je ne pourrais tracer toutes les impertinences que les gens de Veyrins, du Molard, de Mont Maurin, Teppes et Chassin ont vomi contre moi. Cela doit vous suffire pour ne jamais négliger de tenir barré entre la grange et le cimetière pour n’être plus exposé à tout ce que je trace ici, pour vous instruire de l’importance de cette négligence et des conséquences fâcheuses qui en résultent. Je l’ai éprouvé, vous devez m’en croire puisque j’écris ceci pour votre avantage et pour votre instruction ; enfin, les peines, les inquiétudes que cette affaire m’a données sont inouïes,

Après l’intimation de l’arrêt, ils sont venus encore renverser les clôtures, la nuit emporter le bois et le brûler. Ils ont fait ce train tous les dimanches et …… deux fois par jour.

Et malgré le roi et la justice, ils voulaient passer par ce chemin escarpé sur le sol obit qui doit être conservé tel qu’il a été donné par Claude Patricot par son testament du trois mai 1680.

fait ce 10 août 1780

 

Blanc, curé de Veyrins

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Qui est le père ?

AD38   Commelle  BMS 1659-1675   vue 11

 

Le 15 août 1661 j’ai baptisé dans l’église de Commelle un enfant illégitime. La mère s’appelle Anne Marie de la dite paroisse, le nom du père étant incertain tant à cause de la variété des déclarations de la dite Anne Marie mère qu’à cause du procès qui est pour cet effet par devant le juge de la Coste Saint André. Je le laisse en blanc jusques à ce que par la cour en soit ordonné. La dite Anne nia dit. Pourtant l’enfant a été à Hiérosme Desgranges. Le parrain Mathieu Digeon, la marraine Marguerite Marie. L’enfant s’appelle Pierre ainsi le certifie en présence de Me Michel Argoud advocat en la cour, Nicolas Brierion et Jacques Crétignon.

 

Dufayet, vicaire

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Mort d’un blasphémateur

AD38   Commelle  BMS 1659-1675  vue 76

 

Le premier octobre 1663 Guichard Chappuis de Revel, habitant à Commelle, reçut un coup d’épée dont il mourut sans donner aucune marque de repentance bien qu’auparavant il eut blasphémé et juré les noms de Dieu plusieurs fois scandaleusement en présence de plusieurs personnes ce qui m’obligea à envoyer en diligence à Monseigneur l’Archevêque pour savoir si je lui donnerai la sépulture ecclésiastique (attendu que les canons et les casuistiques défendent d’enterrer dans le cimetière les blasphémateurs publics mourant sans donner des signes de pénitence) et ensuite des ordres de Monseigneur. Il fut enterré hors du cimetière, proche la maison curiale du côté de bise.

 

Richard, curé

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