AD26  St Martin en Vercors  BMS 1706-1737   vues 235 à 237
Echange de courriers pour régulariser la situation et mettre fin aux commérages
Monseigneur l’Evêque et Comte de Die,
Supplient humblement Antoine Brun de Corrençon* hameau du Villard de Lans et Marguerite Belle de Saint Martin en Vercors. Les suppliants ont contracté mariage ensemble et le dit Brun est venu en affillement sur le peu de peu de biens de sa femme et leur mariage fut béni le jeudi gras dernier. Depuis alors, on a fait apercevoir aux suppliants qu’ils se trouvent parents au quatrième degré de consanguinité de manière que par la soumission qu’ils doivent à l’église, ils exposent à votre grandeur à la faveur de leur pauvreté leur accorder la dispense du dit quatrième degré de parenté et les dispenser aussi de faire bénir de nouveau leur mariage qui a été béni de bonne foi et sans fraude et à cet effet imposer silence à toutes sortes de personnes de les troubler dans leur mariage sous prétexte de la dite parenté et ils prieront le ciel pour la longue vie, sûreté et prospérité de votre Grandeur.
Morin Clerc de Boudrat Procureur à Die
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Vu la présente requête avons commis le sieur Mangin, curé de Saint Martin en Vercors pour enquêter sur les faits et contenus
A Die dans notre palais épiscopal le 23 mars 1723
Gabriel Ev Comte de DieÂ
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Du 26 mars 1723 en vertu de la commission à moi donnée par Monseigneur l’Illustrissime et Révérendissime Evêque et Comte de Die que j’ai reçue avec un très humble respect et à la requête d’honnête Antoine Brun enfant de Corrençon paroisse du Diocèse de Grenoble résidant aujourd’hui à St Martin en Vercors et honnête Marguerite Belle aussi du même lieu ont comparu devant moi prieur curé du dit St Martin, commissaire à ce député
1° Pierre Bec habitant de Corrençon témoin sommairement produit âgé comme il a dit environ de septante années, lequel moyennant son serment qu’il a prêté entre mes mains à la forme accoutumée n’étant ni créancier ni débiteur ni parent des dites parties ni autrement suspect a dit et déposé savoir de science certaine que Paul Gaillard et Marie étaient frère et sœur du lieu de Corrençon, que du dit Paul Gaillard est issue Magdeleine Gaillard et que de Magdeleine Gaillard est issue Marguerite Rochas et que de Marguerite Rochas est issue Marguerite Belle, partie intéressée.
A dit encore le dit Bec que Marie Gaillard a épousé Louis Brun et que de la dite Marie est issu François Brun et que de François Brun est issu Pierre Brun et que du dit Pierre Brun est issu Antoine Brun, partie intéressée.
Dont il résulte que les dites parties sont parents au quatrième degré de consanguinité.
2° Nous avons parlé à Etienne Revol du même lieu de Corrençon et à Michel Revol aussi du même lieu ont déposé que les parties ne se trouvent parents qu’au quatrième degré de consanguinité et nous ont dit le même fait que Pierre Bec.
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Fait à St Martin le vingt sixième mars mil sept cent vingt trois
Mangin prieur curé
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Attendu le mariage consommé de bonne foi et la connaissance venue après coup avons dispensé les dites parties du quatrième degré de consanguinité et voulons que la présente dispense soit enregistrée dans les registres de St Martin en Vercors et non ailleurs.
A Die, donné dans notre palais épiscopal le vingt septième mars mil sept cent vingt trois
Gabriel Evêque et Comte de Die
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* Corrençon était orthographié Courrenson.
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