Un contrat de mariage en 1762

Ceci reproduit en partie le contenu d’un contrat de mariage passé en 1762. La précision dans la description de la dot nous renseigne sur le trousseau des jeunes filles de cette époque.

 

AD38 Grenoble      référence : 3E 12088 f°299

 

Le 19/10/1762    notaire : Me Ottin   Meyrieu

Contrat de mariage entre

Jean-Baptiste Aymard, artisan à Meyrieu, fils de Sr Joseph et de défunte Jeanne Servet

et

Anne Chenavas, habitant Meyrieu, fille de feu Antoine et de feue Marguerite Labbé, vivants mariés au dit lieu

 

Dot :120 livres

Fourniture des habits et linges de fille et en premier lieu les cinq habits complets de différentes étoffes, en laine, un en coton presque neuf, trois douzaines de chemises de toile de ménage mi-usées, trois douzaines de coiffes dont il y en a la moitié de grandes et l’autre de rondes aussi en toile de ménage mi-usées plus sept tabliers dont il y en a trois de coton, un en coton broché, un autre en toulousine, un autre de serge de Nantes plus un autre tablier de lin, tous presque neufs plus sept mouchoirs (trois en coton, trois en mousseline, un en soie) plus trois draps de lit neufs de cinq aulnes chacun plus trois autres draps de trois aulnes neufs plus neuf aulnes de toile étoupe plus une couverture de lit de toile peinte piquée en laine mi-usée plus une croix d’or de la valeur de 18 livres.

Jean-Baptiste Aymard donne à sa future épouse, au cas qu’elle lui survive, la somme de 200 livres, lequel augment sera payable et tenable sur les biens du futur époux.

Le futur époux promet d’acheter à sa future épouse un habit et une bague pour le jour des noces suivant sa condition dont il lui fait donation.

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En toute discrétion

A Vienne, ce 29 mai 1762

Par votre lettre, Monsieur, vous me marquez que deux personnes se sont adressées à vous pour se marier ensemble, qu’elles n’ont point de domicile, qu’elles passent pour être mariées, qu’ils ont des enfants, que la prétendue est enceinte, que le prétendu s’appelle Claude Renaud âgé de 38 ans et la fille Marie Girou âgée de 34 ans, qu’ils sont l’un et l’autre sans père et sans mère.

Vous pouvez les marier et pour cela je les dispense de l’empêchement du défaut de domicile et des trois bans par cette lettre. S’ils ne se font pas une peine de se marier publiquement, et que le public n’en soit pas scandalisé, il faut les marier publiquement. Si au contraire, ils s’en faisaient une peine ou qu’il y eut scandale, vous pourrez le faire avec réserve en prenant des témoins choisis et secrets.

A l’égard du cas dont vous m’aviez parlé, je vous ai marqué que la femme ne doit pas profiter des avantages matrimoniaux mais qu’elle ne perd pas sa dot. Si cependant, le mari fournissait de quoi vivre sur cette dot, elle serait obligée de donner de quoi le dédommager.

Je suis très parfaitement, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.

L’Archevêque de Vienne

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Un bâtard

AD38   vue 11  9NUM/4E85/1  Commelle

 

Le 15 août 1661 j’ai baptisé dans l’église de Commelle un enfant illégitime. La mère s’appelle Anne Marie de la dite paroisse, le nom du père étant incertain, tant à cause de la variété des déclarations de la dite Anne Marie, mère, qu’à cause du procès qui est pour ….. effort par devant le juge de la Coste St André. Je le laisse en blanc jusqu’à ce que par la Cour en soit ordonné. La dite Anne Marie nia dit. Pourtant l’enfant a été donné à Hiérôme Desgranges.

Le parrain Mathieu Digeon, la marraine Marguerite Marie.

L’enfant s’appelle Pierre, ainsi le certifie les présences de Mr Argoud, advocat en la cour, Nicolas Briérion, et Jacques Crétignon.

Signé Briérion

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Qui est le père ?

AD38   Montagnieu  BMS cc 1649-1674   vue 7

 

Ce 24 février 1650, j’ai baptisé une fille laquelle a été apportée à l’église de Montagnieu par Claude Gadou qui a été son parrain, lequel j’ai interrogé à qui appartient la dite fille qui a dit en présence des témoins bas nommés qu’il avait pris la dite fille en mains d’Etienne Annequin Cadet, la mère qui lui a assuré qu’elle avait conçu la dite fille de Benoît Michalet laquelle fille a été nommée par son parrain Claudine et sa marraine a été Jeanne Annequin Lafont en présence de Aymard Veyret et de Louis Annequin.

Curé Barra

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