Venu de Hongrie

AD38  Creys  NMD an XI-1812   vue 131

 

Il s’agit de l’acte de mariage de Thérèse Sellon (fille de Vincent Sellon qui apparaît dans mon arbre généalogique) et Pierre Costaz. C’est l’identité de l’époux qui a retenu mon attention. Son nom paraît tout à fait « local » mais il a sans doute été francisé.

 

L’an 1812, le 24 du mois d’août …………………………. sont comparus pour contracter mariage,

D’une part, Pierre Adrien Costaz, âgé d’environ trente-deux ans, natif de Ste Judith près Petervaradin dans la Basse Hongrie, cultivateur domicilié à Creys, fils majeur et légitime de Jérémie Costaz dont il ne connaît pas le dernier domicile et dont il est dans l’impossibilité de produire l’acte de décès ou la preuve de son absence comme il est constaté par l’acte de notoriété dressé par le juge de paix du canton de Morestel le seize de ce mois et d’une mère dont il ne connaît pas le nom, ayant été enlevé en son domicile à l’âge de douze ans pour servir dans les troupes de l’empereur d’Autriche après le décès de sa dite mère, tout quoi il a déclaré avec serment être sincère et véritable.

D’autre part, Thérèse Sellon ………………………………..

 

Petervaradin ou Petrovaradin, situé au nord de la Serbie est une des deux municipalités qui composent la Ville de Novi Sad. C’est une région qui a connu différentes dominations au gré des nombreuses guerres qui l’ont traversée.

Le 5 août 1716, Petrovaradin fut le site d’une importante bataille dans laquelle le prince Eugène de Savoie vainquit les Ottomans commandés par le grand vizir.

Pendant la période autrichienne, Petrovaradin fut rattachée à la Slavonie (confins militaires).

L’Autriche, de 1792 (révolution française) à 1815 (guerres napoléoniennes) a été en guerre contre la France.

 

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Enfants abandonnés

Les archives municipales de Lyon permettent l’accès aux registres des enfants délaissés ou abandonnés.

 

AMLyon  registre des enfants délaissés et abandonnés     La Charité  1771-1785

 

Messieurs les administrateurs ont encore reçu au nombre des enfants délaissés et abandonnés Pierre, Benoît et Catherine Pallabeau, trois des enfants légitimes de Jean Louis Pallabeau, affaneur et de Catherine Martin suivant leurs extraits de baptême, savoir celui de Pierre, du 2 septembre 1760, celui de Benoît du 20 juillet 1763 et celui de Catherine du 16 avril 1764, les trois extraits expédiés signés chacun Pinatel, vicaire de la paroisse de st Paul et après l’information faite par Mr Carrié Lieutenant de Messieurs les administrateurs qui a rapporté que les père et mère depuis quelques temps se sont absentés de la ville, ont abandonné leur domicile à leurs neuf enfants, savoir outre ceux-ci-dessus dénommés, Antoinette, âgée de quatorze ans, Jeanne Marie, âgée de douze ans passés et quatre autres qui ont été renvoyés pour être reçus en la même qualité d’enfants délaissés au grand Hôtel Dieu de cette ville, n’ayant pas l’âge requis pour être dans cet hôpital.

L’absence des dits père et mère est encore attesté par le certificat du 30 juillet dernier signé Chaix, capitaine du quartier du Change lequel certificat et les extraits de baptême ci-dessus énoncés ont été déposés dans les archives de cet hôpital et ont Mesdames et messieurs les administrateurs signé.

 

Note :

Le dit Pierre Pallabeau a été retiré par Joseph Martin, son oncle maternel, maître bourrelier demeurant rue Clermont ainsi qu’il le reconnaît et en décharge Mmrs les administrateurs.

A Lyon, le 23 octobre 1771

 

Autres exemples :

 

…. Le père étant décédé le 11 août dernier, ….. la mère a depuis quelques temps abandonné son domicile et ses dix enfants ……

 

…. Les père et mère depuis environ trois mois se sont absentés de la ville et ont abandonné leur domicile et leur enfant qui en est resté à la charge des voisins qui ne peuvent plus en prendre soin ….

 

… la mère étant décédée le 27 février de la présente année, ………, le père depuis quelques temps s’est absenté de la ville, a abandonné ses douze enfants qui sont restés à la charge de Thomas Bory, son père chez lequel il demeurait qui se trouve aussi hors d’état étant donné son grand âge et sa misère de garder tous les enfants dont l’aînée Françoise, âgée de douze ans, a été mise en apprentissage par Mr le curé d’Ainay …………..

 

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Mortalité des enfants en nourrice

Nombreux étaient les enfants de la ville en nourrice à la campagne ; nombreux aussi à mourir en bas âge. En quelques pages de registres, le bilan est déjà bien lourd.

 

AD38  Artas  BMS 1737-1783  vue 93 (curé Robion)

 

Le 27 septembre 1747  a été enterré Jean-Claude, mort en nourrice chez Pierre Vigny, âgé de deux ans, fils légitime de Jean Baptiste Pignière, satinaire à Lyon.

 

AD38  Artas  BMS 1737-1783  vue 184 (curé Fontanel)

 

Le 1er août 1758 a été inhumé un enfant nommé Mathieu, âgé d’environ 3 mois, fils de Sr André Trabaud, maître ferblantier rue Pêcherie à Lyon, ainsi que me l’a déclaré Claudine Martelat, veuve de Jean Piolat, sa nourrice.

 

AD38  Artas  BMS 1737-1783  vue 192

 

Marie Gabrielle, fille de Sr Jean Etienne Petiot, fabricant en étoffes d’or et d’argent, de Lyon, nourrie par la femme de Benoît Guigoz, maréchal de ce lieu, âgée d’environ 9 mois, décédée hier, a été inhumée dans le cimetière le vingt-troisième septembre 1759, ainsi je le certifie.

 

AD38  Artas  BMS 1737-1783  vue 194

 

Le douzième mars 1760 a été inhumée dans le cimetière une fille âgée d’environ cinq semaines du nommé Jacques Morin, serrurier rue Bourgchanin à Lyon et de Marie Guiliomine mariée, au col de laquelle était une médaille ayant d’un côté le numéro 1866 et de l’autre l’inscription « enfant légitime de Lyon » ; la dite fille décédée hier en cette paroisse, hameau du Revollet où elle était nourrie par la femme de Claude Berger ; ainsi je le certifie.

 

AD38  Artas  BMS 1737-1783  vue 198

 

Le vingt-troisième juillet 1760 a été inhumé dans le cimetière un garçon de Me Réginaud, maître satinaire, Grande Rue à Lyon, lequel était nourri par la femme de Jean Canel depuis environ deux mois ; ainsi je le certifie.

 

AD38  Artas  BMS 1737-1783  vue 201

 

Le cinquième avril 1761 a été inhumé dans le cimetière un enfant mâle du nommé Eutrope Giraud, cordonnier rue Thomassin à Lyon, âgé d’une semaine, ayant au col un plomb avec l’inscription « enfant légitime de Lyon » et sur le revers le numéro 9888, lequel était allaité par la femme de François Guillermin de la Grande Forêt ; ainsi je le certifie.

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1669 : dévergondée

AD38   Les Avenières/Ciers   BMS 1653-1695   vue 58

 

Le douzième septembre 1669, j’ai baptisé Benoît, fils illégitime de Louise Bourgey, vivant publiquement depuis de longues années de mauvaise vie au grand scandale de tout le public, laquelle m’a déclaré en présence de Benoît Micoulloud, Jean Perronnet, de Pierre Guillaume Lambel, qu’elle le donne à Louis Carriot, fils de feu Jean Carriot. A été parrain honnête Benoît Micoulloud et marraine Magdeleine Rabatel, mère sage Laurence Fillet.

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Il n’est resté que la tête …

AD38   Creys Pusignieu   BMS 1723-1758   vue 98

 

Le 13 mai 1735 est décédée Françoise Giroud fille à feu Antoine et de Marie Lutray, mariés, de Pusignieu, paroisse de Creys, âgée d’environ deux ans et le quatorze suivant a été ensevelie dans l’église paroissiale du dit lieu.

Ensemble dans le même tombeau a aussi été enseveli le chef d’Antelme Painot, fils à Jacques du dit Pusignieu, lequel fut dévoré par le loup le cinquième du dit ; lequel chef a été trouvé et bien reconnu être celui du dit Antelme Painot le dit jour 7 mai, le tout fait en présence du dit Painot père du dit Antelme, de François Giroud, oncle de la dite défunte Françoise et de Claude Giboulet fils de Barthélémy, de Creys.

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Le grand malheur à la porte du Rhône : 1711

A la fin du registre de 1711, on trouve ce texte imprimé. Cette version a été éditée en 4 pages sans doute pour être vendue dans la rue par les crieurs.

Le carrosse est celui de Mme de Servient.

Dans le registre des sépultures de 1711 de St Nizier ou celui de l’hospice, on trouve plusieurs pages d’actes consacrés à des personnes décédées ce jour-là.

AD69  BMS 1711  Bron

 

Relation du grand malheur arrivé à la porte du Rhône à Lyon,

 

le 11 octobre de l’année 1711,

 

au retour de la promenade de Bron, hors les faubourgs de la Guillotière

 

Il n’y a personne dans le monde qui ne doive être surpris du malheur arrivé à la porte du Rhône de la ville de Lyon car depuis que la ville a été édifiée, il n’en a jamais été parlé d’un semblable, ni même en aucune autre ville du Royaume et on ne doute pas qu’il ne soit très difficile aux personnes qui ne l’ont pas vu d’y ajouter foi, quoique l’on ait mis dans ce détail que ce qui est véritable et dont l’attestation se rendra sans doute commune et s’étendra dans toutes les villes de l’Europe et même ailleurs.

On commencera donc par vous dire, que le onzième du mois d’octobre de cette année 1711, les Peuples de la Ville de Lyon furent à une promenade à un village nommé Bron, hors le faubourg de la Guillotière, à une petite lieue de cette ville, comme ils ont coutume de faire toutes les années le dimanche après la fête de Saint Denis ; comme le temps fut très beau cette journée-là, la quantité des personnes qui y furent était si grande qu’il est impossible de les nombrer.

On y conduit ordinairement des denrées de la ville et du faubourg, et des vins des villages voisins de celui-là. Chacun y peut boire et manger selon ses moyens et sa nécessité ; cependant, on a remarqué que depuis longtemps, on n’a pas vu retirer le peuple si tranquille et moins pris de vin que ce jour-là.

Un grand nombre de personnes étaient déjà rentrées dans la ville, et les autres arrivaient continuellement, quand la nuit commençant de s’approcher, quelques personnes mal avisées fermèrent la barrière qui est à l’entrée de la ville près du Corps de Garde, à dessein, dit-on, de faire contribuer ceux qui resteraient plus tard en arrière, c’est-à-dire après l’heure ordinaire que l’on a coutume de fermer la porte. Le nombre des personnes qui furent arrêtées par cette barrière était très considérable et s’augmentait toujours par ceux qui arrivaient incessamment et à la hâte. Il survint dans ce moment un carrosse qui ne pouvait passer sans ouvrir cette barrière. Au moment qu’elle fut ouverte, chacun se pressa d’entrer à dessein de se retirer dans sa maison. Mais malheureusement, la plupart n’eurent pas ce bonheur car quelques uns étaient tombés par accident ou autrement ; ils ne purent être relevés, bien au contraire. Les autres arrivant sans cesse, leur tombèrent dessus, mais en si grande quantité qu’il leur était impossible d’avancer ni de reculer. Beaucoup d’autres restèrent tout droits et si étroitement pressés qu’ils ne pouvaient aucunement remuer ni respirer, de sorte que tant de ceux qui étaient dessous, il y en eut près de trois cents d’étouffés. Plusieurs personnes assurent que c’est un coup prémédité parce qu’en premier lieu, la barrière demeura longtemps fermée et pendant ce temps là, des centaines de personnes pillaient tout ce qu’ils attrapaient. Ceux qui eurent le bonheur d’éviter la mort perdirent leurs chapeaux, perruques, cravates et cannes ; leur argent leur fut volé dans leur poche et on les emportait presque tous demi-morts. Les femmes perdirent leurs coiffures, leurs chaînes, colliers et collants ; leurs bagues leur furent arrachées des doigts ; leurs pendailles, leurs tabliers, jusqu’à y perdre leurs souliers et leurs jupes ; et de ceux-là, les uns avaient la tête cassée, les autres les bras, les jambes, d’autres qui ne pouvaient plus respirer ayant l’estomac offensé. Et depuis les sept heures jusqu’à minuit, on ne cessa de porter à l’hôpital ou dans les maisons ceux que la faveur voulut bien qui se retirassent de cet embarras ; et de ces personnes qui ont été maltraitées, il en meurt tous les jours beaucoup.

On voyait des mères qui priaient ces personnes qui, à le bien dire, sont la cause de ce malheur, de sauver du moins leurs pauvres enfants, mais ils ne les écoutaient pas. D’autres femmes présentaient leurs joyaux afin d’avoir la vie, et cependant pour cela n’en étaient pas retirées ; mais au contraire, on voyait donner des bourrades, des coups de bâton ; rompre les chaînes et les colliers au col des femmes, et par ces efforts, les étouffer. Après quelques temps, ceux qui étaient dessous furent retirés, et les magistrats arrivant, pour calmer ce désordre, ordonnèrent que l’on rangea des deux côtés ceux qui étaient morts afin de donner passage à ceux qui étaient restés en arrière sur le pont qui ne commencèrent à entrer qu’environ les deux heures après minuit ; et les portes demeurèrent ouvertes toute la nuit.

Ce qu’il y a de plus surprenant, c’est que les chevaux du carrosse, dont il a été parlé, sans faire aucun mouvement, furent étouffés dans la foule ; et l’on ajoute qu’un tel accident ne peut pas être arrivé sans que le sort le plus fatal ne s’en soit mêlé, ou que la plus grande malice humaine n’ait exercé tout son artifice pour ce sujet.

Messieurs de la Justice s’occupèrent toute la nuit à faire transporter les corps morts sur le rempart, au bastion le plus prochain de la porte mais ils furent bien surpris de voir que ces personnes mortes étaient presque toutes nues. Le nombre de ceux qui furent portés dans cet endroit, est de deux cent dix-neuf, tant hommes que garçons, femmes, filles, enfants, grands et petits ; et on fit ouvrir deux femmes enceintes, dont leurs enfants donnant signe de vie furent ondoyés et après posés sur le corps de leur mère. On fit mettre le sceau à chacun des corps, comme c’est la coutume, et le lendemain matin, chacun vint reconnaître ceux qui leur appartenaient ; mais ce ne fut pas sans une grande désolation, car les cris et les pleurs de ceux qui y reconnaissent leurs parents faisaient trembler et émouvaient un chacun à la pitié. Toute cette journée se passa dans une grande tristesse, laquelle dure encore, et durera bien longtemps.

On promit à ceux qui le souhaitaient d’emporter ou faire emporter ceux qui leur appartenaient, et les autres furent enterrés dans la paroisse d’Ainay qui, ce jour-là, eut une terrible occupation.

On n’a pas pu savoir le nombre de ceux qui furent jetés dans la rivière dans le fort du désordre qui dura six heures, par les mains de certains mal intentionnés et sans crainte de Dieu, cependant on nous assure qu’on en a déjà trouvé plusieurs au lieu de Pierre Bénite, à environ une lieue de cette ville, et qui étaient dépouillés de tous leurs habits.

On entend tous les jours faire des plaintes et des gémissements, quand on pense à ce malheur, et les personnes les mieux sensées ne peuvent point comprendre comment cela peut être arrivé, et qu’il y ait eu tant de personnes mortes ou blessées dans un si petit espace de terrain, qui ne peut être que de cent pas tout au plus de longueur, et environ sept à huit de largeur. Ils conviennent tous que c’est une action préméditée et complotée entre plusieurs méchants dont on n’est point informé du nom ; mais qui pourront bien être découverts dans la suite par la permission divine, qui ne laissera pas un semblable crime impuni, et par les soins que prennent continuellement les juges équitables qui composent la Cour Souveraine des Monnaies, et la sénéchaussée, et le Siège Présidial de cette ville, aidés des magistrats, de la noblesse et de toute la bourgeoisie qui demande tous les jours à Dieu vengeance d’une action si énorme et dont le souvenir fait horreur.

On compte des blessés ou des morts le nombre de mille à douze cents personnes, et encore ne le peut-on pas savoir au juste, d’autant que la ville est grande et qu’il y en a de tous les quartiers.

Quelques précautions qu’eussent pris les auteurs de cette fatale catastrophe pour cacher aux yeux des hommes leur scélératisme, ils ne le purent cacher aux yeux de Dieu ; ce juge suprême inspira aux célèbres magistrats de la cour des Monnaies de découvrir ces malheureux. Monsieur Cholier, président et assesseur criminel, dont l’intégrité et la vigilance dans les affaires est égale, fit des informations. Le nommé Belair, sergent de la porte du Rhône fut arrêté et mis aux prisons de Roanne ; ce sage magistrat reçut les dépositions des plaignants, les recollements et confrontations, et par sentence, le dit Belair fut condamné à être rompu vif et amendé au Roi de la somme de 500 l et de 200 l pour faire prier Dieu pour le repos des âmes de ceux qui sont morts. Ce malheureux fut exécuté le mercredi 21 octobre. Il mourut avec une résignation fort  grande aux ordres de Dieu, après avoir déclaré ses complices, que la justice divine ne laissera pas sans punition. Son corps a été porté aux Platières de la Guillotière pour servir d’exemple aux méchants.

A Lyon, proche la Boucherie de l’Hôpital, du côté du Rhône, à l’enseigne de la Sêpe

 

Pour voir une reconstitution de Lyon en 1700 :

http://lyon-en-1700.blogspot.fr/

Pour voir des plans de Lyon au 17ème siècle et vers 1700 :

http://www.archives-lyon.fr/static/archives/contenu/old/fonds/plan-g/41.htm

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Assassinats

Les routes étaient peu sûres. Le sont-elles aujourd’hui ?

 

AD38  vue 125  BMS  1698-1756   Roche

 

Ce seizième octobre 1715 a été enterré dans le cimetière de Roche un messager appelé Baugelois qui a été assassiné sur le grand chemin de Lyon à Grenoble le cinquième du même mois. La justice de Roche ayant fait son rapport comme aussi Mr Durand lieutenant du … prévôté en présence de Alexandre Birrochon et Joseph Joly.

 

AD38  St Jean de Bournay  BMS 1725-1736   vue 113

 

Le 2 juin 1730, j’ai enterré au cimetière Claude Gueth ayant été assassiné le 30 mai sur les huit heures du soir en se retirant chez lui, le jour du marché dernière fête de Pentecôte et n’ayant pu recevoir autre sacrement que l’extrême onction, ayant perdu par les coups qu’il avait reçus la parole et la connaissance. Le malheur lui arriva près la grande fontaine de Mons. Agé d’environ trente sept ans. En présence de …..

 

AD38  St Jean de Bournay  BMS 1725-1736   vue 176

 

Le 22 novembre 1732, j’ai enterré dans le cimetière un  homme inconnu âgé d’environ quarante ans qu’on avait assassiné dans la combe Lombard le mercredi matin 19 du présent mois. Cet infortuné fut tué à grands coups de bâton sur la tête. Il fut dépouillé. On ne lui laissa que sa chemise et ses bas qui étaient canelle. Sa perruque traînait avec un ruban et un mauvais chapeau que les meurtriers lui laissèrent en place du sien. Il fut exposé pendant vingt quatre heures sous la halle pour le faire reconnaître. Et n’ayant trouvé aucun qui l’ait reconnu, on le fit enterrer à la croix de la Million le 20 du présent mois. Ensuite, ayant fait les procédures et sur le rapport de certaines personnes qui croyaient l’avoir vu ici acheter des cochons et qu’il était lyonnais, à la réquisition du 1er gardelle, lieutenant de juge de St Jean, je lui ai donné la sépulture des fidèles le jour de la première date ci-dessus.

En foi de quoi ….

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Mort accidentelle

AD38  Eclose   BMS 1654-1746  vue 139

 

Le 22 octobre 1694, j’ai enterré Denis Letrat âgé de environ vingt un ans lequel n’a reçu ses sacrements attendu qu’il s’est tué dans la forêt de Madame de Saint Chamont étant tombé par malheur  de dessus un arbre où c’est qu’il s’est resté pendu ; en foi de quoi j’ai signé.

C. Baret  curé

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Dévorées

Il était dangereux de s’aventurer dans les bois. Les enfants en garde des troupeaux ou à la recherche de bois mort étaient souvent la proie des loups.

 

AD38  vue 10  BMS 1670-1692   Ste Anne d’Estrablin

 

Le onzième jour du mois de juillet 1670, Antoinette Pellet, fille de François Pellet Borin et de Joanne ……  ……. dit Pellet étant au champ …. du bétail avec des autres enfants grands et petits proche du bois appelé La ……….. elle fut prise et dévorée par un loup garou ou carnassier et les enfants épouvantés sont retournés au lieu sans chercher les restes du corps de la dite Antoinette Pellet. Le lendemain matin, le dit François Pellet, son père, avait mené avec lui neuf hommes pour faire prendre du reste du corps et ne put trouver que les entrailles et boyaux et quelques côtes et la main droite qui avait été coupée ou séparée du bras au-dessus des ………du bras ; lesquelles parties du corps restantes du corps de la dite Antoinette j’ai ensépulturé solennellement dans le cimetière de l’église du dit Estrablin en présence de Jean Jocteur et de François Pellet ……

 

AD38   Meyssiez   BMS CC 1727-1760   vue 73

 

Le 26 juin 1748, j’ai enterré dans le cimetière des petits enfants la tête et une jambe avec des entrailles d’une petite fille de Jacques Buly et de Magdeleine Bertier mariés, dévorée par le loup, âgée d’environ 2 ans en présence du dit Jacques son père et de …

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Déclaration de grossesse

Un édit de 1556 fait obligation aux femmes seules de déclarer leur grossesse auprès du curé ou d’un juge, ceci afin d’éviter avortements et infanticides et de faire reconnaître le père qui devra assumer sa paternité. Cet édit est régulièrement rappelé au fil du temps et lu à l’église.

AD38  Beauvoir de Marc   vue 83  BMS cc  1737-1791

Par devant nous, Antoine Bouthier, prêtre et curé de Beauvoir, a comparu Marie Revelin, fille naturelle et légitime de feu Benoît Revelin et de Marguerite Saunier. Et la dite Marie Revelin nous a déclaré qu’elle est devenue enceinte et qu’elle a été engrossée du fait de Nicolas Ginet, son maître et qu’elle était enceinte d’environ cinq à six mois.

La présente déclaration nous a été faite en présence de Jean Lafont, maréchal, de Jean Maret, aussi maréchal, et de Michel Mondon, charpentier, tous habitants de notre paroisse de Beauvoir qui ont signé, non la dite Marie Revelin, déclarante, ni le dit Mondon pour ne savoir.

De ce enquis et requis ; fait à Beauvoir le vingt-sixième octobre mil sept cent cinquante.

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