Les bois de la région, vastes et touffus, étaient la propriété des seigneurs des environs. Ils étaient infestés de loups et d’autres animaux dangereux. Les habitants étaient tellement terrorisés par les enlèvements de bergers, de femmes et d’enfants qu’ils n’osaient plus aller dans les bois pour faire paître leurs troupeaux.
Au 18ème siècle, de grandes battues furent ordonnées.
Entre Diémoz et Comberousse, la vallée des étangs se nomme la Combe du Loup. Les loups furent présents dans la région jusque vers 1850 et firent de très nombreuses victimes.
Au moment de la Révolution, l’étang des Grenouilles (actuellement sur Charantonnay) et les terrains alentour appartenaient au Comte de la Blache, Sire de Comberousse. La Blache était une grande forêt (lieu-dit la Forêt en limite de St Georges d’Espéranche) et abritait de nombreux loups.
Aux limites de Charantonnay, St Georges et Roche, près de la Tiercerie, existe encore une croix appelée « Croix Benedict ». Elle fut offerte par le Dauphin en mémoire d’une battue où périrent cent trente loups. Un écriteau à côté de la croix nous dit :
Sur la route des invasions Cularo-Lugdunum, rappelle qu’en 1576, Henri III a donné 100 journaux au Capitaine Benedict Boucaud de Quintils.
L’assimilation des loups à des créatures du diable et aux loups-garous s’est faite petit à petit dans la croyance populaire, intensifiée par les dirigeants de l’époque qui maintiennent ainsi le peuple dans la crainte et dans l’obéissance.
Pour en savoir plus, consultez : http://genealogie-simard-boudarel.over-blog.com/article-5163386.html
Histoire et patrimoine (Charantonnay)


