Dé-mariage

 

 

AD38  Montagnieu   BMS 1728-1754   vue 47

 

En présence de moi prêtre et curé de Montagnieu, Sieur Joseph Picot Ferrand général du Chatelard, Pierre Perrin et François Annequin m’ont affirmé de leur propre bouche que le premier contrat de mariage reçu par Me Veyret en sa date d’entre Thomas Brochier tisserand fils de feu Pierre et de Louise Couilloud d’une part et d’entre Isabeau Perrin fille de François Perrin et d’Antoinette Veyret d’autre part avait été cassé tant d’un commun et mutuel consentement des deux parties que de celui de leurs proches parents et amis pour des raisons à eux connues et annulé par un départ… réciproque volontaire écrit pour un bien de paix, fait en leur présence sur papier simple lequel depart… les dits témoins ci-dessus m’ont dit avoir signé non les dites parties illettrées ainsi pour faciliter le présent mariage du dit Thomas Brochier mon paroissien avec Anne Guillaud fille de Philippe et de Marguerite Chambaz de la paroisse de Torchefelon ; le contrat reçu par le même Me Veyret notaire en la date, j’ai demandé aux dits témoins et requis leurs serments pour savoir la vérité au sujet du dit depart.. volontaire et ils m’ont certifié, attesté et signé ; en présence des témoins ci-après nommés que le dit Thomas Brochier procédant de l’autorité de sa dite mère parents d’une part et Isabeau Perrin d’autre aussi procédant de sa dite mère parents et de son beau-père Pierre Perrin qui a signé le dit depart… ainsi que la présente attestation se sont bien voulu départir de leur bon gré et pleine et entière volonté de leur premier contrat le regardant comme non avenu et sans effet, se donnant pouvoir l’un l’autre de se marier à qui bon leur semblerait.

Ayant été faites et publiées ci-devant, les proclamations du premier contrat de mariage, savoir deux fois à Montagnieu, lieu de paroisse de la dite Isabeau et trois fois dans la paroisse de la Chapelle où habite la dite Isabeau ainsi inséré dans mes registres pour valoir en cas de besoin et signé par les dits témoins affirmant ce qu’en dessus comme véritable fait et passé dans ma maison curiale en présence …………… et s’étant trouvé des appositions de part et d’autre, elles ont été annulées par le dit depart… après lequel ayant fait les trois proclamations aux formes et lieux ordinaires, je n’ai découvert aucun empêchement canonique ni civil au dit présent mariage.

Le 26 septembre 1736

 

Curé Parra

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