L’impartial dauphinois : faits divers

Faits divers relevés dans :

 

 

L’IMPARTIAL DAUPHINOIS  du 12 décembre 1862

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On nous écrit de Saint-Georges d’Espéranche : « Le sieur Antoine Richard, boulanger à Charantonnay, étant parti  samedi soir, vers 10 heures, de Saint-Jean de Bournay pour regagner son domicile, rencontra sur son chemin, |au lieu dit Charbonnière, un individu de haute taille portant un chapeau blanc .sans apprêt et une blouse bleue ; Richard lui adressa la parole, mais sans obtenir de réponse: 400 mètres plus loin, il rencontra un autre individu, également inconnu, vêtu d’une casquette et d’un paletot: rendu défiant par l’argent qu’il portait, Richard jugea prudent de glisser son porte-monnaie dans ses bottes et n’eut qu’à s’applaudir de cette précaution, car peu d’instants après, à la sortie du bois de Molèze, il fut assailli par les deux individus : le plus grand le saisit par le cou et le renversa la face contre terre, tandis que l’autre le fouillait, mais sans rien trouver. Déçus dans leur attente, les deux malfaiteurs s’enfuirent dans les bois sans avoir fait d’autre mal à Richard qui en est quitte pour avoir eu le cou un peu serré. »

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Le sieur Labe, domestique de M. Ollier, fermier à Septême, s’étant aperçu le 1er décembre qu’on venait de lui voler une montre en argent qui était suspendue à la tête de son lit et une somme de 5 fr. environ qui appartenait à un de ses camarades, soupçonna de ce méfait un jeune homme de 17 ans, natif de Valencin, qu’il avait vu mendier le matin à la ferme et se mit aussitôt à sa poursuite. Le lendemain, en effet, le nommé B. était atteint à Saint-Symphorien d’Ozon et on retrouvait sur lui la montre et une partie de l’argent volé.

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Dans la nuit du 3 au 4 décembre, il a été commis un vol avec effraction au préjudice de la nommée Angélique Barbier, épicière à Saint-Romans. Les malfaiteurs ont forcé les volets, puis, à l’aide d’un diamant, enlevé un carreau de vitre de la devanture ; ils n’ont point cependant pénétré dans l’intérieur du magasin et se sont bornés à enlever quelques marchandises qui se trouvaient en montre et consistant en: deux sacs de plomb de chasse, pesant ensemble I5 kilos, 5 kilos de clous, une paire de mitaines et six paires de chaussettes.

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Le sieur Rousseau , aubergiste et débitant de tabac à Veurey, s’aperçut, le mardi 2 décembre au matin, qu’on lui avait, pendant la nuit, volé une somme de 15 francs renfermée dans son tiroir. Le malfaiteur avait escaladé une fenêtre située à quatre mètres environ du sol et seulement bouchée avec de la paille.

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Nous croyons devoir rappeler que par arrêté préfectoral en date du 31 octobre 1802, art. C, le colportage et la mise en vente des mésanges sont interdits dans le département de l’Isère. C’est pour avoir oublié cette disposition que les époux K., marchands coquetiers à Grenoble, rue des Alpes, se sont vu saisir vingt-six de ces oiseaux qui ont été remis au bureau de bienfaisance, en même temps que procès-verbal était dressé de cette contravention.

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Le sieur André Durand, menuisier au Passage, travaillait samedi dernier, avec trois de ses ouvriers à scier les branches d’un gros noyer qu’ils venaient d’abattre, lorsque, au moment où l’une des grosses branches fut détachée du tronc, l’arbre roula tout à coup sur lui-même et atteignit le sieur Durand et l’un de ses ouvriers, le sieur Guillaud, âgé de 19 ans, natif de Doissin, qui fut écrasé et dont la mort a été instantanée. Quant au sieur Durand, il fut pris par les mains, et, quoique promptement dégagé, a eu la tête et les reins fortement contusionnés : néanmoins on espère le sauver.

 

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