Les Ligonnet
Vers 1680, Annet Lygonet et Benoîte Roussillon vivaient à Roche, un petit village du Nord-Isère. Ils eurent plusieurs enfants dont Jacques qui devint cordonnier. C’était un métier itinérant. Au cours de ses déplacements, il rencontra Marie Roy – à laquelle il confectionna peut-être une belle paire de chaussures – qu’il épousa en 1710.
De nombreux enfants naquirent de cette union (dix, peut-être davantage ?). Les aînés virent le jour à Roche ou à St Jean de Bournay, les derniers à St Agnin sur Bion où Jacques et Marie semblent s’être installés.
Parmi tous ces enfants, Claude épousa Jeanne Lambert de St Agnin et ils se fixèrent à Meyrieu. Cinq enfants naquirent (peut-être plus ?). Claude était journalier et louait ses bras aux alentours. C’est ainsi qu’il décéda à Four à l’âge de 55 ans.
Leurs enfants (des filles pour la plupart) se marièrent à Meyrieu. Un fils, Guillaume, né en 1758, épousa en 1782 Elisabeth Eymard, fille de Jean-Baptiste, marchand de Meyrieu. De nombreux enfants (au moins neuf) naquirent de cette union. Guillaume mourut en 1824, cultivateur devenu propriétaire.
Antoine, né en 1787, resta à Meyrieu ainsi que la plupart des enfants. En 1819, il épousa Jeanne Nugue, dont le grand-père, marchand et natif de St Genis Laval, s’était marié à Ste Anne sur Gervonde et installé à Meyrieu. Antoine et Jeanne eurent une fille, Jeanne Marie, en 1820. Antoine décéda en 1867.
Son frère Pierre, né en 1799, épousa Françoise Faure en 1831. On leur connaît sept enfants. Pierre, cultivateur, mourut en 1841. Un fils, Jean-François, naquit en 1837.
C’est là que se croisent les lignées paternelle et maternelle.
Jeanne Marie épousa Etienne Terry, de Ste Anne, en 1841. Ils eurent huit enfants, dont Jean Louis Antoine, en 1843. Jeanne Marie décéda en 1887.
Jean Louis Terry partit à Lyon où il fut boulanger. Il épousa Marguerite Rivière en 1871 et ils eurent trois filles dont ma grand-mère maternelle, Jeanne Terry.
Jeanne, née en 1880, épousa Jean Brunet en 1908. Trois enfants vinrent au monde. La plus jeune, Geneviève, née en 1924 était ma mère.
Jean François Ligonnet, cultivateur à Meyrieu, épousa Alexandrine Victoire Gallifet en 1862. Ils eurent six enfants. Auguste Laurent Antoine naquit en 1863. Jean François mourut en 1924.
Auguste Laurent, charron de son état, épousa en 1893 Roseline Zélie Lardière née elle aussi à Meyrieu.
Trois enfants furent mis au monde, parmi lesquels mon grand-père, Jean Marius en 1894. Auguste Laurent décéda en 1937.
Jean Marius épousa Marie Suzanne Abel en 1923. Il fut gareur à l’usine de tissage de Meyrieu puis cultivateur quand il n’y eut plus assez de travail pour tous. Deux garçons naquirent : Henri, mon père, en 1924 et Roger en 1931.
un rameau pour se repérer :

Les Brunet
Les Brunet
Vers 1680, Louis Brunet et Louise Cognie étaient laboureurs à St Julien en Vercors (Drôme). Cinq enfants (au moins) ont vu le jour dans ce petit village montagnard. André fut l’un d’eux.
Né en 1692, il épousa Gabrielle Gonne en 1721 et ils vécurent à St Julien en Vercors, cultivateurs eux aussi. Claude vit le jour en 1721, Marie vers 1724. Gabrielle décéda en 1728 et André épousa Françoise Marcou en secondes noces. Ils eurent trois enfants.
Claude, laboureur lui aussi, épousa en 1743 Suzanne Marcou, sœur cadette de sa belle-mère Françoise. Parmi leurs huit enfants, Jean naquit en 1753. Il se maria en 1780 avec Rose Lattard, elle aussi de St Julien. Sept enfants vinrent au monde.
Au moins quatre d’entre eux partirent à Lyon. Dans une région où le climat est rude, il était difficile pour chacun de se faire une place. A cette époque, la grande ville exerçait une puissante attraction dans toute la région et on partait, sûrs de trouver du travail, notamment dans l’industrie textile en plein essor.
Joseph, né en 1801 à St Julien, s’unit en 1822 à Jeanne Payet, ouvrière en soie native de Villeurbanne où ses parents étaient cultivateurs. Joseph était fabricant de soierie. Ils vécurent à la Croix Rousse, rue des Gloriettes. Rose, la mère de Joseph, veuve, décéda en 1842 à la Croix Rousse où elle résidait chez son gendre.
Joseph et Jeanne eurent quatre enfants. A partir de ce moment, la famille Brunet vécut à Lyon et plusieurs d’entre eux travaillèrent dans la soierie.
Joseph (les prénoms ne changeaient guère), né en 1824, fabricant de soierie résidant à la Croix Rousse, épousa Marie Louise Krause, ouvrière en soierie, en 1846. Elle avait quinze ans. Ils eurent quatre enfants. Joseph mourut jeune en 1863.
Joseph (le troisième), naquit en 1848. En 1877, il épousa Marie Adèle Durand, veuve Bouzon, tisseuse. Trois enfants virent le jour, dont Jean, mon grand-père maternel.
Mais d’où venait Marie Louise Krause ?
Jean Nicolas Krause (ou Kraus, ou Krauss …) est né en 1777 à Konradsreuth en Bavière de Johann Gottfried, compagnon maçon qui se déplaçait beaucoup et de Elisabetha . Il épousa Christina Dorothea Rosina Fritzsch née en 1773 à Oelsnitz en Saxe de Heinrich Gottlob, tisserand et Anna Margaretha. Ils eurent au moins deux enfants : Frédéric Auguste né en 1802 à Oelsnitz (Saxe) et Anne Marguerite née en 1807 à Sparneck (Bavière).
Ils arrivèrent en France avant 1828 et s’installèrent à Lyon où ils exercèrent la profession de fabricants d’étoffes à la Croix Rousse. (Je ne possède pour l’instant pas d’autre information. Je ne désespère pas d’en obtenir …)
Frédéric Auguste épousa Marie Chatelain en 1828 puis Marie Bruel en 1830. De cette union naquit Marie Louise en 1831.
La famille Bruel était implantée à Anjou (Isère) et cultivait la terre. Marie vint travailler à Lyon ainsi que Jean Baptiste et Françoise, son frère et sa soeur.
pour se repérer, une branche de l’arbre :