AD38  Chélieu  BMS 1672-1691  vue 143
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Lettre rédigée en 1689 par le curé Perroche. Etait-ce pour son propre compte ?
Une page du registre est endommagée, aussi manque-t-il quelques passages.
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Je jure que depuis l’heure et le moment que j’ai goûté votre agréable conversation, je n’ai eu d’amour ni de cœur que pour vous, aimez donc je vous supplie celui qui vous aime autant que lui-même et qui ne peut vivre sans vous. Vous verrez même par les suites que je n’aime que mon aimable Nanon qui m’est plus chère que mes yeux et ma propre vie.
… ma chère que je vous aime si …. et si tendrement que je ne ….. plus à moi. Je ne conserve ma (vie ?) que pour la sacrifier pour vous et pour votre service. Si vous pouviez pénétrer dans les secrets …… de mon âme et considérer les tourments qui déchirent mon cœur, peut-être …… pitié et compassion ……  cependant ma chère demoiselle, je …… de n’oublier pas celui qui … gloire de vous être ……….
Mon aimable et chère demoiselle, j’espère que l’expérience vous persuade plus fortement l’amour que j’ai pour vous que mes paroles que j’ai toujours cru être trop faibles pour un semblable sujet ; je souhaite que le ciel fasse naître une occasion pour vous assurer de mes obéissances et de la continuation de mon amitié qui est toute à vous sans aucune retenue vous n’en devez jamais douter quoi qu’il arrive. Je me soumettrai toujours à vos lois et suivrai vos ordres très fidèlement comme de celle que j’aime le plus au monde ; cependant ma chère, je vous conjure de tout mon cœur de me continuer la même grâce et d’être entièrement persuadée que je ne serai jamais qu’à vous.
Je rechercherai sans fin à vous donner des preuves de mon amour et de ma ……