Les dîmes et les dépenses de l’église

AD38   Artas  BMS 1696-1737   vues 299 et suivantes

 

Une longue liste de personnes devant acquitter la dîme novale a été établie par le curé. Chaque nom est précédé du terme « tenet » qui signifie en latin « détient ». Un extrait de cette liste suit.

Il semble que les termes matin, soir, midi et bise définissent l’orientation des terres comme est, ouest, sud et nord.

Mesures agraires répandues dans le Dauphiné, la bicherée vaut de 15 à 18 ares et la couperée 4,4 ares  (variable d’une paroisse à l’autre), l’are valant comme chacun sait 100m2.

Pour plus de détails sur les dîmes voir l’article correspondant.

 

Novales

 

Tenet François Simondan une pièce de terre de la contenance de 14 bicherées défrichée en 1732 et 1733 qui était en broussailles au mas du bois coupé que jouxte le chemin de Royas de Bise, bois de Mr le prieur du soir et Duranton du midi.

 

Tenet François Petit dit Guiamier dit Galon une pièce de terre au mas de la ressolisse de la contenance de six couperées défrichée en 1737 que jouxte Claude Saunier du vent, André Bossy du soir, Mr Pelisson de Bise.

 

Tenet le rentier de la grange de Mr de Vaux une terre ci-devant verger que jouxte le grand chemin de Lyon du matin, le chemin qui va au Revollet du midi, la dite grange de bise.

 

Tenet Jean Maret du Revollet au mas des Raffinières une pièce de terre dans laquelle il y a environ dix couperées qui ont été défrichées en 1736.

 

On trouve aussi une répartition des novales entre les curés d’Artas et de Four et des quittances concernant les achats réalisés pour l’église et la cure dont voici quelques exemples :

 

Le 17 mai 1724, j’ai acheté à Lyon six chandeliers, une grande croix, une lampe, le tout d’alchimie pour le prix de cent trente six livres et c’est en partie de mon argent et de celui de l’église.

 

Du 20 mai 1743, j’ai fait refaire par un peintre de Paris nommé Logeard le tableau du côté de St Etienne qui n’était fait qu’en détrempe et fort laid. Il a été onze jours à le refaire qui, à vingt sols par jour monte onze livres : quatre livres pour les couleurs, dix francs pour vingt jours que je l’ai nourri et vingt-six sols pour son lit montent en tout vingt-six livres que j’ai données de mon argent. Sur quoi, il a repassé le tableau du Christ et des deux anges.

 

Le 28 décembre 1751, j’ai fait faire une chape d’un satin cramoisi à fleurs d’argent fourni par Madame de Tarnézieu et dont les franges et le galon d’argent fin que j’ai fourni de mon argent ont coûté nonante cinq livres.

 

Les fondations : des messes payées à l’avance. En voici un exemple :

 

J’ai une fondation faite par Dame Pernette Vignon de dix-huit messes de mort qui seront célébrées annuellement à l’autel de St Denis, à commencer le 16 août jour de son décès 1677 pour le paiement desquelles y compris les deux messes fondées par feu Messire Zacharie Bellet, son fils, curé d’Artas, elle a donné un pré situé à St Agnin qui est actuellement loué quatorze livres.

L’acte de la fondation est dans les papiers de la cure.

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